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Julie de Lespinasse: Mourir d'amour

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Enfant illégitime, sans beauté et sans fortune, domestique à seize ans des enfants de son père, puis obscure dame de compagnie à vingt ans de Madame du Deffand, la femme la plus illustre de Paris, Julie de Lespinasse semblait promise à un bien triste avenir. Mais elle était le charme même. Elle ouvre un salon, et c'est le succès : d'Alembert, Condorcet, Marmontel, La Rochefoucauld, Turgot, La Harpe, Grimm, le Tout Paris des lettres et des arts vient y refaire le monde. Elle est la muse de l'Encyclopédie ; celle qu'il faut séduire pour entrer à l'Académie française ; elle a la gloire, le pouvoir. Mais seule la passion amoureuse l'anime. D'Alembert est à ses pieds, mais elle aime le marquis de Mora trop beau, trop jeune, trop parfait. Elle le trahit pour le comte de Guibert, trop volage, trop séduisant, qui en aime une autre et en épouse une troisième... Elle entretiendra avec lui une correspondance amoureuse plus brûlante que les Lettres de la Religieuse portugaise. Cette biographie est suivie d'un choix des plus belles lettres de Julie de Lespinasse.ExtraitSous les auspices de l'amour et du malheur - Une illustre famille de Lyonnais - Un château croulant dur les bords de la Turdine - Déçue par la vie - Madame a un amant ? Quel est-il ? - «Je suis fille de M. le Comte de V...» -Il épouse la fille de sa maîtresse - Le dernier soupir de la mère - Monsieur le Comte est un gaillard - Je mangeai comme un ogre - Terrible révélation - Les barbares persécuteurs - Se jeter dans un cloître... Ambroise Basiliac - le joli nom, à l'odeur de cuisine méridionale ! - était vicaire de la paroisse Saint-Paul de Lyon. Ce soir-là, il se hâta d'expédier la cérémonie du baptême : une entant adultérine, murmurait-on... Puis, tous feux éteints, il écrivit sur le registre paroissial, d'une écriture à vrai dire assez claire : «Le dix novembre 1732 a été baptisée Julie Jeanne Eléonore de Lespinasse, née hier, fille légitime de Claude Lespinasse, bourgeons s de Lion, et de dame Julie Navarre, son épouse. Le parrain, sieur Louis Basiliac, chirurgien juré de Lion, la marraine, dame Julie Lechot, représentée par dame Madeleine Ganivet, épouse dudit sieur Basiliac, et ledit enfant est né chez le sieur Basiliac. Le père n'a signé pour être absent, et deux témoins ont suppléé, avec le parrain et la marraine. En foi de ce : Basiliac-Ambroise, vicaire.» Des années plus tard, une main inconnue ajoutait «il» devant légitime, biffait les mots «son épouse», et traçait dans la marge une croix qui était le signe des naissances irrégulières. Le sieur Lespinasse n'existait pas plus que la dame Navarre. Mais les prénoms de Julie et Claude étaient ceux d'une dame de haute naissance à qui la chronique du Forez prêtait une vie scandaleuse : Julie-Claude d'Albon, princesse d'Yvetot, marquise de Saint-Forgeux. Quant au nom «Lespinasse», c'était celui d'une terre qu'Alix de Lespinasse, fille du seigneur de Saint-André, avait apportée en dot au XVe siècle à Guillaume d'Albon. Cet acte de baptême désignait de la façon la plus évidente la mère de cette enfant clandestine. Afficher moinsAfficher plus

Julie de Lespinasse: Mourir d'amour

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Enfant illégitime, sans beauté et sans fortune, domestique à seize ans des enfants de son père, puis obscure dame de compagnie à vingt ans de Madame du Deffand, la femme la plus illustre de Paris, Julie de Lespinasse semblait promise à un bien triste avenir. Mais elle était le charme même. Elle ouvre un salon, et c'est le succès : d'Alembert, Condorcet, Marmontel, La Rochefoucauld, Turgot, La Harpe, Grimm, le Tout Paris des lettres et des arts vient y refaire le monde. Elle est la muse de l'Encyclopédie ; celle qu'il faut séduire pour entrer à l'Académie française ; elle a la gloire, le pouvoir. Mais seule la passion amoureuse l'anime. D'Alembert est à ses pieds, mais elle aime le marquis de Mora trop beau, trop jeune, trop parfait. Elle le trahit pour le comte de Guibert, trop volage, trop séduisant, qui en aime une autre et en épouse une troisième... Elle entretiendra avec lui une correspondance amoureuse plus brûlante que les Lettres de la Religieuse portugaise. Cette biographie est suivie d'un choix des plus belles lettres de Julie de Lespinasse.ExtraitSous les auspices de l'amour et du malheur - Une illustre famille de Lyonnais - Un château croulant dur les bords de la Turdine - Déçue par la vie - Madame a un amant ? Quel est-il ? - «Je suis fille de M. le Comte de V...» -Il épouse la fille de sa maîtresse - Le dernier soupir de la mère - Monsieur le Comte est un gaillard - Je mangeai comme un ogre - Terrible révélation - Les barbares persécuteurs - Se jeter dans un cloître... Ambroise Basiliac - le joli nom, à l'odeur de cuisine méridionale ! - était vicaire de la paroisse Saint-Paul de Lyon. Ce soir-là, il se hâta d'expédier la cérémonie du baptême : une entant adultérine, murmurait-on... Puis, tous feux éteints, il écrivit sur le registre paroissial, d'une écriture à vrai dire assez claire : «Le dix novembre 1732 a été baptisée Julie Jeanne Eléonore de Lespinasse, née hier, fille légitime de Claude Lespinasse, bourgeons s de Lion, et de dame Julie Navarre, son épouse. Le parrain, sieur Louis Basiliac, chirurgien juré de Lion, la marraine, dame Julie Lechot, représentée par dame Madeleine Ganivet, épouse dudit sieur Basiliac, et ledit enfant est né chez le sieur Basiliac. Le père n'a signé pour être absent, et deux témoins ont suppléé, avec le parrain et la marraine. En foi de ce : Basiliac-Ambroise, vicaire.» Des années plus tard, une main inconnue ajoutait «il» devant légitime, biffait les mots «son épouse», et traçait dans la marge une croix qui était le signe des naissances irrégulières. Le sieur Lespinasse n'existait pas plus que la dame Navarre. Mais les prénoms de Julie et Claude étaient ceux d'une dame de haute naissance à qui la chronique du Forez prêtait une vie scandaleuse : Julie-Claude d'Albon, princesse d'Yvetot, marquise de Saint-Forgeux. Quant au nom «Lespinasse», c'était celui d'une terre qu'Alix de Lespinasse, fille du seigneur de Saint-André, avait apportée en dot au XVe siècle à Guillaume d'Albon. Cet acte de baptême désignait de la façon la plus évidente la mère de cette enfant clandestine. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Julie de Lespinasse: Mourir d'amour
Format
Broché
Publication
06 novembre 2006
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
332
Taille
24 x 16 x 2.5 cm
Poids
565
ISBN-13
9782804801199
Livré entre : 9 juin - 12 juin
Disponible chez le fournisseur
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