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1956, Budapest, l'insurrection: La première révolution anti-totalitaire

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
François Fejtö, auquel Sartre a rendu hommage pour son «souci constant de dire le vrai sans pathétique inutile», montre que l'insurrection hongroise n'a pas été un «accident de parcours», mais la première manifestation spectaculaire de rejet par les nations d'Europe centrale et orientale du système totalitaire que l'Union soviétique leur a imposé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage a été mis à jour à la lumière des événements qui ont marqué la fin de l'Empire soviétique. «Extrêmement émouvante et profonde, la présente synthèse constitue [...] le meilleur état de la question.» Lire «Excellent [...] permet, avec intelligence, de faire le point tant sur le déroulement historique que sur sa signification.» Pierre Daix. Le Quotidien de Paris «[...] avec la sobriété, la précision, la pertinence qui font de l'auteur, le spécialiste le plus internationalement connu et respecté de l'histoire des socialismes européens.» Kriegel, Le Figaro «Une excellente synthèse.» Stéphane Courtois, L'Express Journaliste et historien d'origine hongroise, François Fejtö est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes occidentaux de l'évolution du monde communiste. Ses ouvrages : Histoire des démocraties populaires (Seuil) et La Fin des démocraties populaires : les chemins du post-communisme (Seuil) font autorité.ExtraitExtrait de la préface à la nouvelle édition : En ma qualité de président de la Ligue hongroise des Droits de l'homme, le 16 juin 1958 j'ai inauguré, au cimetière du Père-Lachaise, une tombe symbolique - don de la mairie de Paris -, celle d'Imre Nagy et de ses compagnons exécutés le 16 juin 1956 à Budapest. A cette occasion, je dus bien sûr prononcer une allo­cution rendant hommage aux participants à la cérémonie mais aussi au supplice des martyrs de la révolution anti­totalitaire hongroise de 1956. Et à l'époque, je recourus à une image qui me semble particulièrement bien évoquer la situation hongroise d'alors et justifier l'érection de cette tombe symbolique en l'honneur et à la mémoire d'Imre Nagy, Pál Maléter, Gésa Losonczy, Miklos Gimes, Jozsef Szilégyi et de tous les martyrs du soulèvement hongrois. Celle de l'héroïne de la tragédie de Sophocle, Antigone qui, bravant l'interdiction toute temporelle du tyran Créon, s'apprête à donner les derniers honneurs à son frère assassiné, en vertu de «la loi immuable des dieux». Les Créons hongrois ont caché les dépouilles de leurs victimes devant nos Antigones nationales, mères, épouses et enfants des martyrs. Violant ainsi les lois non écrites des dieux, ils ont empêché les familles des victimes - dont certaines étaient présentes à la cérémonie - de remplir leurs devoirs suprêmes. Et cette tombe atteste de cette violation du droit sacré et rend enfin aux martyrs les derniers hommages auxquels ils avaient droit... Le même jour, le 16 juin 1988, des milliers de jeunes Hongrois manifestaient pacifiquement près de la Parcelle n° 301 du cimetière de Rákoskeresztur, banlieue de Budapest et lieu de sépulture supposé de l'ancien Premier ministre et de ses compagnons. La police les matraqua, et plusieurs furent arrêtés. Et un an plus tard, j'ai pu assister, place des Héros à Budapest, aux funérailles nationales grandioses d'Imre Nagy et de ses compagnons. Cette année-là, l'histoire a accéléré son cours. János Kádár n'était plus au pouvoir; le gouvernement et le Parti communiste faisaient leur mea culpa. L'insurrection de 1956 était «réhabilitée». Afficher moinsAfficher plus

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François Fejtö, auquel Sartre a rendu hommage pour son «souci constant de dire le vrai sans pathétique inutile», montre que l'insurrection hongroise n'a pas été un «accident de parcours», mais la première manifestation spectaculaire de rejet par les nations d'Europe centrale et orientale du système totalitaire que l'Union soviétique leur a imposé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage a été mis à jour à la lumière des événements qui ont marqué la fin de l'Empire soviétique. «Extrêmement émouvante et profonde, la présente synthèse constitue [...] le meilleur état de la question.» Lire «Excellent [...] permet, avec intelligence, de faire le point tant sur le déroulement historique que sur sa signification.» Pierre Daix. Le Quotidien de Paris «[...] avec la sobriété, la précision, la pertinence qui font de l'auteur, le spécialiste le plus internationalement connu et respecté de l'histoire des socialismes européens.» Kriegel, Le Figaro «Une excellente synthèse.» Stéphane Courtois, L'Express Journaliste et historien d'origine hongroise, François Fejtö est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes occidentaux de l'évolution du monde communiste. Ses ouvrages : Histoire des démocraties populaires (Seuil) et La Fin des démocraties populaires : les chemins du post-communisme (Seuil) font autorité.ExtraitExtrait de la préface à la nouvelle édition : En ma qualité de président de la Ligue hongroise des Droits de l'homme, le 16 juin 1958 j'ai inauguré, au cimetière du Père-Lachaise, une tombe symbolique - don de la mairie de Paris -, celle d'Imre Nagy et de ses compagnons exécutés le 16 juin 1956 à Budapest. A cette occasion, je dus bien sûr prononcer une allo­cution rendant hommage aux participants à la cérémonie mais aussi au supplice des martyrs de la révolution anti­totalitaire hongroise de 1956. Et à l'époque, je recourus à une image qui me semble particulièrement bien évoquer la situation hongroise d'alors et justifier l'érection de cette tombe symbolique en l'honneur et à la mémoire d'Imre Nagy, Pál Maléter, Gésa Losonczy, Miklos Gimes, Jozsef Szilégyi et de tous les martyrs du soulèvement hongrois. Celle de l'héroïne de la tragédie de Sophocle, Antigone qui, bravant l'interdiction toute temporelle du tyran Créon, s'apprête à donner les derniers honneurs à son frère assassiné, en vertu de «la loi immuable des dieux». Les Créons hongrois ont caché les dépouilles de leurs victimes devant nos Antigones nationales, mères, épouses et enfants des martyrs. Violant ainsi les lois non écrites des dieux, ils ont empêché les familles des victimes - dont certaines étaient présentes à la cérémonie - de remplir leurs devoirs suprêmes. Et cette tombe atteste de cette violation du droit sacré et rend enfin aux martyrs les derniers hommages auxquels ils avaient droit... Le même jour, le 16 juin 1988, des milliers de jeunes Hongrois manifestaient pacifiquement près de la Parcelle n° 301 du cimetière de Rákoskeresztur, banlieue de Budapest et lieu de sépulture supposé de l'ancien Premier ministre et de ses compagnons. La police les matraqua, et plusieurs furent arrêtés. Et un an plus tard, j'ai pu assister, place des Héros à Budapest, aux funérailles nationales grandioses d'Imre Nagy et de ses compagnons. Cette année-là, l'histoire a accéléré son cours. János Kádár n'était plus au pouvoir; le gouvernement et le Parti communiste faisaient leur mea culpa. L'insurrection de 1956 était «réhabilitée». Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
1956, Budapest, l'insurrection: La première révolution anti-totalitaire
Format
Broché
Publication
09 octobre 2006
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
218
Taille
18 x 11.5 x 1.5 cm
Poids
235
ISBN-13
9782804801045
Livré entre : 4 juillet - 7 juillet
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