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De la victoire au pouvoir

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation Le dernier siècle de la République romaine est une période cruciale de l’histoire occidentale. Des troubles et conflits intérieurs qui le scandent dramatiquement émerge un régime nouveau, le Principat, sous lequel le monde méditerranéen allait vivre pendant plusieurs centaines d’années. Habilement masqué derrière une « restauration » de la Res publica, le nouveau mode de fonctionnement des institutions sanctionnait en réalité la prééminence d’un individu, le Princeps. Le présent ouvrage entend éclairer la genèse du discours idéologique impérial à partir des stratégies de légitimation mises en œuvre par les deux premières figures qui plongèrent Rome dans la guerre civile : Marius et Sylla.Entre 107 et 82 av. J.-C., dans un climat idéologique et religieux singulier que cette étude contribue à mettre en lumière, ces deux principes de la scène politique durent convaincre les soldats et les citoyens de l’Vrbs, voire — pour Sylla — le monde grec, de leur excellence et de la faveur divine dont ils jouissaient. En pérennisant leur aura de chef de guerre providentiel, ils tentaient de transformer le prestige de la victoire en une position d’influence durable. La confrontation des données de la tradition littéraire et des types monétaires donne accès aux différents thèmes d’un discours élaboré par et pour des imperatores. Dès l’époque étudiée dans ce mémoire, cette idéologie « impératoriale » s’exprime sous des formes diverses : des groupes statuaires monumentaux aux modestes images véhiculées par les monnaies, les monumenta les plus variés exaltent la pietas, la uirtus et la felicitas des commandants, et commémorent les divinités qui leur ont octroyé le succès des armes et patronnent leurs entreprises. S’inspirant, à ses débuts, du précédent de Marius, Sylla parvint, mieux que personne avant lui, à se forger des principes de légitimité supérieurs aux institutions humaines. Si la dictature syllanienne restaura pour un temps la république sénatoriale traditionnelle, « l’autocratie » de l’imperator felix dans la guerre civile avait déjà irrémédiablement infléchi le cours de l’histoire. Philologue classique de formation et docteur en Langues et lettres (2010) de l’Université catholique de Louvain, où il a effectué ses mandats d’Aspirant et de Chargé de recherches du F.R.S.-FNRS, Pierre Assenmaker est actuellement Chargé d’enseignement visiteur à l’Université de Namur. Ses travaux en histoire romaine, fondés sur la mise en dialogue des sources littéraires, épigraphiques et numismatiques, portent principalement sur les aspects idéologiques et religieux de la métamorphose politique de Rome, entre République et Principat. occidentale. Des troubles et conflits intérieurs qui le scandent dramatiquement émerge un régime nouveau, le Principat, sous lequel le monde méditerranéen allait vivre pendant plusieurs centaines d’années. Habilement masqué derrière une « restauration » de la Res publica, le nouveau mode de fonctionnement des institutions sanctionnait en réalité la prééminence d’un individu, le Princeps. Le présent ouvrage entend éclairer la genèse du discours idéologique impérial à partir des stratégies de légitimation mises en œuvre par les deux premières figures qui plongèrent Rome dans la guerre civile : Marius et Sylla. Entre 107 et 82 av. J.-C., dans un climat idéologique et religieux singulier que cette étude contribue à mettre en lumière, ces deux principes de la scène politique durent convaincre les soldats et les citoyens de l’Vrbs, voire — pour Sylla — le monde grec, de leur excellence et de la faveur divine dont ils jouissaient. En pérennisant leur aura de chef de guerre providentiel, ils tentaient de transformer le prestige de la victoire en une position d’influence durable. La confrontation des données de la tradition littéraire et des types monétaires donne accès aux différents thèmes d’un discours élaboré par et pour des imperatores. Dès l’époque étudiée dans ce mémoire, cette idéologie « impératoriale » s’exprime sous des formes diverses : des groupes statuaires monumentaux aux modestes images véhiculées par les monnaies, les monumenta les plus variés exaltent la pietas, la uirtus et la felicitas des commandants, et commémorent les divinités qui leur ont octroyé le succès des armes et patronnent leurs entreprises. S’inspirant, à ses débuts, du précédent de Marius, Sylla parvint, mieux que personne avant lui, à se forger des principes de légitimité supérieurs aux institutions humaines. Si la dictature syllanienne restaura pour un temps la république sénatoriale traditionnelle, « l’autocratie » de l’imperator felix dans la guerre civile avait déjà irrémédiablement infléchi le cours de l’histoire. Philologue classique de formation et docteur en Langues et lettres (2010) de l’Université catholique de Louvain, où il a effectué ses mandats d’Aspirant et de Chargé de recherches du F.R.S.-FNRS, Pierre Assenmaker est actuellement Chargé d’enseignement visiteur à l’Université de Namur. Ses travaux en histoire romaine, fondés sur la mise en dialogue des sources littéraires, épigraphiques et numismatiques, portent principalement sur les aspects idéologiques et religieux de la métamorphose politique de Rome, entre République et Principat. Afficher moinsAfficher plus

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J.-C., dans un climat idéologique et religieux singulier que cette étude contribue à mettre en lumière, ces deux principes de la scène politique durent convaincre les soldats et les citoyens de l’Vrbs, voire — pour Sylla — le monde grec, de leur excellence et de la faveur divine dont ils jouissaient. En pérennisant leur aura de chef de guerre providentiel, ils tentaient de transformer le prestige de la victoire en une position d’influence durable. La confrontation des données de la tradition littéraire et des types monétaires donne accès aux différents thèmes d’un discours élaboré par et pour des imperatores. Dès l’époque étudiée dans ce mémoire, cette idéologie « impératoriale » s’exprime sous des formes diverses : des groupes statuaires monumentaux aux modestes images véhiculées par les monnaies, les monumenta les plus variés exaltent la pietas, la uirtus et la felicitas des commandants, et commémorent les divinités qui leur ont octroyé le succès des armes et patronnent leurs entreprises. S’inspirant, à ses débuts, du précédent de Marius, Sylla parvint, mieux que personne avant lui, à se forger des principes de légitimité supérieurs aux institutions humaines. Si la dictature syllanienne restaura pour un temps la république sénatoriale traditionnelle, « l’autocratie » de l’imperator felix dans la guerre civile avait déjà irrémédiablement infléchi le cours de l’histoire. Philologue classique de formation et docteur en Langues et lettres (2010) de l’Université catholique de Louvain, où il a effectué ses mandats d’Aspirant et de Chargé de recherches du F.R.S.-FNRS, Pierre Assenmaker est actuellement Chargé d’enseignement visiteur à l’Université de Namur. Ses travaux en histoire romaine, fondés sur la mise en dialogue des sources littéraires, épigraphiques et numismatiques, portent principalement sur les aspects idéologiques et religieux de la métamorphose politique de Rome, entre République et Principat. occidentale. Des troubles et conflits intérieurs qui le scandent dramatiquement émerge un régime nouveau, le Principat, sous lequel le monde méditerranéen allait vivre pendant plusieurs centaines d’années. Habilement masqué derrière une « restauration » de la Res publica, le nouveau mode de fonctionnement des institutions sanctionnait en réalité la prééminence d’un individu, le Princeps. Le présent ouvrage entend éclairer la genèse du discours idéologique impérial à partir des stratégies de légitimation mises en œuvre par les deux premières figures qui plongèrent Rome dans la guerre civile : Marius et Sylla. Entre 107 et 82 av. J.-C., dans un climat idéologique et religieux singulier que cette étude contribue à mettre en lumière, ces deux principes de la scène politique durent convaincre les soldats et les citoyens de l’Vrbs, voire — pour Sylla — le monde grec, de leur excellence et de la faveur divine dont ils jouissaient. En pérennisant leur aura de chef de guerre providentiel, ils tentaient de transformer le prestige de la victoire en une position d’influence durable. La confrontation des données de la tradition littéraire et des types monétaires donne accès aux différents thèmes d’un discours élaboré par et pour des imperatores. Dès l’époque étudiée dans ce mémoire, cette idéologie « impératoriale » s’exprime sous des formes diverses : des groupes statuaires monumentaux aux modestes images véhiculées par les monnaies, les monumenta les plus variés exaltent la pietas, la uirtus et la felicitas des commandants, et commémorent les divinités qui leur ont octroyé le succès des armes et patronnent leurs entreprises. S’inspirant, à ses débuts, du précédent de Marius, Sylla parvint, mieux que personne avant lui, à se forger des principes de légitimité supérieurs aux institutions humaines. Si la dictature syllanienne restaura pour un temps la république sénatoriale traditionnelle, « l’autocratie » de l’imperator felix dans la guerre civile avait déjà irrémédiablement infléchi le cours de l’histoire. Philologue classique de formation et docteur en Langues et lettres (2010) de l’Université catholique de Louvain, où il a effectué ses mandats d’Aspirant et de Chargé de recherches du F.R.S.-FNRS, Pierre Assenmaker est actuellement Chargé d’enseignement visiteur à l’Université de Namur. Ses travaux en histoire romaine, fondés sur la mise en dialogue des sources littéraires, épigraphiques et numismatiques, portent principalement sur les aspects idéologiques et religieux de la métamorphose politique de Rome, entre République et Principat. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
De la victoire au pouvoir
Format
Grand Format
Publication
09 février 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
360
Taille
24 x 16.8 x 3.1 cm
Poids
880
ISBN-13
9782803104529

Auteur

Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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