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Les grandes mystifications de l'histoire

3.4

(9)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Si l’on en croit Homère, la première mystification historique est sans doute due à Ulysse qui, grâce à son célèbre cheval, a pu introduire dans Troie ses guerriers. Mais l’Histoire pullule d’autres manœuvres d’intoxication. Le président Johnson a par exemple inventé une prétendue attaque contre un navire américain pour justifier ses bombardements sur le Nord-Viêt-Nam. Les Nazis ont incendié le Reichstag pour mieux accuser les Juifs. L’existence même de Jeanne d’Arc ne résulte-t-elle pas d’une manipulation destinée à redonner confiance au malheureux Charles VII ? Quant aux glorieux « Taxis de la Marne », ils n’ont servi à transporter sur la Marne que quelques poignées de soldats. Potemkine, favori et amant de la Grande Catherine de Russie, a-t-il vraiment fait construire de toutes pièces des villages-fantômes pour complaire à sa souveraine ?… Et Roland, héros de la fameuse chanson a-t-il vraiment existé ? Et que penser de tous ces inventeurs, Edison, Bich, Franklin, etc. qui se sont appropriés la découverte d’autres chercheurs ? Ont-ils mystifié leurs contemporains ? Il faut aussi évoquer Churchill, de Gaulle, Mao, qui ont usé de machiavéliques mensonges pour conquérir le cœur de leurs compatriotes ou pour conforter leur pouvoir… Même les héros authentiques ont leur part d’ombre : Gagarine, le premier homme à affronter l’espace, n’a jamais été filmé en vol. Et son exploit a ensuite été reproduit en studio. Pour la plus grande gloire de l’URSS ! Extrait Le 14 juillet n'est pas celui qu'on croit Une fête nationale doit être en principe un moment privilégié qui rassemble les citoyens dans la célébration de leur patrie. Une manifestation d'unité. Or, paradoxalement, rien n'a plus divisé les Français de la IIIe République que le choix du 14 juillet. C'est même si vrai que le 14 juillet retenu n'est pas celui qu'on croit. En réalité, même si tout le monde s'y trompe, ce jour de fête nationale ne célèbre pas l'anniversaire de la prise de la Bastille mais celui de la fête de la Fédération qui s'est déroulée le 14 juillet 1790. Un artifice, sans doute, mais le choix de cette date symbolique n'a été obtenu qu'en usant de ce stratagème de substitution ! La IIIe République est proclamée le 4 septembre 1870. Mais rares sont ceux qui s'autorisent à lui prédire un long avenir. Trois jours plus tôt, Napoléon III a été fait prisonnier par l'armée allemande avec cent mille soldats. Et bientôt Paris va subir un cruel et interminable siège. Malgré la présence de l'occupant sur le sol national, les Français sont appelés à voter en février 1871. L'Assemblée législative qui sort de ce scrutin est rien moins que républicaine. On y compte quatre cents monarchistes, trente bonapartistes et seulement deux cents partisans de la République. Une nouvelle Restauration royaliste semble donc quasi inévitable. D'autant que la parenthèse de la Commune de Paris effraie les conservateurs. Adolphe Thiers, «chef du pouvoir exécutif de la République française», a beau les rassurer en massacrant et déportant les révolutionnaires, la menace perdure. Le salut vient des royalistes eux-mêmes : ne sachant à quel roi (légitimiste ou orléaniste) se vouer, ils offrent un sursis à la République. D'autant que l'homme qui succède à Thiers à la tête de l'État, le maréchal Mac-Mahon, ne dissimule pas ses convictions monarchistes. Mais, déjà, dans les cercles républicains de gauche, on brandit le 14 juillet comme un étendard. Les Jules (Favre et Ferry), mais surtout Léon Gambetta, sont les apôtres de cette initiative visant à faire de l'anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale. La grande voix de Victor Hugo, rentré d'exil, leur fait écho. Gambetta, vibrant orateur, prononce un discours éloquent le 14 juillet 1872 à La Ferté-sous-Jouarre : «Les journées les plus décisives de la Révolution française sont contenues, sont impliquées dans ce premier fait qui les enveloppe : le 14 juillet 1789. Et voilà pourquoi aussi c' Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Si l’on en croit Homère, la première mystification historique est sans doute due à Ulysse qui, grâce à son célèbre cheval, a pu introduire dans Troie ses guerriers. Mais l’Histoire pullule d’autres manœuvres d’intoxication. Le président Johnson a par exemple inventé une prétendue attaque contre un navire américain pour justifier ses bombardements sur le Nord-Viêt-Nam. Les Nazis ont incendié le Reichstag pour mieux accuser les Juifs. L’existence même de Jeanne d’Arc ne résulte-t-elle pas d’une manipulation destinée à redonner confiance au malheureux Charles VII ? Quant aux glorieux « Taxis de la Marne », ils n’ont servi à transporter sur la Marne que quelques poignées de soldats. Potemkine, favori et amant de la Grande Catherine de Russie, a-t-il vraiment fait construire de toutes pièces des villages-fantômes pour complaire à sa souveraine ?… Et Roland, héros de la fameuse chanson a-t-il vraiment existé ? Et que penser de tous ces inventeurs, Edison, Bich, Franklin, etc. qui se sont appropriés la découverte d’autres chercheurs ? Ont-ils mystifié leurs contemporains ? Il faut aussi évoquer Churchill, de Gaulle, Mao, qui ont usé de machiavéliques mensonges pour conquérir le cœur de leurs compatriotes ou pour conforter leur pouvoir… Même les héros authentiques ont leur part d’ombre : Gagarine, le premier homme à affronter l’espace, n’a jamais été filmé en vol. Et son exploit a ensuite été reproduit en studio. Pour la plus grande gloire de l’URSS ! Extrait Le 14 juillet n'est pas celui qu'on croit Une fête nationale doit être en principe un moment privilégié qui rassemble les citoyens dans la célébration de leur patrie. Une manifestation d'unité. Or, paradoxalement, rien n'a plus divisé les Français de la IIIe République que le choix du 14 juillet. C'est même si vrai que le 14 juillet retenu n'est pas celui qu'on croit. En réalité, même si tout le monde s'y trompe, ce jour de fête nationale ne célèbre pas l'anniversaire de la prise de la Bastille mais celui de la fête de la Fédération qui s'est déroulée le 14 juillet 1790. Un artifice, sans doute, mais le choix de cette date symbolique n'a été obtenu qu'en usant de ce stratagème de substitution ! La IIIe République est proclamée le 4 septembre 1870. Mais rares sont ceux qui s'autorisent à lui prédire un long avenir. Trois jours plus tôt, Napoléon III a été fait prisonnier par l'armée allemande avec cent mille soldats. Et bientôt Paris va subir un cruel et interminable siège. Malgré la présence de l'occupant sur le sol national, les Français sont appelés à voter en février 1871. L'Assemblée législative qui sort de ce scrutin est rien moins que républicaine. On y compte quatre cents monarchistes, trente bonapartistes et seulement deux cents partisans de la République. Une nouvelle Restauration royaliste semble donc quasi inévitable. D'autant que la parenthèse de la Commune de Paris effraie les conservateurs. Adolphe Thiers, «chef du pouvoir exécutif de la République française», a beau les rassurer en massacrant et déportant les révolutionnaires, la menace perdure. Le salut vient des royalistes eux-mêmes : ne sachant à quel roi (légitimiste ou orléaniste) se vouer, ils offrent un sursis à la République. D'autant que l'homme qui succède à Thiers à la tête de l'État, le maréchal Mac-Mahon, ne dissimule pas ses convictions monarchistes. Mais, déjà, dans les cercles républicains de gauche, on brandit le 14 juillet comme un étendard. Les Jules (Favre et Ferry), mais surtout Léon Gambetta, sont les apôtres de cette initiative visant à faire de l'anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale. La grande voix de Victor Hugo, rentré d'exil, leur fait écho. Gambetta, vibrant orateur, prononce un discours éloquent le 14 juillet 1872 à La Ferté-sous-Jouarre : «Les journées les plus décisives de la Révolution française sont contenues, sont impliquées dans ce premier fait qui les enveloppe : le 14 juillet 1789. Et voilà pourquoi aussi c' Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les grandes mystifications de l'histoire
Auteur
Format
Broché
Publication
17 avril 2014
Texte
Pesnot, Patrick
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
317
Taille
22 x 15 x 2.5 cm
Poids
448
ISBN-13
9782755614626
Livré entre : 20 mai - 23 mai
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