Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Au bord du fleuve

4.1

(12)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Au fond de lui, une petite voix lui disait : Ne le fais pas, c'est une mauvaise idée, il vaut mieux laisser le passé là où il est, sans rien remuer. Mais il fit comme s'il n'avait rien entendu... Les droits du poche ont été achetés par pocket. Parution simultanée avec France Loisirs. Marc, jeune médecin, revient dans la ville qu'il a quittée brutalement vingt-trois plus tôt, après le décès énigmatique de sa mère. Va-t-il reconnaître quelque chose, quelqu'un ? Se souviendra-t-on de lui ? Va-t-il exhumer des souvenirs ? De son enfance, il ne se souvient que de très peu de choses. Au bord du fleuve il revient sur ce passé qu'il a occulté et qui l'étouffe. Solitaire mélancolique, il retrouve une humanité oubliée dans la ville de son enfance : bien que hanté par un cauchemar, toujours le même, il sourit parfois, va à la pêche à la ligne, croise le regard d'une jeune femme troublante. Va-t-il découvrir qui, tant d'années après, dépose régulièrement un bouquet de fleurs sur la tombe de sa mère ? Va-t-il enfin comprendre d'où vient cette douleur qui l'empêche de vivre, d'être heureux? Extrait 1 Depuis la barque sur laquelle il voguait paisiblement, Marc vit le petit garçon qui nageait seul dans l'eau glacée du fleuve. Il s'amusait, il s'éclaboussait, il riait beaucoup. Sur la berge, assise dans un fauteuil roulant, la mère regardait. Elle était heureuse de voir son fils si joyeux. Elle riait de l'entendre rire. Les yeux de Marc s'attardèrent sur la couverture, fine, qui couvrait ses jambes. Elle était bombée sur l'arrondi de ses cuisses, et soudain plus rien, plus aucun relief, elle s'aplatissait, s'évanouissait pour ne dessiner que l'angle du fauteuil. Au bas de la couverture, là où les pieds auraient dû dépasser, il n'y avait rien. Ce fut comme une gifle. Marc comprit pourquoi la jeune femme était ainsi clouée dans ce fauteuil. Il fut submergé par une émotion qui lui comprima la gorge, le tétanisa. Qui faisait mal. Et puis soudain, il vit le visage de la jeune femme se tordre en une expression de douleur et d'effroi. Il entendit les cris de l'enfant. Les cris de joie étaient devenus des cris de panique. Il découvrit avec horreur que le garçon luttait pour ne pas être emporté par un courant qui tourbillonnait violemment. La mère hurla, s'agita sur son fauteuil. L'enfant disparut sous l'eau, puis réapparut pour à nouveau être englouti. Debout sur sa barque, Marc regardait, pétrifié. Je dois sauter, je dois le sauver, se disait-il. Mais une peur atroce l'enlaçait, le ligotait. Il était paralysé. La mère se projeta hors de son fauteuil et se retrouva à terre. Chute brutale. A la force de ses bras, se démenant comme une furie, criant son désespoir, braillant son épouvante, elle avança jusqu'au rivage, traînant ce qu'il lui restait de jambes, deux moignons hideux. Au loin, très au loin, il y eut le bruit d'une sirène. Une dernière fois, l'enfant disparut dans l'eau, avalé. La mère se jeta dans le fleuve. Le cri de la sirène se rapprochait, se faisait plus insistant. A son tour, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la mère fut happée par le tourbillon, déglutie par le fleuve. Marc ouvrit soudain les yeux. Il se figea, le temps de réaliser où il était, puis il tendit la main vers son réveil pour l'éteindre. La lumière du jour filtrait à travers les stores et inondait la chambre. Il se dépêcha de se lever et alla directement sous la douche. Il avait besoin de sentir l'eau glisser sur lui et emporter son cauchemar. 2 La main sur le téléphone, Marc relut l'annonce dans le journal, encore et encore. Au fond de lui, une petite voix lui disait : «Ne le fais pas, c'est une mauvaise idée, il vaut mieux laisser le passé là où il est, sans rien remuer.» Rien. Sous peine de voir remonter à la surface presque lisse de son existence la lie de ses souvenirs. Les vieilles plaies risqueraient alors de se rouvrir. Mais il fit comme s'il n'avait rien entendu. Il composa les dix chiffres, lentement, lentement Afficher moinsAfficher plus

Au bord du fleuve

4.1

(12)

5,45 €
17,50 € -68%
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
5,45 €
17,50 € -68%

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Au fond de lui, une petite voix lui disait : Ne le fais pas, c'est une mauvaise idée, il vaut mieux laisser le passé là où il est, sans rien remuer. Mais il fit comme s'il n'avait rien entendu... Les droits du poche ont été achetés par pocket. Parution simultanée avec France Loisirs. Marc, jeune médecin, revient dans la ville qu'il a quittée brutalement vingt-trois plus tôt, après le décès énigmatique de sa mère. Va-t-il reconnaître quelque chose, quelqu'un ? Se souviendra-t-on de lui ? Va-t-il exhumer des souvenirs ? De son enfance, il ne se souvient que de très peu de choses. Au bord du fleuve il revient sur ce passé qu'il a occulté et qui l'étouffe. Solitaire mélancolique, il retrouve une humanité oubliée dans la ville de son enfance : bien que hanté par un cauchemar, toujours le même, il sourit parfois, va à la pêche à la ligne, croise le regard d'une jeune femme troublante. Va-t-il découvrir qui, tant d'années après, dépose régulièrement un bouquet de fleurs sur la tombe de sa mère ? Va-t-il enfin comprendre d'où vient cette douleur qui l'empêche de vivre, d'être heureux? Extrait 1 Depuis la barque sur laquelle il voguait paisiblement, Marc vit le petit garçon qui nageait seul dans l'eau glacée du fleuve. Il s'amusait, il s'éclaboussait, il riait beaucoup. Sur la berge, assise dans un fauteuil roulant, la mère regardait. Elle était heureuse de voir son fils si joyeux. Elle riait de l'entendre rire. Les yeux de Marc s'attardèrent sur la couverture, fine, qui couvrait ses jambes. Elle était bombée sur l'arrondi de ses cuisses, et soudain plus rien, plus aucun relief, elle s'aplatissait, s'évanouissait pour ne dessiner que l'angle du fauteuil. Au bas de la couverture, là où les pieds auraient dû dépasser, il n'y avait rien. Ce fut comme une gifle. Marc comprit pourquoi la jeune femme était ainsi clouée dans ce fauteuil. Il fut submergé par une émotion qui lui comprima la gorge, le tétanisa. Qui faisait mal. Et puis soudain, il vit le visage de la jeune femme se tordre en une expression de douleur et d'effroi. Il entendit les cris de l'enfant. Les cris de joie étaient devenus des cris de panique. Il découvrit avec horreur que le garçon luttait pour ne pas être emporté par un courant qui tourbillonnait violemment. La mère hurla, s'agita sur son fauteuil. L'enfant disparut sous l'eau, puis réapparut pour à nouveau être englouti. Debout sur sa barque, Marc regardait, pétrifié. Je dois sauter, je dois le sauver, se disait-il. Mais une peur atroce l'enlaçait, le ligotait. Il était paralysé. La mère se projeta hors de son fauteuil et se retrouva à terre. Chute brutale. A la force de ses bras, se démenant comme une furie, criant son désespoir, braillant son épouvante, elle avança jusqu'au rivage, traînant ce qu'il lui restait de jambes, deux moignons hideux. Au loin, très au loin, il y eut le bruit d'une sirène. Une dernière fois, l'enfant disparut dans l'eau, avalé. La mère se jeta dans le fleuve. Le cri de la sirène se rapprochait, se faisait plus insistant. A son tour, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la mère fut happée par le tourbillon, déglutie par le fleuve. Marc ouvrit soudain les yeux. Il se figea, le temps de réaliser où il était, puis il tendit la main vers son réveil pour l'éteindre. La lumière du jour filtrait à travers les stores et inondait la chambre. Il se dépêcha de se lever et alla directement sous la douche. Il avait besoin de sentir l'eau glisser sur lui et emporter son cauchemar. 2 La main sur le téléphone, Marc relut l'annonce dans le journal, encore et encore. Au fond de lui, une petite voix lui disait : «Ne le fais pas, c'est une mauvaise idée, il vaut mieux laisser le passé là où il est, sans rien remuer.» Rien. Sous peine de voir remonter à la surface presque lisse de son existence la lie de ses souvenirs. Les vieilles plaies risqueraient alors de se rouvrir. Mais il fit comme s'il n'avait rien entendu. Il composa les dix chiffres, lentement, lentement Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Au bord du fleuve
Format
Grand Format
Publication
03 janvier 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
282
Taille
20.2 x 15.3 x 2.6 cm
Poids
359
ISBN-13
9782755611434
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés