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Gauguin et l'École de Pont-Aven

1.0

(2)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationPaul Gauguin a séjourné trente-quatre moisà Pont-Aven et au Pouldu,à raison de cinq séjours entre 1886 et 1894. Il s’est lié avec une vingtaine de peintres, tels Charles Laval etÉmile Bernard, avec lequel il entretint deséchanges artistiques féconds et parfois houleux.À distance de l’impressionnisme, il y a inventé un style de peinture s’affirmant par des aplats colorés superposés et séparés par des cernes, selon de nouveaux principes de composition et de formulation de l’espace,établissant une relation inédite entre un thème, perçu d’une manière symbolique, et son expression plastique. Cette technique, qui sera appelée«  synthèse » ou«  synthétisme », est l’une des premières ruptures avec la peinture traditionnelle, et donc l’une des premièresétapes de la genèse de l’art moderne du xxe  siècle. Village isolé de Bretagne, Pont-Aven s’est fait connaître dès les années 1830 par le développement d’une colonie d’artistes, français etétrangers, curieux de brosser les paysages sauvages et les costumes traditionnels liésà d’ancestrales traditions. L’arrivée de Gauguin, ses différents séjours et lesœuvres magistrales qu’il signe en Bretagne (La Vision après le sermon, La Belle Angèle, Le Christ jaune) vont structurer l’histoire de l’école de Pont-Aven. Sa différence d’âge, sa personnalité et son expérience le font passer pour le«  maître » aux yeux des jeunes artistes. Les mots« élève » ou«  leçon » apparaissent plusieurs fois dans sesécrits lorsqu’ilévoque Ernest de Chamaillard, Paul Sérusier, Meijer De Haan, Armand Seguin, Mogens Ballin, Jan Verkade. Le«  synthétisme » se répand rapidement, en particulier grâceà la magistrale«  leçon » que reçoit Sérusier en peignant sous la dictée de Gauguin Le Talisman  (musée d’Orsay),œuvre fondatrice du groupe des Nabis. Autour de ces recherches se nouent des relationsà Pont-Aven ou au hameau du Pouldu, mais aussià Paris, y compris durant l’absence de Gauguin partià Tahiti de 1891à 1894. En marge de ce foyer innovant, certains peintres affichent une réelle indépendance, tels Henry Moret et Maxime Maufra, qui partent sur le motif lors du retour de Gauguin en 1894, et d’autres conservent leur style propre, tel Henri Delavallée, adepte du pointillisme, ou Roderic O’Conor, influencé par Vincent van Gogh. Après le nouveau départ de Gauguin pour Tahiti en 1895, l’école de Pont-Aven trouve des prolongements dans l’influence de Sérusier sur certains peintres qui deviendront abstraits, ou celle de Cuno Amiet sur les futurs membres du groupe Die Brückeà Dresde. Dès la mort de Gauguin en 1903, sesœuvres océaniennes détrônent les peintures antérieures. Les historiens de l’art peinentàétablir, au sein d’une« école de Pont-Aven », les relations entre quelques peintres comme Sérusier et Verkade qui poursuivront leurs recherches sur les«  saintes mesures » et d’autres comme Maufra, Moret ou Loiseau retournésà un impressionnisme plus traditionnel sous l’égide de la galerie Durand-Ruel. Il a fallu attendre les premières expositions ou publications, dans les années 1950, pour découvrir lesœuvres de De Haan, Laval ou Filiger, alors oubliés. Depuis la publication de l’ouvrage de synthèse de Wladyslawa Jaworska, Paul Gauguin et l’école de Pont-Aven, en 1971, de nombreusesétudes, expositions etéditions de correspondances ont réduit peuà peu la plupart des zones d’ombre et permettent aujourd’hui de mieux comprendre et de mettre en perspective l’un desépisodes les plusétonnants de l’histoire de la peinture. Elles ont nourri la chronologie détaillée publiée en fin d’ouvrage, outil indispensable pour bien mesurer les relations entre cette vingtaine de peintres, leurs déplacements entre Paris et la Bretagne ou leurs installations dans différents lieux autour de Pont-Aven comme Le Pouldu, Doëlan, Le Huelgoat ou Saint-Nolff. Cette rechercheétait d’autant plus utile que lesétudes antérieuresétaient parfois bâties sur des présentations biographiques sommaires ou inexactes, en particulier du fait d’Émile Bernard animé par l’obsession d’affirmer son antériorité dans l’invention du synthétisme. Lesœuvres reproduites ontété choisies dans les collections publiques et privées du monde entier. La chronologie est richement illustrée par des photographies anciennes des lieux et des artistes. Des articles de lapresse locale ou des extraits de lettres et témoignages, parfois inédits, viennent enrichir le propos.    Afficher moinsAfficher plus

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PrésentationPaul Gauguin a séjourné trente-quatre moisà Pont-Aven et au Pouldu,à raison de cinq séjours entre 1886 et 1894. Il s’est lié avec une vingtaine de peintres, tels Charles Laval etÉmile Bernard, avec lequel il entretint deséchanges artistiques féconds et parfois houleux.À distance de l’impressionnisme, il y a inventé un style de peinture s’affirmant par des aplats colorés superposés et séparés par des cernes, selon de nouveaux principes de composition et de formulation de l’espace,établissant une relation inédite entre un thème, perçu d’une manière symbolique, et son expression plastique. Cette technique, qui sera appelée«  synthèse » ou«  synthétisme », est l’une des premières ruptures avec la peinture traditionnelle, et donc l’une des premièresétapes de la genèse de l’art moderne du xxe  siècle. Village isolé de Bretagne, Pont-Aven s’est fait connaître dès les années 1830 par le développement d’une colonie d’artistes, français etétrangers, curieux de brosser les paysages sauvages et les costumes traditionnels liésà d’ancestrales traditions. L’arrivée de Gauguin, ses différents séjours et lesœuvres magistrales qu’il signe en Bretagne (La Vision après le sermon, La Belle Angèle, Le Christ jaune) vont structurer l’histoire de l’école de Pont-Aven. Sa différence d’âge, sa personnalité et son expérience le font passer pour le«  maître » aux yeux des jeunes artistes. Les mots« élève » ou«  leçon » apparaissent plusieurs fois dans sesécrits lorsqu’ilévoque Ernest de Chamaillard, Paul Sérusier, Meijer De Haan, Armand Seguin, Mogens Ballin, Jan Verkade. Le«  synthétisme » se répand rapidement, en particulier grâceà la magistrale«  leçon » que reçoit Sérusier en peignant sous la dictée de Gauguin Le Talisman  (musée d’Orsay),œuvre fondatrice du groupe des Nabis. Autour de ces recherches se nouent des relationsà Pont-Aven ou au hameau du Pouldu, mais aussià Paris, y compris durant l’absence de Gauguin partià Tahiti de 1891à 1894. En marge de ce foyer innovant, certains peintres affichent une réelle indépendance, tels Henry Moret et Maxime Maufra, qui partent sur le motif lors du retour de Gauguin en 1894, et d’autres conservent leur style propre, tel Henri Delavallée, adepte du pointillisme, ou Roderic O’Conor, influencé par Vincent van Gogh. Après le nouveau départ de Gauguin pour Tahiti en 1895, l’école de Pont-Aven trouve des prolongements dans l’influence de Sérusier sur certains peintres qui deviendront abstraits, ou celle de Cuno Amiet sur les futurs membres du groupe Die Brückeà Dresde. Dès la mort de Gauguin en 1903, sesœuvres océaniennes détrônent les peintures antérieures. Les historiens de l’art peinentàétablir, au sein d’une« école de Pont-Aven », les relations entre quelques peintres comme Sérusier et Verkade qui poursuivront leurs recherches sur les«  saintes mesures » et d’autres comme Maufra, Moret ou Loiseau retournésà un impressionnisme plus traditionnel sous l’égide de la galerie Durand-Ruel. Il a fallu attendre les premières expositions ou publications, dans les années 1950, pour découvrir lesœuvres de De Haan, Laval ou Filiger, alors oubliés. Depuis la publication de l’ouvrage de synthèse de Wladyslawa Jaworska, Paul Gauguin et l’école de Pont-Aven, en 1971, de nombreusesétudes, expositions etéditions de correspondances ont réduit peuà peu la plupart des zones d’ombre et permettent aujourd’hui de mieux comprendre et de mettre en perspective l’un desépisodes les plusétonnants de l’histoire de la peinture. Elles ont nourri la chronologie détaillée publiée en fin d’ouvrage, outil indispensable pour bien mesurer les relations entre cette vingtaine de peintres, leurs déplacements entre Paris et la Bretagne ou leurs installations dans différents lieux autour de Pont-Aven comme Le Pouldu, Doëlan, Le Huelgoat ou Saint-Nolff. Cette rechercheétait d’autant plus utile que lesétudes antérieuresétaient parfois bâties sur des présentations biographiques sommaires ou inexactes, en particulier du fait d’Émile Bernard animé par l’obsession d’affirmer son antériorité dans l’invention du synthétisme. Lesœuvres reproduites ontété choisies dans les collections publiques et privées du monde entier. La chronologie est richement illustrée par des photographies anciennes des lieux et des artistes. Des articles de lapresse locale ou des extraits de lettres et témoignages, parfois inédits, viennent enrichir le propos.    Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Gauguin et l'École de Pont-Aven
Editeur
Format
Relié
Publication
16 septembre 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
300
Taille
31 x 26 x 3 cm
Poids
2486
ISBN-13
9782754107679
Livré entre : 30 mars - 4 avril
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