Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Miroir du monde: L'invention du tableau dans les Pays-Bas

1.0

(2)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Publié à l’origine dans un volumineux ouvrage qui brossait un panorama exhaustif du premier siècle de la peinture flamande, le présent essai focalise son attention sur ce moment singulier où, vers 1430, le tableau et, à sa suite, les notions d’art et d’artiste « s’inventent » en s’affranchissant de la culture de cour. Revendiquant une esthétique propre, sous les espèces d’un réalisme dont le peintre est à présent le seul maître, le tableau, « miroir du monde », devient bientôt le joyau d’une culture bourgeoise dont il accompagne l’avènement, en même temps qu’il modèle le regard qui désormais se posera sur lui. Le portrait allait jouer à ce titre un rôle singulier : il résout le conflit entre le vieil idéalisme de cour et ce nouveau réalisme, en les liant dans une vision plus large, « anthropologie peinte » qui reconnaît et proclame la double nature de l’homme, doté d’un corps et d’une âme, capable de sentir et d’imaginer. Jan Van Eyck, Robert Campin, Rogier Van der Weyden, Petrus Christus, Hugo Van der Goes et Hans Memling sont les illustres noms qui jalonnent ces quelques décennies d’un concours miraculeux, où un art encore tout enfant se hisse aussitôt à son sommet, dans l’adéquation du tableau et du monde, consacrant à jamais ceux qui l’ont fait naître. Un autre peintre viendra pourtant, qui confrontera le tableau à sa première « crise » : rivalisant avec la littérature de son temps, Hieronymus Bosch rompt l’illusion que ses prédécesseurs ont si fidèlement restituée. Entre ses mains, le « miroir du monde » se métamorphose en reflet déformant qui en met à nu les tromperies et les mensonges. L’« invention du tableau » dans les Pays-Bas a une préhistoire et une histoire ultérieure, dont Hans Belting a traité dans deux autres livres : Image et culte (1990, 1998 pour l’édition française) proposait une « histoire de l’image avant l’époque de l’art », tandis que Le Chef-d’œuvre invisible (1998, 2003 pour l’édition française) abordait l’histoire et la crise de l’art moderne. Miroir du monde a vu le jour entre ces deux ouvrages, selon une perspective commune, qui s’attache à retracer la genèse de la notion d’art encore en usage aujourd’hui. On dira en somme que c’est sur « l’époque de l’art » que Belting porte ici son regard pénétrant, à travers le prestigieux exemple de la peinture flamande. Biographie de l'auteur Historien de l’art, professeur honoraire aux universités de Heidelberg et de Munich, Hans Belting a dirigé, entre 2004 et 2007, le Centre international de recherche en sciences humaines (IFG) de Vienne, avant de cofonder, avec Heinrich Klotz et Peter Sloterdijk, la Hochschule für Gestaltung (HfG) de Karlsruhe, à la fois école d’art et institut de recherche sur les nouveaux médias. Il a occupé la chaire européenne du Collège de France, à Paris, en 2003. Après avoir analysé avec acuité le culte des images médiévales (Image et culte, salué dès sa parution comme un ouvrage de référence) et la culture moderne de l’½uvre d’art dans les Salons (Le Chef d’½uvre invisible), Belting adopte aujourd’hui le point de vue de l’anthropologie pour mieux souligner l’historicité des notions d’art et d’½uvre d’art, autant dire l’historicité des images elles-mêmes, comme le montrent ses deux derniers ouvrages parus en français, La Vraie Image (2008) et Florence et Badgad (2012). Afficher moinsAfficher plus

Miroir du monde: L'invention du tableau dans les Pays-Bas

1.0

(2)

42,45 €
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
42,45 €

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Publié à l’origine dans un volumineux ouvrage qui brossait un panorama exhaustif du premier siècle de la peinture flamande, le présent essai focalise son attention sur ce moment singulier où, vers 1430, le tableau et, à sa suite, les notions d’art et d’artiste « s’inventent » en s’affranchissant de la culture de cour. Revendiquant une esthétique propre, sous les espèces d’un réalisme dont le peintre est à présent le seul maître, le tableau, « miroir du monde », devient bientôt le joyau d’une culture bourgeoise dont il accompagne l’avènement, en même temps qu’il modèle le regard qui désormais se posera sur lui. Le portrait allait jouer à ce titre un rôle singulier : il résout le conflit entre le vieil idéalisme de cour et ce nouveau réalisme, en les liant dans une vision plus large, « anthropologie peinte » qui reconnaît et proclame la double nature de l’homme, doté d’un corps et d’une âme, capable de sentir et d’imaginer. Jan Van Eyck, Robert Campin, Rogier Van der Weyden, Petrus Christus, Hugo Van der Goes et Hans Memling sont les illustres noms qui jalonnent ces quelques décennies d’un concours miraculeux, où un art encore tout enfant se hisse aussitôt à son sommet, dans l’adéquation du tableau et du monde, consacrant à jamais ceux qui l’ont fait naître. Un autre peintre viendra pourtant, qui confrontera le tableau à sa première « crise » : rivalisant avec la littérature de son temps, Hieronymus Bosch rompt l’illusion que ses prédécesseurs ont si fidèlement restituée. Entre ses mains, le « miroir du monde » se métamorphose en reflet déformant qui en met à nu les tromperies et les mensonges. L’« invention du tableau » dans les Pays-Bas a une préhistoire et une histoire ultérieure, dont Hans Belting a traité dans deux autres livres : Image et culte (1990, 1998 pour l’édition française) proposait une « histoire de l’image avant l’époque de l’art », tandis que Le Chef-d’œuvre invisible (1998, 2003 pour l’édition française) abordait l’histoire et la crise de l’art moderne. Miroir du monde a vu le jour entre ces deux ouvrages, selon une perspective commune, qui s’attache à retracer la genèse de la notion d’art encore en usage aujourd’hui. On dira en somme que c’est sur « l’époque de l’art » que Belting porte ici son regard pénétrant, à travers le prestigieux exemple de la peinture flamande. Biographie de l'auteur Historien de l’art, professeur honoraire aux universités de Heidelberg et de Munich, Hans Belting a dirigé, entre 2004 et 2007, le Centre international de recherche en sciences humaines (IFG) de Vienne, avant de cofonder, avec Heinrich Klotz et Peter Sloterdijk, la Hochschule für Gestaltung (HfG) de Karlsruhe, à la fois école d’art et institut de recherche sur les nouveaux médias. Il a occupé la chaire européenne du Collège de France, à Paris, en 2003. Après avoir analysé avec acuité le culte des images médiévales (Image et culte, salué dès sa parution comme un ouvrage de référence) et la culture moderne de l’½uvre d’art dans les Salons (Le Chef d’½uvre invisible), Belting adopte aujourd’hui le point de vue de l’anthropologie pour mieux souligner l’historicité des notions d’art et d’½uvre d’art, autant dire l’historicité des images elles-mêmes, comme le montrent ses deux derniers ouvrages parus en français, La Vraie Image (2008) et Florence et Badgad (2012). Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Miroir du monde: L'invention du tableau dans les Pays-Bas
Editeur
Format
Relié
Publication
19 mars 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
256
Taille
27.5 x 20.5 x 3 cm
Poids
1420
ISBN-13
9782754105712
Livré entre : 3 juillet - 6 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés