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DERNIER GUILLOTINE

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Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le 10 septembre 1977, la tête du dernier guillotiné de l'histoire de France tombe sous le couperet. Hamida Djandoubi est l'ultime victime d'une loi moribonde, en dépit d'une légende tenace qui fait de Christian Ranucci (l'affaire du «pull-over rouge») le dernier condamné à mort à avoir été exécuté. La France, partagée entre abolitionnistes et irréductibles vengeurs, est alors le dernier pays d'Europe occidentale à recourir à la peine de mort, qu'elle n'abolira que quatre ans plus tard... À travers le parcours criminel et le procès de Hamida Djandoubi, reconstitués ici pour la première fois à partir du dossier judiciaire, c'est un épisode méconnu de l'histoire contemporaine qui nous est révélé. Trente ans après la loi du 9 octobre 1981, Le Dernier Guillotiné nous rappelle aussi que la peine capitale était une sorte de loterie tragique. Car, si Hamida Djandoubi était assurément un meurtrier pervers et cruel, une mauvaise défense et le climat délétère qui régnait à l'époque n'en pesèrent pas moins sur le verdict du jury. Jean-Yves Le Naour, docteur en histoire, enseigne en classes préparatoires de sciences politiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire de l'abolition de la peine de mort, préfacé par Robert Badinter, et Fusillés. Enquête sur les crimes de la justice militaire. Le Dernier Guillotiné est son quatrième livre chez First, où il a notamment publié La Première Guerre mondiale pour les Nuls. Extrait Regarder la mort en face «Hamida Djandoubi, votre recours en grâce a été rejeté, soyez courageux.» Il est quatre heures du matin ce 10 septembre 1977 quand le condamné à mort est réveillé par ses gardiens, derrière lesquels se tiennent une dizaine de personnes endimanchées, froides et muettes. Parmi ce petit groupe silencieux et raide comme la justice, un visage ami : son avocat, qui lui fait un signe de la tête, gravement, sans sourire, pour le saluer et l'encourager. Le condamné ne les a pas entendus venir : un tapis de corde a en effet été disposé sur le sol pour amortir le bruit des pas et éviter que les gens de justice ne se déchaussent. Si la décision du président de la République est connue des officiels depuis la veille, l'exécution a été tenue secrète, comme toujours, pour épargner une nuit d'affolement et de calvaire au condamné. C'est également pour faire l'économie d'une panique, aussi pénible qu'inutile et qui pourrait s'étendre à toute la prison, que l'on ne doit pas entendre le bruit des pas annonçant la mort en marche. La guillotine elle-même s'est faite discrète. Venus de la prison de Fresnes, dans la région parisienne, les bois de justice ont été convoyés jusqu'à Marseille dans un fourgon de gendarmerie qui a pénétré dans la maison d'arrêt des Baumettes en plein milieu de la nuit. Après Christian Ranucci, passé de vie à trépas le 28 juillet 1976 pour le meurtre d'une petite fille qu'il a farouchement nié jusqu'au bout, c'est la seconde fois que la sinistre guillotine revient dans la cité phocéenne sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, dont la «profonde aversion» pour la peine de mort ne va pas jusqu'à braver une opinion publique majoritairement attachée au châtiment suprême. Cette fois-ci, il n'y a pas eu de surprise - en 1976, en effet, le fourgon sans âge conduit par les auxiliaires du bourreau était providentiellement tombé en panne sur l'autoroute, et il avait fallu appeler la police au secours pour que la machine, transférée dans un nouveau camion roulant à tombeau ouvert, parvienne aux Baumettes en catastrophe, une demi-heure seulement avant l'heure de l'exécution. C'est que la «veuve» ne fonctionne qu'à l'aube, et surtout pas en plein jour, tant il est difficile de regarder la mort en face. Un mot de l'auteur Jean-Yves Le Naourest professeur d'histoire en classes préparatoires de sciences politiques et chargé de cours à l'université de Toulouse-Le Mirail. Il est l'auteur de nombreux ouvrages chez First, Larousse, H Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Le 10 septembre 1977, la tête du dernier guillotiné de l'histoire de France tombe sous le couperet. Hamida Djandoubi est l'ultime victime d'une loi moribonde, en dépit d'une légende tenace qui fait de Christian Ranucci (l'affaire du «pull-over rouge») le dernier condamné à mort à avoir été exécuté. La France, partagée entre abolitionnistes et irréductibles vengeurs, est alors le dernier pays d'Europe occidentale à recourir à la peine de mort, qu'elle n'abolira que quatre ans plus tard... À travers le parcours criminel et le procès de Hamida Djandoubi, reconstitués ici pour la première fois à partir du dossier judiciaire, c'est un épisode méconnu de l'histoire contemporaine qui nous est révélé. Trente ans après la loi du 9 octobre 1981, Le Dernier Guillotiné nous rappelle aussi que la peine capitale était une sorte de loterie tragique. Car, si Hamida Djandoubi était assurément un meurtrier pervers et cruel, une mauvaise défense et le climat délétère qui régnait à l'époque n'en pesèrent pas moins sur le verdict du jury. Jean-Yves Le Naour, docteur en histoire, enseigne en classes préparatoires de sciences politiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire de l'abolition de la peine de mort, préfacé par Robert Badinter, et Fusillés. Enquête sur les crimes de la justice militaire. Le Dernier Guillotiné est son quatrième livre chez First, où il a notamment publié La Première Guerre mondiale pour les Nuls. Extrait Regarder la mort en face «Hamida Djandoubi, votre recours en grâce a été rejeté, soyez courageux.» Il est quatre heures du matin ce 10 septembre 1977 quand le condamné à mort est réveillé par ses gardiens, derrière lesquels se tiennent une dizaine de personnes endimanchées, froides et muettes. Parmi ce petit groupe silencieux et raide comme la justice, un visage ami : son avocat, qui lui fait un signe de la tête, gravement, sans sourire, pour le saluer et l'encourager. Le condamné ne les a pas entendus venir : un tapis de corde a en effet été disposé sur le sol pour amortir le bruit des pas et éviter que les gens de justice ne se déchaussent. Si la décision du président de la République est connue des officiels depuis la veille, l'exécution a été tenue secrète, comme toujours, pour épargner une nuit d'affolement et de calvaire au condamné. C'est également pour faire l'économie d'une panique, aussi pénible qu'inutile et qui pourrait s'étendre à toute la prison, que l'on ne doit pas entendre le bruit des pas annonçant la mort en marche. La guillotine elle-même s'est faite discrète. Venus de la prison de Fresnes, dans la région parisienne, les bois de justice ont été convoyés jusqu'à Marseille dans un fourgon de gendarmerie qui a pénétré dans la maison d'arrêt des Baumettes en plein milieu de la nuit. Après Christian Ranucci, passé de vie à trépas le 28 juillet 1976 pour le meurtre d'une petite fille qu'il a farouchement nié jusqu'au bout, c'est la seconde fois que la sinistre guillotine revient dans la cité phocéenne sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, dont la «profonde aversion» pour la peine de mort ne va pas jusqu'à braver une opinion publique majoritairement attachée au châtiment suprême. Cette fois-ci, il n'y a pas eu de surprise - en 1976, en effet, le fourgon sans âge conduit par les auxiliaires du bourreau était providentiellement tombé en panne sur l'autoroute, et il avait fallu appeler la police au secours pour que la machine, transférée dans un nouveau camion roulant à tombeau ouvert, parvienne aux Baumettes en catastrophe, une demi-heure seulement avant l'heure de l'exécution. C'est que la «veuve» ne fonctionne qu'à l'aube, et surtout pas en plein jour, tant il est difficile de regarder la mort en face. Un mot de l'auteur Jean-Yves Le Naourest professeur d'histoire en classes préparatoires de sciences politiques et chargé de cours à l'université de Toulouse-Le Mirail. Il est l'auteur de nombreux ouvrages chez First, Larousse, H Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
DERNIER GUILLOTINE
Editeur
Format
Broché
Publication
01 septembre 2011
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
190
Taille
20.9 x 14 x 1.6 cm
Poids
239
ISBN-13
9782754022347

Auteur

Livré entre : 22 janvier - 25 janvier
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