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66º NORD

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Islande, janvier 2009. Des manifestations contre la crise financière éclatent à Reykjavik. Un groupe de protestataires font connaissance, s'échauffent, s'enivrent et finissent par tuer un banquier, accidentellement... Huit mois plus tard, un autre directeur de banque est assassiné. Et si des extrémistes avaient décidé d'éliminer les responsables de la crise ? Pour déjouer le complot, la police compte sur un homme : Magnús Jonson, inspecteur américain d'origine islandaise. Mais, à force de parcourir la lande à la recherche des coupables, Magnús va voir ressurgir les terribles drames de son propre passé... Dans l'atmosphère envoûtante de l'Islande, un polar au coeur de l'actualité, qui mêle scandales financiers et secrets de famille, légendes nordiques et problèmes modernes, pour nous faire frissonner d'effroi. «Avec 66° Nord, Michael Ridpath s'affronte aux écrivains de polars nordiques sur leur propre terrain, et c'est une vraie réussite.» The Guardian Michael Ridpath a grandi dans le Yorkshire et étudié à Oxford avant de passer huit ans à la City comme trader. Une expérience qui a nourri ses premiers thrillers financiers, tous couronnés de succès. Il vit aujourd'hui à Londres, où il écrit à plein-temps, avec sa femme et leurs trois enfants. Extrait Janvier 2009 L'Islande enrageait. Encore plus furieuse que du temps où les premiers Vikings avaient posé le pied sur les côtes embrumées de Reykjavik mille ans plus tôt. Et Harpa, Harpa enrageait vraiment. Debout devant le Parlement, en compagnie de quatre mille autres Islandais, elle criait, scandait, frappait. Elle avait apporté une casserole et un couvercle qu'elle cognait l'un contre l'autre. Autour d'elle s'exhibaient toutes sortes d'ustensiles de cuisine, ainsi que des tambourins, des sifflets, et une corne de brume. Une petite vieille tapait son déambulateur contre le sol, le regard fixe et provocateur, les yeux pétillant de fureur. Un vacarme assourdissant envahissait désormais la place. Au rythme imposé plus tôt par les organisateurs se substituaient une cacophonie de colère et des cris décousus : «Ólafur dehors !», «Gouvernement pourri !», ou simplement «Démissionne !». En cette mi-janvier, l'air était glacial. Une légère couche de neige recouvrait le trottoir. Faire du bruit réchauffait Harpa. Mais les cris et les coups attisaient aussi la fureur et la haine qui montaient en elle depuis des mois, telle la lave d'un volcan bouillonnant dans les profondeurs de la terre. La nuit commençait à tomber. Les lampes torches dont certains s'étaient munis étincelaient dans la pénombre naissante. Des lumières s'allumèrent dans le Parlement, un petit bâtiment en basalte noirci. La foule s'était rassemblée, comme tous les samedis depuis les dix-sept semaines précédentes, pour demander aux hommes politiques d'arranger la situation déplorable dans laquelle ils avaient plongé le pays. Sauf qu'aujourd'hui mardi, c'était le premier jour de la session parlementaire. Les protestations redoublaient d'insistance, le bruit montait d'un cran, il fallait que le Premier ministre et son gouvernement démissionnent pour que soient organisées de nouvelles élections. Ólafur Tómasson, l'ancien directeur de la Banque centrale, désormais Premier ministre, celui qui avait privatisé les banques et les avait poussées à emprunter toujours plus, bien plus qu'elles ne pouvaient rembourser, devait démissionner avant tout. C'était la première fois que Harpa assistait à l'une de ces manifestations. Au début, elle était contre, se disant que la violence et les conflits n'étaient pas dignes des Islandais, et que les manifestants ne comprenaient pas la complexité de la situation. Mais, tout comme des milliers de ses concitoyens, elle avait perdu son travail. Elle savait compter, elle voyait bien que l'Islande mettrait des décennies à rembourser la dette accumulée par les banques. Markús, son fils, n'avait que trois ans. À quarante ans, il n'aurait pas fini d'en baver. Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Islande, janvier 2009. Des manifestations contre la crise financière éclatent à Reykjavik. Un groupe de protestataires font connaissance, s'échauffent, s'enivrent et finissent par tuer un banquier, accidentellement... Huit mois plus tard, un autre directeur de banque est assassiné. Et si des extrémistes avaient décidé d'éliminer les responsables de la crise ? Pour déjouer le complot, la police compte sur un homme : Magnús Jonson, inspecteur américain d'origine islandaise. Mais, à force de parcourir la lande à la recherche des coupables, Magnús va voir ressurgir les terribles drames de son propre passé... Dans l'atmosphère envoûtante de l'Islande, un polar au coeur de l'actualité, qui mêle scandales financiers et secrets de famille, légendes nordiques et problèmes modernes, pour nous faire frissonner d'effroi. «Avec 66° Nord, Michael Ridpath s'affronte aux écrivains de polars nordiques sur leur propre terrain, et c'est une vraie réussite.» The Guardian Michael Ridpath a grandi dans le Yorkshire et étudié à Oxford avant de passer huit ans à la City comme trader. Une expérience qui a nourri ses premiers thrillers financiers, tous couronnés de succès. Il vit aujourd'hui à Londres, où il écrit à plein-temps, avec sa femme et leurs trois enfants. Extrait Janvier 2009 L'Islande enrageait. Encore plus furieuse que du temps où les premiers Vikings avaient posé le pied sur les côtes embrumées de Reykjavik mille ans plus tôt. Et Harpa, Harpa enrageait vraiment. Debout devant le Parlement, en compagnie de quatre mille autres Islandais, elle criait, scandait, frappait. Elle avait apporté une casserole et un couvercle qu'elle cognait l'un contre l'autre. Autour d'elle s'exhibaient toutes sortes d'ustensiles de cuisine, ainsi que des tambourins, des sifflets, et une corne de brume. Une petite vieille tapait son déambulateur contre le sol, le regard fixe et provocateur, les yeux pétillant de fureur. Un vacarme assourdissant envahissait désormais la place. Au rythme imposé plus tôt par les organisateurs se substituaient une cacophonie de colère et des cris décousus : «Ólafur dehors !», «Gouvernement pourri !», ou simplement «Démissionne !». En cette mi-janvier, l'air était glacial. Une légère couche de neige recouvrait le trottoir. Faire du bruit réchauffait Harpa. Mais les cris et les coups attisaient aussi la fureur et la haine qui montaient en elle depuis des mois, telle la lave d'un volcan bouillonnant dans les profondeurs de la terre. La nuit commençait à tomber. Les lampes torches dont certains s'étaient munis étincelaient dans la pénombre naissante. Des lumières s'allumèrent dans le Parlement, un petit bâtiment en basalte noirci. La foule s'était rassemblée, comme tous les samedis depuis les dix-sept semaines précédentes, pour demander aux hommes politiques d'arranger la situation déplorable dans laquelle ils avaient plongé le pays. Sauf qu'aujourd'hui mardi, c'était le premier jour de la session parlementaire. Les protestations redoublaient d'insistance, le bruit montait d'un cran, il fallait que le Premier ministre et son gouvernement démissionnent pour que soient organisées de nouvelles élections. Ólafur Tómasson, l'ancien directeur de la Banque centrale, désormais Premier ministre, celui qui avait privatisé les banques et les avait poussées à emprunter toujours plus, bien plus qu'elles ne pouvaient rembourser, devait démissionner avant tout. C'était la première fois que Harpa assistait à l'une de ces manifestations. Au début, elle était contre, se disant que la violence et les conflits n'étaient pas dignes des Islandais, et que les manifestants ne comprenaient pas la complexité de la situation. Mais, tout comme des milliers de ses concitoyens, elle avait perdu son travail. Elle savait compter, elle voyait bien que l'Islande mettrait des décennies à rembourser la dette accumulée par les banques. Markús, son fils, n'avait que trois ans. À quarante ans, il n'aurait pas fini d'en baver. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
66º NORD
Editeur
Format
Grand Format
Publication
20 octobre 2011
Traduction
Riveline, Anath
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
414
Taille
24.2 x 15.6 x 3.5 cm
Poids
660
ISBN-13
9782754016773

Auteur

Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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