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Le gène du mal

2.8

(7)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Cela fait cinq ans que le Clown est arrivé à la Ddass. Sans nom ni prénom, sans âge, l'enfant n'existe pas. Il n'a que ce sobriquet, le Clown, auquel il se raccroche désespérément. D'où vient-il ? Pourquoi tous ceux qui l'approchent un moment finissent toujours par l'abandonner sans explication ? L'enfant se lance à corps perdu dans la quête de ses origines. Mais il est victime d'un mystérieux accident qui le laisse entre la vie et la mort. L'inspecteur Terrache, chargé d'identifier l'enfant plongé dans le coma, navigue en eaux troubles... Comment cet enfant a-t-il pu vivre dans l'ombre toutes ces années ? Qui n'a pas intérêt dans cet hôpital à laisser l'enfant se réveiller ? Quel terrible secret se cache derrière l'identité du Clown ? Un thriller haletant. Jean Bardet est professeur de médecine à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Il est membre du comité consultatif national de bioéthique.Extrait30 octobre 2007 Vingt-deux heures. Si les événements le permettaient, ce serait bientôt l'heure de la détente. Bien que ce soit défendu, certaines iraient dormir dans le bureau de Ménard, l'assistant - c'était le seul endroit pourvu d'un fauteuil confortable. Partout ailleurs, on ne trouvait que des chaises incommodes, précisément pour éviter qu'elles s'y assoupissent. On dit généralement «elles» parce que pour tout le monde, ce sont des femmes, mais il y a aussi des hommes qui exercent cette profession. Elles allaient se reposer deux par deux tandis que leurs collègues assuraient le service. Toutes les deux heures, elles alternaient. Il fallait veiller à ne toucher à rien et surtout à évacuer les lieux avant que n'arrive la relève. Certaines nuits, une fois les problèmes résolus, lorsque tout était calme, elles s'autorisaient un moment de détente. Elles ouvraient parfois une bouteille de Champagne qu'on leur avait offerte, même si de tels cadeaux se faisaient rares. Dans ces moments-là, malgré les soucis personnels, la dureté d'un travail que personne ne semblait reconnaître à sa juste valeur, leur jeunesse pouvait enfin s'exprimer. Elles oubliaient tout. Il leur arrivait même de pousser à fond le volume de la radio, et de danser comme des gamines dans une cour de récréation. Cela ne dérangeait personne, les autres dormaient, et rien n'aurait pu les réveiller. Mais en cette nuit du 30 octobre, personne n'avait le coeur à danser. Elles pleuraient, et leurs collègues masculins n'étaient pas loin des larmes. Elles s'en étaient rendu compte en prenant la relève de l'équipe de garde : le service allait vivre l'un de ces jours où rien ne marche. Avant même que les consignes aient été transmises, elles savaient : s'il n'y avait pas encore de morts, cela ne saurait tarder. La litanie des catastrophes débuta : le patient du numéro 1 n'avait pas repris conscience depuis la veille. Atteint d'une tumeur au cerveau, d'évolution extrêmement rapide, il en était à sa troisième intervention de sauvetage, mais on pouvait craindre que ce soit la dernière. Au numéro 2, la patiente avait fait une hémorragie cérébrale. Le chirurgien avait drainé le volumineux hématome qui lui comprimait le cerveau, mais malgré la réussite de cette intervention, l'électro-encéphalogramme restait plat. On allait devoir se résoudre à la débrancher. Au numéro 3, il n'y avait personne. Afficher moinsAfficher plus

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Cela fait cinq ans que le Clown est arrivé à la Ddass. Sans nom ni prénom, sans âge, l'enfant n'existe pas. Il n'a que ce sobriquet, le Clown, auquel il se raccroche désespérément. D'où vient-il ? Pourquoi tous ceux qui l'approchent un moment finissent toujours par l'abandonner sans explication ? L'enfant se lance à corps perdu dans la quête de ses origines. Mais il est victime d'un mystérieux accident qui le laisse entre la vie et la mort. L'inspecteur Terrache, chargé d'identifier l'enfant plongé dans le coma, navigue en eaux troubles... Comment cet enfant a-t-il pu vivre dans l'ombre toutes ces années ? Qui n'a pas intérêt dans cet hôpital à laisser l'enfant se réveiller ? Quel terrible secret se cache derrière l'identité du Clown ? Un thriller haletant. Jean Bardet est professeur de médecine à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Il est membre du comité consultatif national de bioéthique.Extrait30 octobre 2007 Vingt-deux heures. Si les événements le permettaient, ce serait bientôt l'heure de la détente. Bien que ce soit défendu, certaines iraient dormir dans le bureau de Ménard, l'assistant - c'était le seul endroit pourvu d'un fauteuil confortable. Partout ailleurs, on ne trouvait que des chaises incommodes, précisément pour éviter qu'elles s'y assoupissent. On dit généralement «elles» parce que pour tout le monde, ce sont des femmes, mais il y a aussi des hommes qui exercent cette profession. Elles allaient se reposer deux par deux tandis que leurs collègues assuraient le service. Toutes les deux heures, elles alternaient. Il fallait veiller à ne toucher à rien et surtout à évacuer les lieux avant que n'arrive la relève. Certaines nuits, une fois les problèmes résolus, lorsque tout était calme, elles s'autorisaient un moment de détente. Elles ouvraient parfois une bouteille de Champagne qu'on leur avait offerte, même si de tels cadeaux se faisaient rares. Dans ces moments-là, malgré les soucis personnels, la dureté d'un travail que personne ne semblait reconnaître à sa juste valeur, leur jeunesse pouvait enfin s'exprimer. Elles oubliaient tout. Il leur arrivait même de pousser à fond le volume de la radio, et de danser comme des gamines dans une cour de récréation. Cela ne dérangeait personne, les autres dormaient, et rien n'aurait pu les réveiller. Mais en cette nuit du 30 octobre, personne n'avait le coeur à danser. Elles pleuraient, et leurs collègues masculins n'étaient pas loin des larmes. Elles s'en étaient rendu compte en prenant la relève de l'équipe de garde : le service allait vivre l'un de ces jours où rien ne marche. Avant même que les consignes aient été transmises, elles savaient : s'il n'y avait pas encore de morts, cela ne saurait tarder. La litanie des catastrophes débuta : le patient du numéro 1 n'avait pas repris conscience depuis la veille. Atteint d'une tumeur au cerveau, d'évolution extrêmement rapide, il en était à sa troisième intervention de sauvetage, mais on pouvait craindre que ce soit la dernière. Au numéro 2, la patiente avait fait une hémorragie cérébrale. Le chirurgien avait drainé le volumineux hématome qui lui comprimait le cerveau, mais malgré la réussite de cette intervention, l'électro-encéphalogramme restait plat. On allait devoir se résoudre à la débrancher. Au numéro 3, il n'y avait personne. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le gène du mal
Editeur
Format
Grand Format
Publication
06 juin 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
268
Taille
24 x 15.5 x 2.3 cm
Poids
430
ISBN-13
9782754004466
Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
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