Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

La fille qui caressait les nuages

2.1

(4)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
«Je vais te quitter, Vincent.» À quarante-huit ans, après vingt-cinq années de vie commune, Vincent, père de deux enfants, se croyait heureux. Il n'a rien vu venir. Banal de nos jours, où huit fois sur dix, ce sont les femmes qui claquent la porte. Passé le choc de la rupture, Vincent répond à ces inconnues qui publient leurs annonces dans le Nouvel Obs, comme autant de bouteilles jetées à la mer. C'est le début d'une série de rendez-vous insolites, d'échanges par écran interposé, qui le mèneront peut-être à l'instant magique... Didier Ehretsmann est né à Calais où il a passé sa jeunesse. Il vit et travaille en région parisienne. La Fille qui caressait les nuages est son premier roman.ExtraitJANVIER Quelques mois avant l'événement qui allait bouleverser son existence, Vincent avait été convié, ainsi que tout le personnel de l'agence, à une soirée de gala organisée au musée des Arts forains, dans les anciennes caves à vin de Bercy. L'après-midi du même jour, au théâtre de Neuilly-sur-Seine, avait eu lieu la convention annuelle sur le thème «Explorer de nouveaux mondes, agir en entrepreneurs responsables». L'occasion, pour les dirigeants, de faire le bilan de l'année écoulée et de brosser la stratégie et les objectifs de l'agence pour les mois à venir. Rythmée à coups de tables rondes, d'invités surprise et de vidéo-projections sur écrans géants, la cérémonie ne manquait pas d'allant. Après un duplex avec New York (sous la neige), puis le récit d'un explorateur qui avait traversé la Kalmoukie à dos de mulet (message : nous sommes tous des aventuriers), une musique rappelant le I will survive de la Coupe du monde 1998 donna le signal de la remise des «Awards», trophée du meilleur plan com' par-ci, de la meilleure campagne d'affichage par-là. Vincent, primé deux ans plus tôt pour un astucieux teasing sur les culs de bus, ne fut cette fois pas des lauréats. Dix-neuf heures trente, «et maintenant, clama le directeur de l'agence en dénouant sa cravate et en la faisant tournoyer à la manière d'un lasso, place à la fête, tous à Bercy !» cependant qu'une pluie de paillettes et de confettis s'abattait sur la scène. La «fête» fut conforme à ce qu'on pouvait attendre de cette sorte d'événement - amusante pour qui était décidé à s'y amuser, languissante pour qui passer la nuit avec ses collègues de travail, fussent-ils d'agréables compagnons au quotidien, relève des heures sup' non rémunérées. Bien qu'appartenant plutôt à cette seconde catégorie, Vincent n'eut pas trop à se faire prier tant l'ambiance qui régnait ici, cocktail d'allégresse enfantine et de cacophonie débridée, invitait à la récréation et au lâcher prise : tout autour de lui, ce n'étaient que manèges de chevaux de bois, limonaires, trains fantômes, jeux de tir, chamboule-tout, montagnes russes, autos tamponneuses, marchands de beignets, de nougat et de barbe à papa... Au retour du week-end, Vincent retrouverait sa photo épinglée parmi d'autres aux murs de la cafét', images bientôt relayées par la messagerie interne, où on le verrait hilare, rougeaud, le front en nage, embarquer sur le Grand Canal à bord d'une gondole vénitienne ou prendre la pose devant un carillon de tubes métalliques. Afficher moinsAfficher plus

La fille qui caressait les nuages

2.1

(4)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

«Je vais te quitter, Vincent.» À quarante-huit ans, après vingt-cinq années de vie commune, Vincent, père de deux enfants, se croyait heureux. Il n'a rien vu venir. Banal de nos jours, où huit fois sur dix, ce sont les femmes qui claquent la porte. Passé le choc de la rupture, Vincent répond à ces inconnues qui publient leurs annonces dans le Nouvel Obs, comme autant de bouteilles jetées à la mer. C'est le début d'une série de rendez-vous insolites, d'échanges par écran interposé, qui le mèneront peut-être à l'instant magique... Didier Ehretsmann est né à Calais où il a passé sa jeunesse. Il vit et travaille en région parisienne. La Fille qui caressait les nuages est son premier roman.ExtraitJANVIER Quelques mois avant l'événement qui allait bouleverser son existence, Vincent avait été convié, ainsi que tout le personnel de l'agence, à une soirée de gala organisée au musée des Arts forains, dans les anciennes caves à vin de Bercy. L'après-midi du même jour, au théâtre de Neuilly-sur-Seine, avait eu lieu la convention annuelle sur le thème «Explorer de nouveaux mondes, agir en entrepreneurs responsables». L'occasion, pour les dirigeants, de faire le bilan de l'année écoulée et de brosser la stratégie et les objectifs de l'agence pour les mois à venir. Rythmée à coups de tables rondes, d'invités surprise et de vidéo-projections sur écrans géants, la cérémonie ne manquait pas d'allant. Après un duplex avec New York (sous la neige), puis le récit d'un explorateur qui avait traversé la Kalmoukie à dos de mulet (message : nous sommes tous des aventuriers), une musique rappelant le I will survive de la Coupe du monde 1998 donna le signal de la remise des «Awards», trophée du meilleur plan com' par-ci, de la meilleure campagne d'affichage par-là. Vincent, primé deux ans plus tôt pour un astucieux teasing sur les culs de bus, ne fut cette fois pas des lauréats. Dix-neuf heures trente, «et maintenant, clama le directeur de l'agence en dénouant sa cravate et en la faisant tournoyer à la manière d'un lasso, place à la fête, tous à Bercy !» cependant qu'une pluie de paillettes et de confettis s'abattait sur la scène. La «fête» fut conforme à ce qu'on pouvait attendre de cette sorte d'événement - amusante pour qui était décidé à s'y amuser, languissante pour qui passer la nuit avec ses collègues de travail, fussent-ils d'agréables compagnons au quotidien, relève des heures sup' non rémunérées. Bien qu'appartenant plutôt à cette seconde catégorie, Vincent n'eut pas trop à se faire prier tant l'ambiance qui régnait ici, cocktail d'allégresse enfantine et de cacophonie débridée, invitait à la récréation et au lâcher prise : tout autour de lui, ce n'étaient que manèges de chevaux de bois, limonaires, trains fantômes, jeux de tir, chamboule-tout, montagnes russes, autos tamponneuses, marchands de beignets, de nougat et de barbe à papa... Au retour du week-end, Vincent retrouverait sa photo épinglée parmi d'autres aux murs de la cafét', images bientôt relayées par la messagerie interne, où on le verrait hilare, rougeaud, le front en nage, embarquer sur le Grand Canal à bord d'une gondole vénitienne ou prendre la pose devant un carillon de tubes métalliques. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La fille qui caressait les nuages
Format
Grand Format
Publication
10 juin 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
234
Taille
23.4 x 15.1 x 1.8 cm
Poids
368
ISBN-13
9782753301115

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés