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Les travaux de l'infime

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Trois recueils de proses poétiques brèves sont ici rassemblés : Les travaux de l'infime ; Portraits sans visages ; Pour ne pas finir. Jacques Ancet rassemble en un unique recueil tous ses travaux poétiques visant à appréhender ce qu'il appelle «l'infime» - l'imperceptible, l'indistinct. «Cette identité obscure qui est une autre manière de dire qu'on ne sait rien. Qu'on est entre. Entre ici et ailleurs, entre hier et demain, entre tout et rien. Entre, toujours, entre. Entre le jour, la nuit, ce qui vient, ce qui s'en va - et qui revient toujours. Il s'agit de faire signe non pas vers une image déjà visible, mais vers ce non-visible qui peu à peu se trame aux lisières du visible.» Après avoir enseigné pendant plus de trente ans dans les classes préparatoires des grandes écoles, Jacques Ancet se consacre aujourd'hui à son travail d'écrivain et de traducteur près d'Annecy, où il réside. Extrait On entre dans un nouveau silence. On ne sait pas s'il a un nom. La neige le recouvre et l'éclairé. On ne sait rien. On ne saisit qu'un mouvement de doigt dans la lumière, un visage, la pause d'un pied. On entre dans ce qu'on ne sait pas. Dans ce qu'on ne sait pas il y a ce qu'on sait et autre chose. On reconnaît le coussin, le carrelage, la tasse, le livre, la lampe, mais il y a ce vide que met le regard, une sorte de battement de cil. Sans savoir, on entre dans l'infime. Mais dans l'infime, on n'entre pas. On y est, soudain, sans le savoir. C'est un fourmillement, une buée où chaque gouttelette reflète toutes les autres, où jour et nuit sont un même crépuscule, une même aube, peut-être, on ne sait pas. On est là. Biographie de l'auteur Capitaine Fuck était le plus grand dépressif de l'espace, fumant des cigarettes dopées au menthol qui lui rafraîchissaient la gorge, son dernier plaisir. Même les fellations de mutante avec un clitoris dans la gorge avaient fini par le lasser. Il caressait la crosse en pierre dure de son 357 laser à moitié vide. Il était comme son vaisseau percuté de toutes parts, fatigué comme la lèpre de l'espace, et le mental semblable a son équipage, crapuleux de vice terrien original. Il voguait avec des voiles sans vent sur des rivières sans source, se prenant un météore de temps en temps dans la carlingue, lui qui avait tant combattu, il était à la merci des pierres de l'espace, plus rien ne marchait sur son épave, même le moteur rêvait de se transformer en explosion nucléaire. Afficher moinsAfficher plus

Les travaux de l'infime

1.0

(2)

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Trois recueils de proses poétiques brèves sont ici rassemblés : Les travaux de l'infime ; Portraits sans visages ; Pour ne pas finir. Jacques Ancet rassemble en un unique recueil tous ses travaux poétiques visant à appréhender ce qu'il appelle «l'infime» - l'imperceptible, l'indistinct. «Cette identité obscure qui est une autre manière de dire qu'on ne sait rien. Qu'on est entre. Entre ici et ailleurs, entre hier et demain, entre tout et rien. Entre, toujours, entre. Entre le jour, la nuit, ce qui vient, ce qui s'en va - et qui revient toujours. Il s'agit de faire signe non pas vers une image déjà visible, mais vers ce non-visible qui peu à peu se trame aux lisières du visible.» Après avoir enseigné pendant plus de trente ans dans les classes préparatoires des grandes écoles, Jacques Ancet se consacre aujourd'hui à son travail d'écrivain et de traducteur près d'Annecy, où il réside. Extrait On entre dans un nouveau silence. On ne sait pas s'il a un nom. La neige le recouvre et l'éclairé. On ne sait rien. On ne saisit qu'un mouvement de doigt dans la lumière, un visage, la pause d'un pied. On entre dans ce qu'on ne sait pas. Dans ce qu'on ne sait pas il y a ce qu'on sait et autre chose. On reconnaît le coussin, le carrelage, la tasse, le livre, la lampe, mais il y a ce vide que met le regard, une sorte de battement de cil. Sans savoir, on entre dans l'infime. Mais dans l'infime, on n'entre pas. On y est, soudain, sans le savoir. C'est un fourmillement, une buée où chaque gouttelette reflète toutes les autres, où jour et nuit sont un même crépuscule, une même aube, peut-être, on ne sait pas. On est là. Biographie de l'auteur Capitaine Fuck était le plus grand dépressif de l'espace, fumant des cigarettes dopées au menthol qui lui rafraîchissaient la gorge, son dernier plaisir. Même les fellations de mutante avec un clitoris dans la gorge avaient fini par le lasser. Il caressait la crosse en pierre dure de son 357 laser à moitié vide. Il était comme son vaisseau percuté de toutes parts, fatigué comme la lèpre de l'espace, et le mental semblable a son équipage, crapuleux de vice terrien original. Il voguait avec des voiles sans vent sur des rivières sans source, se prenant un météore de temps en temps dans la carlingue, lui qui avait tant combattu, il était à la merci des pierres de l'espace, plus rien ne marchait sur son épave, même le moteur rêvait de se transformer en explosion nucléaire. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les travaux de l'infime
Editeur
Format
Poche
Publication
23 août 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
311
Taille
15 x 10.5 x 1.9 cm
Poids
236
ISBN-13
9782749233314
Livré entre : 15 avril - 20 avril
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