Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Les Vices du savoir

3.1

(3)

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
PrésentationIl existe des vices intellectuels. Ils vont à l’encontrede la vie de l’esprit, et se moquer de la vérité en faitpartie.« Être idiot ne fait pas nécessairement de vous quelqu’un deméchant, et les méchants sont souvent fort intelligents. Mais nous admettons qu’ily a des liens entre évaluations intellectuelles et évaluations morales : bien souventles gens intelligents sont bons et justes, et être bête prédispose à la méchanceté.Aristote soutenait qu’il y a une unité des vertus et que si l’on en a une, on les atoutes. Il admettait aussi qu’il y a une unité des vices. Mais si l’on reconnaît cetteunité, comment peut-il y avoir une éthique proprement intellectuelle, qui porte surnotre savoir, qui soit distincte de l’éthique tout court, qui porte sur nos actions ? »L’éthique intellectuelle n’est pas une simple application aux oeuvres de l’esprit del’éthique qui vaut pour nos actions. L’éthique intellectuelle se fonde en effet,montre Pascal Engel, sur la nature même du jugement et de la croyance. Ellepermet de comprendre ce qu’il y a de spécifiquement condamnable dans « leplagiat, la fraude scientifique, l’usurpation de compétences, la création d’officinespseudo-scientifiques ou l’utilisation des institutions de savoir à des fins deprosélytisme » . C’est grâce à elle que nous pouvons légitimement blâmer nosintellectuels d’être souvent « irresponsables et vaniteux, nos journalistes sansscrupules, nos médias et nos “réseaux sociaux” pourris et trompeurs à l’échelleplanétaire, nos écrivains filous, nos professeurs incompétents, nos étudiantsparesseux, nos académiciens corrompus ».Dégageant aussi bien ce qui fonde la valeur de la connaissance que la naturede la bêtise, de la sottise, du snobisme et du mépris intellectuels ainsi que cellede la foutaise et du mensonge en politique, l’auteur soutient que « parler denormes de la raison, d’éthique du savoir et de vertus intellectuelles n’est pas undiscours qu’on doit réserver aux cloîtres, aux églises, aux chapelles et auxtemples, ou même aux Temples robespierriens de la Raison et aux discours dedistribution des prix sous les préaux de la République. C’est affaire de santémentale, de décence spirituelle, et d’idéal. » Montrant qu’on peut être blâmé pourses opinions même si on ne les forme pas à volonté, élucidant en quoi consistentles raisons de croire et à quelles conditions elles justifient nos croyances, PascalEngel éclaire la nature des vertus et des vices intellectuels.,Note biographiquePhilosophe à l’EHESS, Pascal Engel propose avec cet ouvrage l’aboutissement devingt années de recherche. Il est notamment l’auteur de La Norme du vrai(Gallimard, 1989), Va savoir ! De la connaissance en général (Hermann, 2007) etdes Lois de l’esprit. Julien Benda ou la raison (Ithaque, 2012).,SommairePrologueIntroduction : l’idée d’une éthique intellectuellePREMIERE PARTIE : RAISONS ET NORMES EPISTEMIQUESI. L’éthique première de la croyance1. Le problème de Clifford2. Trois défis pour l’éthique de la croyance3. Le défi volontariste4. Y a-t-il des obligations épistémiques ?5. L’évidentialisme normatifII. L’agir épistémique et les raisons1. Les critères de l’agir2. Le bon type de raison3. Peser le but de la croyance ?4. Raisons et attitudes5. Deux sortes d’agir épistémiqueIII. Rendre raison de sa créance1. Les croyances religieuses ont-elles besoin d’être justifiées ?2. Contre le pragmatisme3. Contre la commensurabilité4. Les croyances non évidentielles5. L’évidentialisme est-il trop strict ?SECONDE PARTIE : LES PROSPERITES DU VICE INTELLECTUELIV. Ethique seconde et vertu épistémique1. De l’éthique première à l’éthique seconde2. Des raisons aux vertus épistémiques3. Les valeurs et les normes épistémiques sont-elles sociales ?4. Deux défis : situationnisme et taxinomie5. Descartes et la vertu épistémiqueV. Vices ordinaires: curiosité, foutaise et snobisme1. La valeur de la connaissance2. La curiosité3. Impertinence et foutaise4. Snobs !5. L’attitude correcteVI. Bêtise, sottise et esprits faux1. E pluribus unum ?2. La conception intellectualiste de la bêtise3. Bêtise contre sottise4. Les esprits fauxVII. Les vices politiques1. I'ignorance2. Bullshitting et mensonge3. L’injustice épistémiqueVIII. Conclusion : qui moralise ?1. Humilité et arrogance Afficher moinsAfficher plus

Les Vices du savoir

3.1

(3)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

PrésentationIl existe des vices intellectuels. Ils vont à l’encontrede la vie de l’esprit, et se moquer de la vérité en faitpartie.« Être idiot ne fait pas nécessairement de vous quelqu’un deméchant, et les méchants sont souvent fort intelligents. Mais nous admettons qu’ily a des liens entre évaluations intellectuelles et évaluations morales : bien souventles gens intelligents sont bons et justes, et être bête prédispose à la méchanceté.Aristote soutenait qu’il y a une unité des vertus et que si l’on en a une, on les atoutes. Il admettait aussi qu’il y a une unité des vices. Mais si l’on reconnaît cetteunité, comment peut-il y avoir une éthique proprement intellectuelle, qui porte surnotre savoir, qui soit distincte de l’éthique tout court, qui porte sur nos actions ? »L’éthique intellectuelle n’est pas une simple application aux oeuvres de l’esprit del’éthique qui vaut pour nos actions. L’éthique intellectuelle se fonde en effet,montre Pascal Engel, sur la nature même du jugement et de la croyance. Ellepermet de comprendre ce qu’il y a de spécifiquement condamnable dans « leplagiat, la fraude scientifique, l’usurpation de compétences, la création d’officinespseudo-scientifiques ou l’utilisation des institutions de savoir à des fins deprosélytisme » . C’est grâce à elle que nous pouvons légitimement blâmer nosintellectuels d’être souvent « irresponsables et vaniteux, nos journalistes sansscrupules, nos médias et nos “réseaux sociaux” pourris et trompeurs à l’échelleplanétaire, nos écrivains filous, nos professeurs incompétents, nos étudiantsparesseux, nos académiciens corrompus ».Dégageant aussi bien ce qui fonde la valeur de la connaissance que la naturede la bêtise, de la sottise, du snobisme et du mépris intellectuels ainsi que cellede la foutaise et du mensonge en politique, l’auteur soutient que « parler denormes de la raison, d’éthique du savoir et de vertus intellectuelles n’est pas undiscours qu’on doit réserver aux cloîtres, aux églises, aux chapelles et auxtemples, ou même aux Temples robespierriens de la Raison et aux discours dedistribution des prix sous les préaux de la République. C’est affaire de santémentale, de décence spirituelle, et d’idéal. » Montrant qu’on peut être blâmé pourses opinions même si on ne les forme pas à volonté, élucidant en quoi consistentles raisons de croire et à quelles conditions elles justifient nos croyances, PascalEngel éclaire la nature des vertus et des vices intellectuels.,Note biographiquePhilosophe à l’EHESS, Pascal Engel propose avec cet ouvrage l’aboutissement devingt années de recherche. Il est notamment l’auteur de La Norme du vrai(Gallimard, 1989), Va savoir ! De la connaissance en général (Hermann, 2007) etdes Lois de l’esprit. Julien Benda ou la raison (Ithaque, 2012).,SommairePrologueIntroduction : l’idée d’une éthique intellectuellePREMIERE PARTIE : RAISONS ET NORMES EPISTEMIQUESI. L’éthique première de la croyance1. Le problème de Clifford2. Trois défis pour l’éthique de la croyance3. Le défi volontariste4. Y a-t-il des obligations épistémiques ?5. L’évidentialisme normatifII. L’agir épistémique et les raisons1. Les critères de l’agir2. Le bon type de raison3. Peser le but de la croyance ?4. Raisons et attitudes5. Deux sortes d’agir épistémiqueIII. Rendre raison de sa créance1. Les croyances religieuses ont-elles besoin d’être justifiées ?2. Contre le pragmatisme3. Contre la commensurabilité4. Les croyances non évidentielles5. L’évidentialisme est-il trop strict ?SECONDE PARTIE : LES PROSPERITES DU VICE INTELLECTUELIV. Ethique seconde et vertu épistémique1. De l’éthique première à l’éthique seconde2. Des raisons aux vertus épistémiques3. Les valeurs et les normes épistémiques sont-elles sociales ?4. Deux défis : situationnisme et taxinomie5. Descartes et la vertu épistémiqueV. Vices ordinaires: curiosité, foutaise et snobisme1. La valeur de la connaissance2. La curiosité3. Impertinence et foutaise4. Snobs !5. L’attitude correcteVI. Bêtise, sottise et esprits faux1. E pluribus unum ?2. La conception intellectualiste de la bêtise3. Bêtise contre sottise4. Les esprits fauxVII. Les vices politiques1. I'ignorance2. Bullshitting et mensonge3. L’injustice épistémiqueVIII. Conclusion : qui moralise ?1. Humilité et arrogance Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les vices du savoir: Essai d'éthique intellectuelle
Editeur
Format
Grand Format
Publication
10 mai 2019
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
615
Taille
21 x 12.1 x 3.2 cm
Poids
638
ISBN-13
9782748903973
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés