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Le Désir: ou L'enfer de l'identique

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(13)

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur «Dans une vie où chacun est entrepreneur de soi-même règne une économie de la survie.» En enjoignant chacun d'être libre à tout prix, performant, volontaire et heureux, le monde néolibéral nous épuise. Mais c'est aussi la rencontre avec l'autre que cette société détruit : dictature de la transparence, saturation des connexions, des écrans, immédiateté, instantanéité, accès mondialisé à toute chose ont annihilé le désir et paralysé la pensée. Nous sommes pris au piège de cet univers qui domestique et asservit le plus intime en chacun de nous. Narcisses, nous ne voyons plus que notre propre reflet dans le monde. Tel est l' «enfer de l'identique», ce trouble d'une jouissance pauvre qui ne se plaît qu'à tout rapporter à soi, à moindre coût. Contre la pornographie aseptisée des 50 nuances de Grey, Han veut préserver le mystère ; contre l'injonction à être libre, «pouvoir ne pas pouvoir» ; contre l'hyper visibilité, susciter le fantasme et l'imagination, telle madame Bovary. Né à Séoul où il a commencé dans la métallurgie, Byung Chul Han a émigré en Allemagne en 1980 pour faire des études de philosophie, de littérature allemande grands mots et de théologie. Sa thèse sur Heidegger obtenue, il intègre la célèbre université de Karlsruhe. Depuis 2012, il enseigne la philosophie à Berlin. Ses livres, près d'une vingtaine, sont un véritable phénomène éditorial en Allemagne et sont traduits dans plus de 10 langues. Contre la «société de la fatigue» et les médias, il cultive l'ascèse. Sont déjà parus aux éditions Circé : La société de la fatigue et Le parfum du temps. Extrait Melancholia Ils sont nombreux, ces derniers temps, ceux qui proclament la fin de l'amour. À les en croire, celui-ci dépérit aujourd'hui en raison de l'infinie liberté du choix, de la multiplicité des options et de la volonté compulsive d'optimisation. Dans un monde aux possibilités illimitées, disent-ils, l'amour est impossible. Ils déplorent également le refroidissement de la passion. Dans son livre Pourquoi l'amour fait mal, Eva Illouz l'explique par la rationalisation de l'amour et par l'extension de la technologie du choix. Ces théories sociologiques de l'amour ne voient pas, cependant, qu'est en marche aujourd'hui un phénomène qui met l'amour à bien plus rude épreuve que la liberté sans fin ou les possibilités illimitées. Ce qui mène à la crise de l'amour, ce n'est pas seulement l'excès en matière d'offres d'autres autres, mais cette érosion de l'autre qui touche actuellement tous les domaines de l'existence et va de pair avec une narcissisation croissante du soi. Le fait que l'autre disparaisse est en réalité un processus dramatique - or il se produit, et c'est un point fatidique, à l'insu de beaucoup. L'Éros vise Vautre, au sens emphatique, qui ne se laisse pas récupérer dans le régime du moi. Dans cet enfer de l'identique dont la société actuelle porte de plus en plus les traits, il n'y a donc pas d'expérience érotique. Celle-ci suppose l'asymétrie et l'extériorité de l'autre. Ce n'est pas un hasard si Socrate, en tant qu'amant, porte le nom d'atopos. L'autre, que je désire et qui me fascine, est sans lieu. Il se dérobe au langage du même : «Atopique, l'autre fait trembler le langage : on ne peut parler de lui, sur lui : tout attribut est faux, douloureux, gaffeur, gênant [...].» La culture actuelle de la comparaison permanente, qui égalise, n'admet pas de négativité de l'atopos. Nous n'arrêtons pas de comparer tout avec tout, et nous nivelons ainsi l'autre pour l'amener à l'état de semblable, parce que nous avons justement perdu l'expérience de l'atopie de l'autre. La négativité de l'autre atopique échappe à la consommation. La société de consommation s'efforce ainsi d'éliminer l'altérité atopique en faveur de différences consommables, et même hétérotopiques. La différence est une positivité par contraste avec l'altérité. De nos jours, la négativité disparaît partout. Tout est ramené au niveau de l'objet de consommation. Nous viv Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur «Dans une vie où chacun est entrepreneur de soi-même règne une économie de la survie.» En enjoignant chacun d'être libre à tout prix, performant, volontaire et heureux, le monde néolibéral nous épuise. Mais c'est aussi la rencontre avec l'autre que cette société détruit : dictature de la transparence, saturation des connexions, des écrans, immédiateté, instantanéité, accès mondialisé à toute chose ont annihilé le désir et paralysé la pensée. Nous sommes pris au piège de cet univers qui domestique et asservit le plus intime en chacun de nous. Narcisses, nous ne voyons plus que notre propre reflet dans le monde. Tel est l' «enfer de l'identique», ce trouble d'une jouissance pauvre qui ne se plaît qu'à tout rapporter à soi, à moindre coût. Contre la pornographie aseptisée des 50 nuances de Grey, Han veut préserver le mystère ; contre l'injonction à être libre, «pouvoir ne pas pouvoir» ; contre l'hyper visibilité, susciter le fantasme et l'imagination, telle madame Bovary. Né à Séoul où il a commencé dans la métallurgie, Byung Chul Han a émigré en Allemagne en 1980 pour faire des études de philosophie, de littérature allemande grands mots et de théologie. Sa thèse sur Heidegger obtenue, il intègre la célèbre université de Karlsruhe. Depuis 2012, il enseigne la philosophie à Berlin. Ses livres, près d'une vingtaine, sont un véritable phénomène éditorial en Allemagne et sont traduits dans plus de 10 langues. Contre la «société de la fatigue» et les médias, il cultive l'ascèse. Sont déjà parus aux éditions Circé : La société de la fatigue et Le parfum du temps. Extrait Melancholia Ils sont nombreux, ces derniers temps, ceux qui proclament la fin de l'amour. À les en croire, celui-ci dépérit aujourd'hui en raison de l'infinie liberté du choix, de la multiplicité des options et de la volonté compulsive d'optimisation. Dans un monde aux possibilités illimitées, disent-ils, l'amour est impossible. Ils déplorent également le refroidissement de la passion. Dans son livre Pourquoi l'amour fait mal, Eva Illouz l'explique par la rationalisation de l'amour et par l'extension de la technologie du choix. Ces théories sociologiques de l'amour ne voient pas, cependant, qu'est en marche aujourd'hui un phénomène qui met l'amour à bien plus rude épreuve que la liberté sans fin ou les possibilités illimitées. Ce qui mène à la crise de l'amour, ce n'est pas seulement l'excès en matière d'offres d'autres autres, mais cette érosion de l'autre qui touche actuellement tous les domaines de l'existence et va de pair avec une narcissisation croissante du soi. Le fait que l'autre disparaisse est en réalité un processus dramatique - or il se produit, et c'est un point fatidique, à l'insu de beaucoup. L'Éros vise Vautre, au sens emphatique, qui ne se laisse pas récupérer dans le régime du moi. Dans cet enfer de l'identique dont la société actuelle porte de plus en plus les traits, il n'y a donc pas d'expérience érotique. Celle-ci suppose l'asymétrie et l'extériorité de l'autre. Ce n'est pas un hasard si Socrate, en tant qu'amant, porte le nom d'atopos. L'autre, que je désire et qui me fascine, est sans lieu. Il se dérobe au langage du même : «Atopique, l'autre fait trembler le langage : on ne peut parler de lui, sur lui : tout attribut est faux, douloureux, gaffeur, gênant [...].» La culture actuelle de la comparaison permanente, qui égalise, n'admet pas de négativité de l'atopos. Nous n'arrêtons pas de comparer tout avec tout, et nous nivelons ainsi l'autre pour l'amener à l'état de semblable, parce que nous avons justement perdu l'expérience de l'atopie de l'autre. La négativité de l'autre atopique échappe à la consommation. La société de consommation s'efforce ainsi d'éliminer l'altérité atopique en faveur de différences consommables, et même hétérotopiques. La différence est une positivité par contraste avec l'altérité. De nos jours, la négativité disparaît partout. Tout est ramené au niveau de l'objet de consommation. Nous viv Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le Désir: ou L'enfer de l'identique
Format
Grand Format
Publication
19 mars 2015
Préface
Badiou, Alain
Traduction
Mannoni, Olivier
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
128
Taille
20 x 12 x 1 cm
Poids
125
ISBN-13
9782746735637

Contenu

4ème de couverture

Saturés de connexions, sommés d'être libres, comptables de l'amour et entrepreneurs de nous-mêmes, nous sommes épuisés par la société de la performance. Ayant perdu la faculté de désirer, le sujet contemporain, tel un personnage du best-seller 50 nuances de Grey, ne voit plus dans le monde que son propre reflet. C'est l'«enfer de l'identique», cette aporie née d'une jouissance pauvre qui rapporte tout à soi, au moindre coût.Comment résister à cette mort programmée du désir? Dans Melancholia de Lars von Trier Justine est sauvée par l'irruption de l'« autre ». Marsile Ficin, lui, chante l'amour qui blesse et qui métamorphose.Le texte acéré de Byung-Chul Han est d'une justesse vivifiante.«Le désir de l'autre cède la place au confort du même.»
Livré entre : 23 janvier - 26 janvier
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