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Marchés : la fin des modèles standard

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les modèles mathématiques dans lesquels le monde est prédictible et les acteurs économiques agissent de façon parfaitement rationnelle sont sous le feu de la critique : la crise débutée en 2007 est, disent les auteurs, la preuve durable de leur inadéquation. Pour Roman Frydman et Michael Goldberg, la prévision parfaite n'existe pas : nous vivons dans un monde de « connaissance imparfaite ». Aussi proposent-ils de remplacer l'hypothèse d'efficience des marchés par l'hypothèse des marchés contingents, qui reconnaît que les évolutions sont influencées par des situations et facteurs imprévus. Nous sommes au coeur de l'économie de la connaissance imparfaite, chère à ces deux économistes. Roman Frydman et Michael Goldberg envisagent une panoplie de mesures destinées à atténuer les excès des marchés financiers sans compromettre la capacité des économies capitalistes à stimuler l'innovation et une croissance durable, proposent des prolongements aux réformes systémiques actuelles, ainsi que de nouvelles façons de réfléchir à ces réformes. Extrait Extrait de l'introduction Ce qui n'a pas marché et comment y remédier Indépendamment du fait que nous ne le connaissons pas, l'avenir est objectivement indéterminé : l'avenir est ouvert, objectivement ouvert. Karl R. Popper, Un univers de propension : deux études sur la causalité Je dois avouer que je préfère une connaissance vraie mais imparfaite [...] à un simulacre de connaissance exacte qui a toutes les chances d'être fausse. Friedrich A. Hayek, La Falsification de la science, Conférence de remise de prix Nobel La faille fatale L'instabilité est une caractéristique inhérente des économies capitalistes et peut-être surtout des marchés financiers modernes. Le prix des actifs et le risque ont tendance à fluctuer et, comme l'a montré l'expérience mondiale récente des marchés de l'immobilier, des valeurs boursières, des monnaies, des matières premières, les hausses peuvent devenir excessives et être suivies de renversements abrupts et spectaculaires. Ces successions de hausse et de baisse des valeurs d'actifs conduisent souvent à des changements douloureux des modes de consommation et d'investissement qui peuvent à leur tour déclencher ou prolonger des périodes de ralentissement économique et faire monter le chômage en flèche. Un grand nombre d'observateurs ont identifié la hausse excessive de l'immobilier et des valeurs boursières comme facteurs clé de la crise financière qui a commencé en 2007 et dont on sait les conséquences planétaires dévastatrices pour les gens. Ainsi, la compréhension des fluctuations des valeurs, de leur lien avec le risque financier et de leur impact sur l'économie dans son ensemble est fondamentale pour déterminer les causes de la crise et évaluer les diverses propositions de politiques publiques visant à rectifier les défauts du système. Dans cet ouvrage, nous sommes partis de l'hypothèse que le cadre conceptuel qui sous-tend le débat déclenché par la crise financière mondiale est totalement inadapté pour comprendre ce qui n'a pas fonctionné dans nos économies et ce qu'il faudrait faire pour les réformer. La raison est simple : les théories macroéconomique et financière actuelles, qui tentent de rendre compte des fluctuations des valeurs boursières et du risque, reposent sur des modèles qui considèrent comme non pertinente la notion de changement non-routinier - comme si rien de vraiment nouveau ne pouvait arriver. Comme l'a écrit Frank Knight (1921, p. 198), «Si tous les changements se produisaient conformément à des lois immuables et universelles connues, [de sorte] qu'ils puissent être anticipés à une période indéterminée [...] il n'y aurait jamais ni perte ni profit.» Et pourtant, les modèles contemporains postulent que ces lois existent. Le problème est donc de savoir ce qui motive l'activité économique et ce qui, dans les économies capitalistes, guide l'allocation des ressources. Pour Franck Knight comme pour nous Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Les modèles mathématiques dans lesquels le monde est prédictible et les acteurs économiques agissent de façon parfaitement rationnelle sont sous le feu de la critique : la crise débutée en 2007 est, disent les auteurs, la preuve durable de leur inadéquation. Pour Roman Frydman et Michael Goldberg, la prévision parfaite n'existe pas : nous vivons dans un monde de « connaissance imparfaite ». Aussi proposent-ils de remplacer l'hypothèse d'efficience des marchés par l'hypothèse des marchés contingents, qui reconnaît que les évolutions sont influencées par des situations et facteurs imprévus. Nous sommes au coeur de l'économie de la connaissance imparfaite, chère à ces deux économistes. Roman Frydman et Michael Goldberg envisagent une panoplie de mesures destinées à atténuer les excès des marchés financiers sans compromettre la capacité des économies capitalistes à stimuler l'innovation et une croissance durable, proposent des prolongements aux réformes systémiques actuelles, ainsi que de nouvelles façons de réfléchir à ces réformes. Extrait Extrait de l'introduction Ce qui n'a pas marché et comment y remédier Indépendamment du fait que nous ne le connaissons pas, l'avenir est objectivement indéterminé : l'avenir est ouvert, objectivement ouvert. Karl R. Popper, Un univers de propension : deux études sur la causalité Je dois avouer que je préfère une connaissance vraie mais imparfaite [...] à un simulacre de connaissance exacte qui a toutes les chances d'être fausse. Friedrich A. Hayek, La Falsification de la science, Conférence de remise de prix Nobel La faille fatale L'instabilité est une caractéristique inhérente des économies capitalistes et peut-être surtout des marchés financiers modernes. Le prix des actifs et le risque ont tendance à fluctuer et, comme l'a montré l'expérience mondiale récente des marchés de l'immobilier, des valeurs boursières, des monnaies, des matières premières, les hausses peuvent devenir excessives et être suivies de renversements abrupts et spectaculaires. Ces successions de hausse et de baisse des valeurs d'actifs conduisent souvent à des changements douloureux des modes de consommation et d'investissement qui peuvent à leur tour déclencher ou prolonger des périodes de ralentissement économique et faire monter le chômage en flèche. Un grand nombre d'observateurs ont identifié la hausse excessive de l'immobilier et des valeurs boursières comme facteurs clé de la crise financière qui a commencé en 2007 et dont on sait les conséquences planétaires dévastatrices pour les gens. Ainsi, la compréhension des fluctuations des valeurs, de leur lien avec le risque financier et de leur impact sur l'économie dans son ensemble est fondamentale pour déterminer les causes de la crise et évaluer les diverses propositions de politiques publiques visant à rectifier les défauts du système. Dans cet ouvrage, nous sommes partis de l'hypothèse que le cadre conceptuel qui sous-tend le débat déclenché par la crise financière mondiale est totalement inadapté pour comprendre ce qui n'a pas fonctionné dans nos économies et ce qu'il faudrait faire pour les réformer. La raison est simple : les théories macroéconomique et financière actuelles, qui tentent de rendre compte des fluctuations des valeurs boursières et du risque, reposent sur des modèles qui considèrent comme non pertinente la notion de changement non-routinier - comme si rien de vraiment nouveau ne pouvait arriver. Comme l'a écrit Frank Knight (1921, p. 198), «Si tous les changements se produisaient conformément à des lois immuables et universelles connues, [de sorte] qu'ils puissent être anticipés à une période indéterminée [...] il n'y aurait jamais ni perte ni profit.» Et pourtant, les modèles contemporains postulent que ces lois existent. Le problème est donc de savoir ce qui motive l'activité économique et ce qui, dans les économies capitalistes, guide l'allocation des ressources. Pour Franck Knight comme pour nous Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Marchés : la fin des modèles standard
Format
Broché
Publication
22 mars 2013
Auteur
Goldberg, Michael D.
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
400
Taille
20 x 13.5 x 2 cm
Poids
415
ISBN-13
9782746506329
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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