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Les Derniers et les premiers

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(10)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation"Lorsque, vers la fin de sa vie, nous avions entrepris d'établir la liste des livres qu'il restait à traduire et à publier pour compléter la résurrection de son oeuvre, Nina Berberova, d'autorité, avait fait deux parts : d'un côté, les livres qu'elle revendiquait et qui pouvaient être publiés de son vivant ; de l'autre ceux qu'elle m'autorisait, si le désir m'en venait, à éditer plus tard - bien qu'elle n'en vît pas la nécessité. Parmi les premiers, il y avait Les chroniques de Billancourt dont elle put encore voir la parution, et Où il n'est pas question d'amour, un recueil de récits qui sortit de presse en 1993, un mois avant sa mort, à un moment où elle n'était plus en mesure de s'en rendre compte ; parmi les autres, figuraient La Souveraine, Les dames de Saint-Pétersbourg, Zoïa Andréevna et Le livre du bonheur qui furent publiés en plusieurs langues à partir de 1994. Mais pour Les derniers et les premiers, j'hésitai, et j'en avais jusqu'ici différé l'édition. Pourtant, quand approcha l'année 2001 où l'on célébrerait son centenaire (Nina Berberova est née le 8 août 1901), je fus peu à peu pénétré par la nécessité de faire paraître ce premier livre. Il était, certes, conforme à ce que m'en avait dit Nina - c'est-à-dire un peu maniéré, parfois même embarrassé dans sa structure et marqué par des usages liés à la publication en feuilleton. Mais, en même temps, il me sembla qu'il était tout à fait singulier par l'image qu'il donnait d'un talent qui se met en place. L'histoire de ces émigrés russes qui se sont installés en Provence pour y vivre de l'agriculture n'a pas encore la force des destinées que révéleront avec tant de lucidité L'accompagnatrice, Le laquais et la putain ou encore Astachev à Paris, et la plupart des personnages sont mis en scène pour des raisons démonstratives, mais le monde qui peu à peu peuplera la comédie humaine de Berberova est déjà présent, on y trouve les mêmes gestes las et les mêmes regards lourds, les mêmes illusions perdues et les mêmes désespoirs insondables. Lire Les derniers et les premiers, c'est donc l'assurance de découvrir page après page - malgré d'indéniables malhabiletés - les premières manifestations d'un grand talent, et c'est voir se lever les jeunes pousses qui donneront bientôt les fleurs pathétiques et parfois vénéneuses avec lesquelles Nina Berberova, une fois découverte (et c'était il n'y a pas si longtemps : en 1985 !) est devenue célèbre dans le monde entier. De telles promesses, et la célébration imminente du centenaire, il n'en fallait pas davantage pour me persuader de publier ce premier roman." (Extraits de l'avant-propos d'Hubert Nyssen) Afficher moinsAfficher plus

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Présentation"Lorsque, vers la fin de sa vie, nous avions entrepris d'établir la liste des livres qu'il restait à traduire et à publier pour compléter la résurrection de son oeuvre, Nina Berberova, d'autorité, avait fait deux parts : d'un côté, les livres qu'elle revendiquait et qui pouvaient être publiés de son vivant ; de l'autre ceux qu'elle m'autorisait, si le désir m'en venait, à éditer plus tard - bien qu'elle n'en vît pas la nécessité. Parmi les premiers, il y avait Les chroniques de Billancourt dont elle put encore voir la parution, et Où il n'est pas question d'amour, un recueil de récits qui sortit de presse en 1993, un mois avant sa mort, à un moment où elle n'était plus en mesure de s'en rendre compte ; parmi les autres, figuraient La Souveraine, Les dames de Saint-Pétersbourg, Zoïa Andréevna et Le livre du bonheur qui furent publiés en plusieurs langues à partir de 1994. Mais pour Les derniers et les premiers, j'hésitai, et j'en avais jusqu'ici différé l'édition. Pourtant, quand approcha l'année 2001 où l'on célébrerait son centenaire (Nina Berberova est née le 8 août 1901), je fus peu à peu pénétré par la nécessité de faire paraître ce premier livre. Il était, certes, conforme à ce que m'en avait dit Nina - c'est-à-dire un peu maniéré, parfois même embarrassé dans sa structure et marqué par des usages liés à la publication en feuilleton. Mais, en même temps, il me sembla qu'il était tout à fait singulier par l'image qu'il donnait d'un talent qui se met en place. L'histoire de ces émigrés russes qui se sont installés en Provence pour y vivre de l'agriculture n'a pas encore la force des destinées que révéleront avec tant de lucidité L'accompagnatrice, Le laquais et la putain ou encore Astachev à Paris, et la plupart des personnages sont mis en scène pour des raisons démonstratives, mais le monde qui peu à peu peuplera la comédie humaine de Berberova est déjà présent, on y trouve les mêmes gestes las et les mêmes regards lourds, les mêmes illusions perdues et les mêmes désespoirs insondables. Lire Les derniers et les premiers, c'est donc l'assurance de découvrir page après page - malgré d'indéniables malhabiletés - les premières manifestations d'un grand talent, et c'est voir se lever les jeunes pousses qui donneront bientôt les fleurs pathétiques et parfois vénéneuses avec lesquelles Nina Berberova, une fois découverte (et c'était il n'y a pas si longtemps : en 1985 !) est devenue célèbre dans le monde entier. De telles promesses, et la célébration imminente du centenaire, il n'en fallait pas davantage pour me persuader de publier ce premier roman." (Extraits de l'avant-propos d'Hubert Nyssen) Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les Derniers et les Premiers
Editeur
Format
Grand Format
Publication
04 septembre 2001
Traduction
Boutin, Alexandra
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
181
Taille
19 x 10 x 1.4 cm
Poids
156
ISBN-13
9782742734146

Contenu

4ème de couverture

Le 20 septembre 1928, entre neuf et dix heures du matin, trois événements se produisent qui marquent le début de ce récit : Alexeï Ivanovitch Shaïbine, l'un de nos nombreux héros, arrive chez les Gorbatov ; Vassia, le fils de ceux-ci, reçoit de Paris une lettre émanant de son ami Adolphe Kellerman - lettre qui contient d'importants renseignements sur son père ; et enfin, un voyageur dépenaillé se présente à la ferme des Gorbatov, située dans une large vallée du Vaucluse. Aveugle, l'homme était accompagné d'un guide. - N. B.Biographie de l'auteurNée à Saint-Pétersbourg en 1901, Nina Berberova est morte à Philadelphie en 1993. Son oeuvre de fiction lui a valu une réputation internationale peu de temps après sa découverte par Actes Sud en 1985 et la publication de L'Accompagnatrice. Nina Berberova a également écrit des ouvrages biographiques dont le plus connu est à coup sûr C'est moi qui souligne, son autobiographie. Toute son oeuvre a été publiée par Actes Sud.
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