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Le courage du bon sens: Pour construire l'avenir autrement

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
?Honte, colère et espoir : tels sont les premiers mots de cet ouvrage, dans lequel l'auteur parle librement et sans concession à la langue de bois. Le diagnostic, sévère pour la France, est pourtant optimiste pour les autres pays. La croissance mondiale est sans précédent. Seule ou presque parmi les pays développés, la France piétine et se languit. Mais si le mal est en nous, le salut aussi ! Avec un peu de courage et un minimum de bon sens, il est possible de construire l'avenir autrement qu'en prenant dans la poche de nos enfants et en laissant filer la dette publique. La France a tort d'avoir peur de l'avenir. La plupart des idées reçues passées au crible du bon sens et de l'analyse des faits, s'avère infondée : la mondialisation n'est pas coupable, le principe de précaution peut être dangereux, la planète surabonde de pétrole cher, le vieillissement est aussi une bonne nouvelle... Au-delà du diagnostic à contre-courant, Michel Godet avance des dizaines de propositions concrètes dont sept prioritaires pour faire avancer le mammouth éducatif, sortir par le haut des 35 heures, créer des centaines de milliers d'emplois marchands, assurer la pérennité des solidarités intergénérationnelles, en évitant la paupérisation des familles. Car il n'est de richesses que d'hommes, éduqués, épanouis, dans une société de confiance et de projets. Michel Godet est professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de prospective industrielle. Il est aussi membre élu de l'Académie des technologies et du Conseil d'analyse économique. Son précédent ouvrage, Le Choc de 2006, a reçu le prix du Livre d'économie.ExtraitLa révolte du bon sens «Si tu ne vis pas comme tu penses, tu penseras comme tu vis.» Un père à son fils La honte, la colère et l'espoir J'ai honte pour ma génération, celle du baby-boom qui vit à crédit, en prenant dans la poche de ses enfants. Ils devront rembourser nos dettes. La France vit au-dessus de ses moyens : chaque année, depuis 1990, la richesse produite mesurée par le PIB augmente de 25 milliards d'euros et la dette issue du déficit du budget de l'État s'accroît de 40 milliards d'euros en moyenne. C'est ainsi que la dette est passée de 20 % du PIB à 66 % en l'espace de vingt-cinq ans, avec une accélération ces cinq dernières années. À ce rythme, la dette publique représenterait 100% du PIB en 2015. Cette dérive serait moins choquante s'il s'agissait de dettes contractées pour financer des investissements, dont profiteront les générations futures. Tel n'est malheureusement pas le cas : la majeure partie du déficit provient des dépenses de fonctionnement. On a ainsi augmenté le nombre de fonctionnaires d'un quart depuis 1980, alors que la population française n'augmentait que de 10 % dans la même période et que nous avons une densité de fonctionnaires dans la population active parmi les plus élevées d'Europe. Il faut rendre grâce à Thierry Breton d'avoir, avec le rapport Pébereau (2006), enfin annoncé la couleur : les 2 000 milliards d'euros de dettes, auxquels on parvient si l'on rajoute les provisions pour les retraites des fonctionnaires aux 1 100 milliards de dette publique, représentent près de 40 000 € par habitant et 120 000 € par actif ! C'est dire que chaque enfant naît avec un héritage négatif qu'il devra rembourser tout au long de sa vie active. Le modèle social français est ainsi en contradiction avec l'esprit et la lettre du développement durable : il finance artificiellement le bien-être des générations actuelles en hypothéquant celui des générations futures. Il y a longtemps que nous dénonçons, avec d'autres, ce comportement irresponsable (...) Afficher moinsAfficher plus

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?Honte, colère et espoir : tels sont les premiers mots de cet ouvrage, dans lequel l'auteur parle librement et sans concession à la langue de bois. Le diagnostic, sévère pour la France, est pourtant optimiste pour les autres pays. La croissance mondiale est sans précédent. Seule ou presque parmi les pays développés, la France piétine et se languit. Mais si le mal est en nous, le salut aussi ! Avec un peu de courage et un minimum de bon sens, il est possible de construire l'avenir autrement qu'en prenant dans la poche de nos enfants et en laissant filer la dette publique. La France a tort d'avoir peur de l'avenir. La plupart des idées reçues passées au crible du bon sens et de l'analyse des faits, s'avère infondée : la mondialisation n'est pas coupable, le principe de précaution peut être dangereux, la planète surabonde de pétrole cher, le vieillissement est aussi une bonne nouvelle... Au-delà du diagnostic à contre-courant, Michel Godet avance des dizaines de propositions concrètes dont sept prioritaires pour faire avancer le mammouth éducatif, sortir par le haut des 35 heures, créer des centaines de milliers d'emplois marchands, assurer la pérennité des solidarités intergénérationnelles, en évitant la paupérisation des familles. Car il n'est de richesses que d'hommes, éduqués, épanouis, dans une société de confiance et de projets. Michel Godet est professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de prospective industrielle. Il est aussi membre élu de l'Académie des technologies et du Conseil d'analyse économique. Son précédent ouvrage, Le Choc de 2006, a reçu le prix du Livre d'économie.ExtraitLa révolte du bon sens «Si tu ne vis pas comme tu penses, tu penseras comme tu vis.» Un père à son fils La honte, la colère et l'espoir J'ai honte pour ma génération, celle du baby-boom qui vit à crédit, en prenant dans la poche de ses enfants. Ils devront rembourser nos dettes. La France vit au-dessus de ses moyens : chaque année, depuis 1990, la richesse produite mesurée par le PIB augmente de 25 milliards d'euros et la dette issue du déficit du budget de l'État s'accroît de 40 milliards d'euros en moyenne. C'est ainsi que la dette est passée de 20 % du PIB à 66 % en l'espace de vingt-cinq ans, avec une accélération ces cinq dernières années. À ce rythme, la dette publique représenterait 100% du PIB en 2015. Cette dérive serait moins choquante s'il s'agissait de dettes contractées pour financer des investissements, dont profiteront les générations futures. Tel n'est malheureusement pas le cas : la majeure partie du déficit provient des dépenses de fonctionnement. On a ainsi augmenté le nombre de fonctionnaires d'un quart depuis 1980, alors que la population française n'augmentait que de 10 % dans la même période et que nous avons une densité de fonctionnaires dans la population active parmi les plus élevées d'Europe. Il faut rendre grâce à Thierry Breton d'avoir, avec le rapport Pébereau (2006), enfin annoncé la couleur : les 2 000 milliards d'euros de dettes, auxquels on parvient si l'on rajoute les provisions pour les retraites des fonctionnaires aux 1 100 milliards de dette publique, représentent près de 40 000 € par habitant et 120 000 € par actif ! C'est dire que chaque enfant naît avec un héritage négatif qu'il devra rembourser tout au long de sa vie active. Le modèle social français est ainsi en contradiction avec l'esprit et la lettre du développement durable : il finance artificiellement le bien-être des générations actuelles en hypothéquant celui des générations futures. Il y a longtemps que nous dénonçons, avec d'autres, ce comportement irresponsable (...) Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le courage du bon sens: Pour construire l'avenir autrement
Format
Broché
Publication
04 janvier 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
414
Taille
22.5 x 15 x 2.5 cm
Poids
540
ISBN-13
9782738117984
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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