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Introduction des savoirs antiques

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Vaste et approfondie, toujours concrète, la culture générale du citoyen gréco-romain continue de nous surprendre. Cette étude explore l'usage que faisaient les Anciens de leurs connaissances théoriques et pratiques au quotidien. Elle montre aussi, textes à l'appui, que leurs préoccupations n'étaient curieusement pas si éloignées des nôtres. Spécialiste de géographie grecque et d'astronomie sphérique, Germaine Aujac s'intéresse ici à l'élaboration d'un idéal de civilisation sur plus de huit siècles d'Antiquité, d'Hésiode à Marc Aurèle. Professeur émérite à l'université de Toulouse-le-Mirail, Germaine Aujac est l'auteur notamment de Claude Ptolémée, astronome, astrologue, géographe (CTHS), de Eratosthène de Cyrène (CTHS) et de Strabon et la science de son temps (Les Belles Lettres). Extrait Extrait de l'avant-propos Le projet de cette étude est de rassembler la somme des connaissances que l'on pouvait attendre généralement d'un citoyen cultivé, qui avait suivi le cursus normal des études, cette enkuklios paideia d'où vient notre terme d'encyclopédie. En effet, l'enseignement portait aussi bien sur les sciences du monde que sur les sciences de l'homme. On apprenait d'abord la grammaire, la rhétorique, la dialectique (ce qu'au Moyen Age on nommera le trivium), puis l'arithmétique, la musique, la géométrie, l'astronomie (le quadrivium). Au cours de ces études, le citoyen pouvait se familiariser avec les recherches et les découvertes des savants aux applications plus ou moins concrètes. Riche de tous ces enseignements, le citoyen profitait plus pleinement de la vie, et contribuait à son tour aux progrès de la vie en société. Un idéal difficile à atteindre sans doute, mais un grand nombre de textes témoigne de cette volonté de diffusion des savoirs et de ses bienfaits sur la condition humaine. Dans le chapitre «De l'institution des enfants» (Essais, I, 26), Montaigne recommandait la fréquentation des moeurs étrangères pour ouvrir l'esprit et former le jugement. Les Grecs et les Romains eurent de multiples occasions de «limer leur cervelle à celle d'autrui.» La fondation de colonies tout autour de la Méditerranée et de la mer Noire, les conflits entre les Grecs et les Perses, puis entre Athènes et Sparte, l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'aux rives de l'Indus, ou le périple de Pythéas tout au long de l'Europe occidentale, les guerres qui opposèrent Romains et Carthaginois, la conquête par les Romains de la Gaule et d'une partie de la Grande-Bretagne ou de la Germanie contribuèrent non seulement à agrandir notablement les limites du monde connu, mais amenèrent les Grecs et les Romains à expérimenter d'autres manières de vivre et de se gouverner. Nombreuses sont les réflexions des historiens, des philosophes, mais aussi des simples particuliers sur les avantages et les inconvénients des divers régimes politiques. L'histoire de l'Antiquité gréco-romaine, qui s'est déroulée sur plus de huit siècles, depuis le VIe siècle avant notre ère (sans remonter à Homère, qui contribua grandement à la diffusion du savoir) jusqu'au IL siècle de notre ère, fut loin d'être paisible. Durant cette longue période, où alternèrent conflits et paix précaires, misères et prospérités temporaires, la science, la réflexion politique ou économique, les arts n'ont pourtant cessé de prospérer. Les savants et les philosophes voyageaient souvent, avec l'ambition de glaner tout ce qui pourrait favoriser leurs recherches. Le va-et-vient constant d'un rivage à l'autre de la Méditerranée encourageait aussi bien l'émulation que la collaboration entre chercheurs intéressés par les mêmes problèmes. Et les simples citoyens, grecs ou romains, qui, au cours des temps, prirent part à des expéditions militaires tout autour du Bassin méditerranéen, depuis les fins fonds de l'Espagne jusqu'aux rives de l'Indus, des pays germaniques jusqu'aux confins du Sahara, constataient l'utilité des connaissances acquises au cours de leurs études, en Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Vaste et approfondie, toujours concrète, la culture générale du citoyen gréco-romain continue de nous surprendre. Cette étude explore l'usage que faisaient les Anciens de leurs connaissances théoriques et pratiques au quotidien. Elle montre aussi, textes à l'appui, que leurs préoccupations n'étaient curieusement pas si éloignées des nôtres. Spécialiste de géographie grecque et d'astronomie sphérique, Germaine Aujac s'intéresse ici à l'élaboration d'un idéal de civilisation sur plus de huit siècles d'Antiquité, d'Hésiode à Marc Aurèle. Professeur émérite à l'université de Toulouse-le-Mirail, Germaine Aujac est l'auteur notamment de Claude Ptolémée, astronome, astrologue, géographe (CTHS), de Eratosthène de Cyrène (CTHS) et de Strabon et la science de son temps (Les Belles Lettres). Extrait Extrait de l'avant-propos Le projet de cette étude est de rassembler la somme des connaissances que l'on pouvait attendre généralement d'un citoyen cultivé, qui avait suivi le cursus normal des études, cette enkuklios paideia d'où vient notre terme d'encyclopédie. En effet, l'enseignement portait aussi bien sur les sciences du monde que sur les sciences de l'homme. On apprenait d'abord la grammaire, la rhétorique, la dialectique (ce qu'au Moyen Age on nommera le trivium), puis l'arithmétique, la musique, la géométrie, l'astronomie (le quadrivium). Au cours de ces études, le citoyen pouvait se familiariser avec les recherches et les découvertes des savants aux applications plus ou moins concrètes. Riche de tous ces enseignements, le citoyen profitait plus pleinement de la vie, et contribuait à son tour aux progrès de la vie en société. Un idéal difficile à atteindre sans doute, mais un grand nombre de textes témoigne de cette volonté de diffusion des savoirs et de ses bienfaits sur la condition humaine. Dans le chapitre «De l'institution des enfants» (Essais, I, 26), Montaigne recommandait la fréquentation des moeurs étrangères pour ouvrir l'esprit et former le jugement. Les Grecs et les Romains eurent de multiples occasions de «limer leur cervelle à celle d'autrui.» La fondation de colonies tout autour de la Méditerranée et de la mer Noire, les conflits entre les Grecs et les Perses, puis entre Athènes et Sparte, l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'aux rives de l'Indus, ou le périple de Pythéas tout au long de l'Europe occidentale, les guerres qui opposèrent Romains et Carthaginois, la conquête par les Romains de la Gaule et d'une partie de la Grande-Bretagne ou de la Germanie contribuèrent non seulement à agrandir notablement les limites du monde connu, mais amenèrent les Grecs et les Romains à expérimenter d'autres manières de vivre et de se gouverner. Nombreuses sont les réflexions des historiens, des philosophes, mais aussi des simples particuliers sur les avantages et les inconvénients des divers régimes politiques. L'histoire de l'Antiquité gréco-romaine, qui s'est déroulée sur plus de huit siècles, depuis le VIe siècle avant notre ère (sans remonter à Homère, qui contribua grandement à la diffusion du savoir) jusqu'au IL siècle de notre ère, fut loin d'être paisible. Durant cette longue période, où alternèrent conflits et paix précaires, misères et prospérités temporaires, la science, la réflexion politique ou économique, les arts n'ont pourtant cessé de prospérer. Les savants et les philosophes voyageaient souvent, avec l'ambition de glaner tout ce qui pourrait favoriser leurs recherches. Le va-et-vient constant d'un rivage à l'autre de la Méditerranée encourageait aussi bien l'émulation que la collaboration entre chercheurs intéressés par les mêmes problèmes. Et les simples citoyens, grecs ou romains, qui, au cours des temps, prirent part à des expéditions militaires tout autour du Bassin méditerranéen, depuis les fins fonds de l'Espagne jusqu'aux rives de l'Indus, des pays germaniques jusqu'aux confins du Sahara, constataient l'utilité des connaissances acquises au cours de leurs études, en Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Introduction des savoirs antiques
Editeur
Format
Poche
Publication
28 octobre 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
400
Taille
18.5 x 12 x 3.5 cm
Poids
431
ISBN-13
9782735507207
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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