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Les Boîtes en carton

3.5

(69)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les premières amours hilarantes et joyeuses d'un adolescent et son coup de foudre envers un de ses camarades au cours d'un voyage scolaire organisé par " Les Mutualités Chrétiennes ". Les Boîtes en carton est le livre qui fit connaître Tom Lanoye en Flandres. Comme le signale la première phrase : " Ceci est la relation d'un amour banal et de son pouvoir dévorant ", il s'agit de l'histoire d'un gamin issu d'un milieu populaire qui, lors d'un voyage scolaire organisé par une caisse d'assurance " Les Mutualités Chrétiennes " au début des années soixante, tombe amoureux d'un des garçons qui participe à l'excursion. L'homosexualité approchée sans tabou fit le succès du livre mais, au-delà de cette relation aujourd'hui encore sulfureuse dans un pays catholique, l'auteur dessine une galerie de portraits, tant de son milieu familial que scolaire criants de vérité, souvent cruels et hilarants. Avec cet art de la caricature et du burlesque qui a enchanté les lecteurs de La Langue de ma mère, Tom Lanoye parvient à nous faire revivre cette période de l'après-guerre avec ses poncifs et son euphorie, et cette région, la Flandre, qui faisait, alors, complètement partie de la Belgique. Extrait CECI EST LA RELATION d'un amour banal et de son pouvoir dévorant. Il m'est tombé dessus au début des années septante dans la très laide ville provinciale de P. L'objet de cet amour : celui que je puis maintenant, depuis trois ans à peine, qualifier de gars parfaitement ordinaire, mais qu'avant cela j'ai appelé dans mon for intérieur de tous les noms que le monde ait jamais inventés pour désigner tout ce qui est inaccessible et ardemment désiré, tout ce qui vous défie et déchire, tout ce qui est beau et dingue à la fois. Son vrai nom était Z. Je l'ai rencontré pour la première fois à l'âge de dix ans. Je m'en souviens avec précision, notre rencontre eut lieu lors d'un voyage organisé par la caisse d'assurance maladie. Pas que Z. ou moi fussions incurables ou même très légèrement tubards. C'était un voyage offert à un prix ridiculement bas à tous les garçons de dix ans dont les parents étaient assurés contre maladies et mutilations. Officiellement parce que l'organisation espérait que ces enfants grandiraient dans la prospérité et la santé éclatante. En réalité parce que cette caisse, qui avait pour nom Mutualités Chrétiennes, était engagée dans une concurrence forcenée avec l'autre caisse, celle des sans Dieu, les Mutualités Socialistes. Celles-ci s'efforçaient d'attirer des membres en leur faisant miroiter non seulement des chaises roulantes bon marché, ainsi que des prothèses dentaires et des montures de lunettes jusqu'à la fin de leur existence, mais en leur promettant par-dessus le marché des voyages quasi gratuits pour leurs enfants. Les Mutualités Chrétiennes avaient paré le coup en imaginant exactement la même stratégie. Il se peut aussi que ce soit le contraire. Que les chrétiens aient devancé les impies et que ces derniers se soient vus obligés d'imiter le plan de recrutement chrétien. Les sources se contredisent sur ce point. Quoi qu'il en soit, les conséquences furent les mêmes : à l'âge de dix ans j'ai rencontré Z. pour la première fois, non à P., mais dans le sud de la Belgique, ma patrie. Tenant ma mère par la main, je me rendis à une réunion de la caisse locale des Mutualités Chrétiennes. Une haute salle aux lignes géométriques, de construction récente. A l'avant une estrade, à l'arrière un comptoir avec une pompe à bière. Pas de fenêtres. Au plafond tremblotaient des tubes au néon dans une armature minimaliste, du carrelage montait une odeur de produit désinfectant, mêlée d'effluves de sueur, de bière et de tabac froid. La veille, on avait dansé et fait la fête ici, avec mesure, bien sûr, et dans la meilleure des traditions chrétiennes flamandes. À présent des chaises étaient alignées comme à l'église, la plupart étaient déjà occupées par d'autres mères et leur progéniture décagénaire. L'air étai Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Les premières amours hilarantes et joyeuses d'un adolescent et son coup de foudre envers un de ses camarades au cours d'un voyage scolaire organisé par " Les Mutualités Chrétiennes ". Les Boîtes en carton est le livre qui fit connaître Tom Lanoye en Flandres. Comme le signale la première phrase : " Ceci est la relation d'un amour banal et de son pouvoir dévorant ", il s'agit de l'histoire d'un gamin issu d'un milieu populaire qui, lors d'un voyage scolaire organisé par une caisse d'assurance " Les Mutualités Chrétiennes " au début des années soixante, tombe amoureux d'un des garçons qui participe à l'excursion. L'homosexualité approchée sans tabou fit le succès du livre mais, au-delà de cette relation aujourd'hui encore sulfureuse dans un pays catholique, l'auteur dessine une galerie de portraits, tant de son milieu familial que scolaire criants de vérité, souvent cruels et hilarants. Avec cet art de la caricature et du burlesque qui a enchanté les lecteurs de La Langue de ma mère, Tom Lanoye parvient à nous faire revivre cette période de l'après-guerre avec ses poncifs et son euphorie, et cette région, la Flandre, qui faisait, alors, complètement partie de la Belgique. Extrait CECI EST LA RELATION d'un amour banal et de son pouvoir dévorant. Il m'est tombé dessus au début des années septante dans la très laide ville provinciale de P. L'objet de cet amour : celui que je puis maintenant, depuis trois ans à peine, qualifier de gars parfaitement ordinaire, mais qu'avant cela j'ai appelé dans mon for intérieur de tous les noms que le monde ait jamais inventés pour désigner tout ce qui est inaccessible et ardemment désiré, tout ce qui vous défie et déchire, tout ce qui est beau et dingue à la fois. Son vrai nom était Z. Je l'ai rencontré pour la première fois à l'âge de dix ans. Je m'en souviens avec précision, notre rencontre eut lieu lors d'un voyage organisé par la caisse d'assurance maladie. Pas que Z. ou moi fussions incurables ou même très légèrement tubards. C'était un voyage offert à un prix ridiculement bas à tous les garçons de dix ans dont les parents étaient assurés contre maladies et mutilations. Officiellement parce que l'organisation espérait que ces enfants grandiraient dans la prospérité et la santé éclatante. En réalité parce que cette caisse, qui avait pour nom Mutualités Chrétiennes, était engagée dans une concurrence forcenée avec l'autre caisse, celle des sans Dieu, les Mutualités Socialistes. Celles-ci s'efforçaient d'attirer des membres en leur faisant miroiter non seulement des chaises roulantes bon marché, ainsi que des prothèses dentaires et des montures de lunettes jusqu'à la fin de leur existence, mais en leur promettant par-dessus le marché des voyages quasi gratuits pour leurs enfants. Les Mutualités Chrétiennes avaient paré le coup en imaginant exactement la même stratégie. Il se peut aussi que ce soit le contraire. Que les chrétiens aient devancé les impies et que ces derniers se soient vus obligés d'imiter le plan de recrutement chrétien. Les sources se contredisent sur ce point. Quoi qu'il en soit, les conséquences furent les mêmes : à l'âge de dix ans j'ai rencontré Z. pour la première fois, non à P., mais dans le sud de la Belgique, ma patrie. Tenant ma mère par la main, je me rendis à une réunion de la caisse locale des Mutualités Chrétiennes. Une haute salle aux lignes géométriques, de construction récente. A l'avant une estrade, à l'arrière un comptoir avec une pompe à bière. Pas de fenêtres. Au plafond tremblotaient des tubes au néon dans une armature minimaliste, du carrelage montait une odeur de produit désinfectant, mêlée d'effluves de sueur, de bière et de tabac froid. La veille, on avait dansé et fait la fête ici, avec mesure, bien sûr, et dans la meilleure des traditions chrétiennes flamandes. À présent des chaises étaient alignées comme à l'église, la plupart étaient déjà occupées par d'autres mères et leur progéniture décagénaire. L'air étai Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les boîtes en carton
Editeur
Format
Grand Format
Publication
01 janvier 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
191
Taille
20.2 x 13.2 x 1.7 cm
Poids
0
ISBN-13
9782729120122
Livré entre : 19 février - 22 février
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