Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Quitter Madrid

3.9

(14)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation"Les saintes de Zurbarán, ces femmes parées, presque fardées, qui acceptaient extatiques la violence des bourreaux, je les avais aimées, et j'avais désormais envie de lacérer leur image, leur visage si lisse et si tendre. Désormais j'avais soif de suppliciés, de brûlés vifs, de langues coupées, de jambes brisées, de membres détachés et semés aux quatre vents. Quel mérite y avait-il à affronter le mal si tout était désincarné ? Dans l'horreur qui nous avait saisis le 11 mars, nous avions hurlé, pleuré, tremblé, supplié et gémi. Depuis Atocha, j'avais le sentiment que personne ne pourrait plus jamais rien pour moi."11 mars 2004 : attentats dans quatre trains de la banlieue de Madrid. Restauratrice de tableaux, Alice sort indemne mais choquée de la catastrophe qui fait près de 200 morts et des milliers de blessés. Après le drame, elle n'est plus la même : elle qui aimait tant raviver la beauté des toiles de Zurbarán trouve désormais son travail dérisoire. Même sa relation amoureuse avec Angel, chef-cuisinier venu de Colombie, est remise en cause. Loin des siens, seule avec sa blessure intime, elle vit les affres de la culpabilité des "survivants" : elle doit rentrer en France. Mais comment faire quand on est incapable de sortir, incapable de prendre un avion ou un train ?Sobre et sensible, Sarah Manigne cerne au plus près le malaise d'une victime et questionne la représentation picturale de la douleur. Jusqu'à quel point l'art console-t-il ? Afficher moinsAfficher plus

Quitter Madrid

3.9

(14)

13,00 €
Sélectionnez la condition
13,00 €

Le Pitch

Présentation"Les saintes de Zurbarán, ces femmes parées, presque fardées, qui acceptaient extatiques la violence des bourreaux, je les avais aimées, et j'avais désormais envie de lacérer leur image, leur visage si lisse et si tendre. Désormais j'avais soif de suppliciés, de brûlés vifs, de langues coupées, de jambes brisées, de membres détachés et semés aux quatre vents. Quel mérite y avait-il à affronter le mal si tout était désincarné ? Dans l'horreur qui nous avait saisis le 11 mars, nous avions hurlé, pleuré, tremblé, supplié et gémi. Depuis Atocha, j'avais le sentiment que personne ne pourrait plus jamais rien pour moi."11 mars 2004 : attentats dans quatre trains de la banlieue de Madrid. Restauratrice de tableaux, Alice sort indemne mais choquée de la catastrophe qui fait près de 200 morts et des milliers de blessés. Après le drame, elle n'est plus la même : elle qui aimait tant raviver la beauté des toiles de Zurbarán trouve désormais son travail dérisoire. Même sa relation amoureuse avec Angel, chef-cuisinier venu de Colombie, est remise en cause. Loin des siens, seule avec sa blessure intime, elle vit les affres de la culpabilité des "survivants" : elle doit rentrer en France. Mais comment faire quand on est incapable de sortir, incapable de prendre un avion ou un train ?Sobre et sensible, Sarah Manigne cerne au plus près le malaise d'une victime et questionne la représentation picturale de la douleur. Jusqu'à quel point l'art console-t-il ? Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Quitter Madrid
Format
Grand Format
Publication
27 août 2020
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
128
Taille
20.5 x 14.2 x 1.3 cm
Poids
188
ISBN-13
9782715255012

Contenu

4ème de couverture

"Les saintes de Zurbarán, ces femmes parées, presque fardées, qui acceptaient extatiques la violence des bourreaux, je les avais aimées, et j'avais désormais envie de lacérer leur image, leur visage si lisse et si tendre. Désormais j'avais soif de suppliciés, de brûlés vifs, de langues coupées, de jambes brisées, de membres détachés et semés aux quatre vents. Quel mérite y avait-il à affronter le mal si tout était désincarné ? Dans l'horreur qui nous avait saisis le 11 mars, nous avions hurlé, pleuré, tremblé, supplié et gémi. Depuis Atocha, j'avais le sentiment que personne ne pourrait plus jamais rien pour moi."11 mars 2004 : attentats dans quatre trains de la banlieue de Madrid. Restauratrice de tableaux, Alice sort indemne mais choquée de la catastrophe qui fait près de 200 morts et des milliers de blessés. Après le drame, elle n'est plus la même : elle qui aimait tant raviver la beauté des toiles de Zurbarán trouve désormais son travail dérisoire. Même sa relation amoureuse avec Angel, chef-cuisinier venu de Colombie, est remise en cause. Loin des siens, seule avec sa blessure intime, elle vit les affres de la culpabilité des "survivants" : elle doit rentrer en France. Mais comment faire quand on est incapable de sortir, incapable de prendre un avion ou un train ?Sobre et sensible, Sarah Manigne cerne au plus près le malaise d'une victime et questionne la représentation picturale de la douleur. Jusqu'à quel point l'art console-t-il ?
Feuilleter le livre
Livré entre : 3 juillet - 8 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR) à partir de 35,00 € de livres neufs
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés