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DU CHATEAU ROYAL AU MUSEE D'ARCHEOLOGIE NATIONALE - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Description du produit in8. Broché. Extrait Avant-propos de Patrick Périn : Conservateur général du patrimoine Directeur du musée d'Archéologie nationale De sa fondation vers 1124 au départ de la Cour pour Versailles en 1682, le château de Saint-Germain-en-Laye fut l'une des résidences préférées des rois de France. En témoignent les actes royaux qui y furent donnés sous chacun de leur règne, avec un nombre souvent égal, voire supérieur, à celui d'autres châteaux royaux, tels Vincennes, Fontainebleau ou Compiègne. Durant son règne, François Ier résida à Saint-Germain plus d'un millier de jours, soit le double de ses séjours à Fontainebleau. Après avoir habité le logis de Charles V depuis le début de son règne, en 1515, il manifesta son attachement à cette résidence en décidant sa transformation en un véritable château à partir de 1539. Malgré son apparence, ce nouveau château ne put bientôt accueillir tous les courtisans. Henri II lui adjoignit donc à partir de 1557 le «Château-Neuf». Selon des témoignages contemporains, ces châteaux voisins ainsi que les terrasses et jardins qui les entouraient étaient considérés comme la «huitième merveille du monde» ! Louis XIV fut aussi l'une des grandes figures de Saint-Germain où, de 1660 à 1682, il passa chaque année plus de dix mois, confiant à Le Nôtre la réorganisation des terrasses et des jardins. Malgré une ultime tentative d'agran­dissement du «Château-Vieux» en 1681, la Cour, transférée à Versailles en 1682, abandonna définitivement Saint-Germain. Mis à la disposition de Jacques II d'Ecosse, en exil, par son cousin Louis XIV, le château retrouva une vie de Cour pour quelques années encore, de 1689 à 1718, avant de sombrer ensuite dans l'oubli. En effet, les décennies qui suivirent ne furent pas bénéfiques au Château-Vieux, dépouillé de sa décoration intérieure et de son mobilier. Mal entretenu, il se dégrada bientôt, ce processus étant accéléré par sa transformation en prison pour suspects lors de la Révolution, puis en école de cavalerie sous Napoléon Ier, et enfin en pénitencier militaire à partir de la Restauration. Menacé de destruction, il fut sauvé par Napoléon III qui, de 1862 à 1867, le fit transformer en «musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines». Entreprise par l'architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, et achevée en 1907, la restauration du monument fut agressive, qu'il s'agisse des façades extérieures ou des volumes intérieurs, adaptés aux exigences d'un musée. Les rénovations effectuées à partir de 1965, à l'initiative d'André Malraux, coupèrent encore davantage le musée de son enveloppe, ce qui subsistait de l'architecture intérieure étant dissimulé. Malgré la présence de panneaux indiquant la destination première des salles d'exposition actuelles sous François Ier, puis Louis XIV, on comprend cependant volontiers que les visiteurs du musée d'Archéologie nationale aient du mal à concevoir la configuration originelle des lieux et à imaginer les aménagements somptueux des anciens appartements royaux. Afin de pallier cette lecture difficile du château à travers le musée qu'il abrite, une exposition de panneaux richement illustrés a été installée depuis quelques années, soit dans la chapelle royale, soit dans les salles d'exposition temporaire. Elle relate les grandes heures de la résidence royale de Saint-Germain, ainsi que les anecdotes qui ont émaillé son histoire, de son origine au traité de Saint-Germain avec l'Autriche, en 1919. C'est à la demande de nombreux visiteurs que cet album, tiré des panneaux de l'exposition dont il reprend largement les textes et les illustrations, a été édité. Il leur est dédié. Afficher moinsAfficher plus

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Description du produit in8. Broché. Extrait Avant-propos de Patrick Périn : Conservateur général du patrimoine Directeur du musée d'Archéologie nationale De sa fondation vers 1124 au départ de la Cour pour Versailles en 1682, le château de Saint-Germain-en-Laye fut l'une des résidences préférées des rois de France. En témoignent les actes royaux qui y furent donnés sous chacun de leur règne, avec un nombre souvent égal, voire supérieur, à celui d'autres châteaux royaux, tels Vincennes, Fontainebleau ou Compiègne. Durant son règne, François Ier résida à Saint-Germain plus d'un millier de jours, soit le double de ses séjours à Fontainebleau. Après avoir habité le logis de Charles V depuis le début de son règne, en 1515, il manifesta son attachement à cette résidence en décidant sa transformation en un véritable château à partir de 1539. Malgré son apparence, ce nouveau château ne put bientôt accueillir tous les courtisans. Henri II lui adjoignit donc à partir de 1557 le «Château-Neuf». Selon des témoignages contemporains, ces châteaux voisins ainsi que les terrasses et jardins qui les entouraient étaient considérés comme la «huitième merveille du monde» ! Louis XIV fut aussi l'une des grandes figures de Saint-Germain où, de 1660 à 1682, il passa chaque année plus de dix mois, confiant à Le Nôtre la réorganisation des terrasses et des jardins. Malgré une ultime tentative d'agran­dissement du «Château-Vieux» en 1681, la Cour, transférée à Versailles en 1682, abandonna définitivement Saint-Germain. Mis à la disposition de Jacques II d'Ecosse, en exil, par son cousin Louis XIV, le château retrouva une vie de Cour pour quelques années encore, de 1689 à 1718, avant de sombrer ensuite dans l'oubli. En effet, les décennies qui suivirent ne furent pas bénéfiques au Château-Vieux, dépouillé de sa décoration intérieure et de son mobilier. Mal entretenu, il se dégrada bientôt, ce processus étant accéléré par sa transformation en prison pour suspects lors de la Révolution, puis en école de cavalerie sous Napoléon Ier, et enfin en pénitencier militaire à partir de la Restauration. Menacé de destruction, il fut sauvé par Napoléon III qui, de 1862 à 1867, le fit transformer en «musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines». Entreprise par l'architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, et achevée en 1907, la restauration du monument fut agressive, qu'il s'agisse des façades extérieures ou des volumes intérieurs, adaptés aux exigences d'un musée. Les rénovations effectuées à partir de 1965, à l'initiative d'André Malraux, coupèrent encore davantage le musée de son enveloppe, ce qui subsistait de l'architecture intérieure étant dissimulé. Malgré la présence de panneaux indiquant la destination première des salles d'exposition actuelles sous François Ier, puis Louis XIV, on comprend cependant volontiers que les visiteurs du musée d'Archéologie nationale aient du mal à concevoir la configuration originelle des lieux et à imaginer les aménagements somptueux des anciens appartements royaux. Afin de pallier cette lecture difficile du château à travers le musée qu'il abrite, une exposition de panneaux richement illustrés a été installée depuis quelques années, soit dans la chapelle royale, soit dans les salles d'exposition temporaire. Elle relate les grandes heures de la résidence royale de Saint-Germain, ainsi que les anecdotes qui ont émaillé son histoire, de son origine au traité de Saint-Germain avec l'Autriche, en 1919. C'est à la demande de nombreux visiteurs que cet album, tiré des panneaux de l'exposition dont il reprend largement les textes et les illustrations, a été édité. Il leur est dédié. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
DU CHATEAU ROYAL AU MUSEE D'ARCHEOLOGIE NATIONALE - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE
Editeur
Format
Broché
Publication
28 août 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
96
Taille
23.3 x 16.2 x 0.8 cm
Poids
302
ISBN-13
9782711850662
Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
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