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Un seigneur en otage roman

3.8

(28)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Vingt-septième été de la guerre de Cent Ans. Une assemblée de nobles de France s'apprête à rejoindre l'Angleterre comme otage, en remplacement du roi. Parmi eux, à contrecoeur, le sire de Randon. En plaçant son sergent Barthélémy au coeur de ses domaines du Velay, avec charge de bayle, et la guérisseuse Ysabellis dans son château de Polignac, il espère endiguer le vent de révolte et les complots qui se trament. Mais l'assassinat d'un officier menace de faire basculer la seigneurie dans le chaos. Remèdes chimériques, secrètes rencontres, ambitieuses brodeuses... Alors que s'accumulent les tensions, l'enquête pour meurtre se double d'une course haletante contre le déferlement de fureur annoncé. Laetitia Bourgeois, docteur en histoire médiévale, a publié Les Bonnes Herbes du Moyen Âge en 1999. Actuellement, elle se consacre tant à son jardin expérimental médiéval, à la recherche historique qu'à l'écriture romanesque. Au fil de ses romans, elle tait vivre et évoluer Ysabellis et Barthélémy, deux protagonistes fascinants dont on peut retrouver les équipées dans Les Deniers du Gévaudan, Éditions Privât, 2005, et Le Parchemin disparu de maître Richard, Éditions Privât, 2006. Extrait Hommage ON AVAIT DISPOSÉ une planche et deux tréteaux sur la plus vieille tombe du cimetière, là où jouaient les musiciens les jours de fête. Derrière la table, le notaire, droit, le visage très rouge, évaluait la foule des chapeaux et bonnets colorés qui se pressait sous le soleil écrasant. Son grand registre relié était ouvert à la page «Marcouls en Margeride», car les manants de Marcouls devaient, c'était l'ordre du seigneur, prêter hommage les premiers. C'était un vrai grand jour. En petits groupes animés, une foule nombreuse d'hommes et de quelques femmes attendaient l'arrivée de l'équipage du seigneur. Les regards allaient de la table du notaire à la rue par laquelle Randon arriverait suffisamment en retard pour asseoir son importance. H était coutumier de ces marques de pouvoir, fût-ce avec les simples manants de ses domaines. Le brouhaha s'amplifia. Un petit groupe de cousins entonnèrent une chanson pour tromper leur attente et marquer le plaisir de se retrouver. Des plaisanteries fusaient, nourriture et vin sortaient des besaces. L'air devenait lourd d'humidité. Un léger vent faisait voler les cheveux des hommes sous leurs chapeaux. - Si c'est pas malheureux, il fait jamais chaud, et quand il fait chaud, y en a trop, répéta, pour la centième fois, un petit homme en faisant le geste, large et explicite, de s'éponger le front. Les autres approuvèrent, tout en guettant le son de sabots. Une bourrique éveilla l'attention. - Il a changé de monture, le seigneur, on dirait ! lança un vieil homme, provoquant une salve de rires et de sifflets. Enfin, les pas de sabots ferrés résonnèrent sur les cailloux du chemin. Les conversations se turent, tout le monde prêta l'oreille et rectifia sa position. Le seigneur arrivait enfin, large et carré, monté sur son plus beau palefroi, une immense bête grise, qui le portait sans peine avec tout son équipement de guerrier. Trois pas derrière lui venaient plusieurs hommes, que les chuchotements identifiaient : le châtelain de Châteauneuf, un clerc, un juge mage de la seigneurie, un notaire royal que l'on voyait souvent dans l'entourage de l'évêque de Mende. Du beau monde. Barthélémy, en cotte du dimanche et chapeau de feutre bleu foncé, poussa un imperceptible soupir. Les derniers murmures s'évanouirent quand le seigneur mit pied à terre. Une haie se forma autour de lui. Il jeta un regard circulaire et jaugea la foule du regard. Peu d'absents. C'était bon signe. Signe que son autorité tenait vaillamment. Certains visages étaient respectueux, d'autres fidèles, beaucoup étaient impressionnés. Mais pas tous. C'était une des rares occasions où peu de personnes parvenaient à cacher leurs sentiments envers leur seigneur. Et même si la plupart des hommes et des femmes rassemblés là, à Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Vingt-septième été de la guerre de Cent Ans. Une assemblée de nobles de France s'apprête à rejoindre l'Angleterre comme otage, en remplacement du roi. Parmi eux, à contrecoeur, le sire de Randon. En plaçant son sergent Barthélémy au coeur de ses domaines du Velay, avec charge de bayle, et la guérisseuse Ysabellis dans son château de Polignac, il espère endiguer le vent de révolte et les complots qui se trament. Mais l'assassinat d'un officier menace de faire basculer la seigneurie dans le chaos. Remèdes chimériques, secrètes rencontres, ambitieuses brodeuses... Alors que s'accumulent les tensions, l'enquête pour meurtre se double d'une course haletante contre le déferlement de fureur annoncé. Laetitia Bourgeois, docteur en histoire médiévale, a publié Les Bonnes Herbes du Moyen Âge en 1999. Actuellement, elle se consacre tant à son jardin expérimental médiéval, à la recherche historique qu'à l'écriture romanesque. Au fil de ses romans, elle tait vivre et évoluer Ysabellis et Barthélémy, deux protagonistes fascinants dont on peut retrouver les équipées dans Les Deniers du Gévaudan, Éditions Privât, 2005, et Le Parchemin disparu de maître Richard, Éditions Privât, 2006. Extrait Hommage ON AVAIT DISPOSÉ une planche et deux tréteaux sur la plus vieille tombe du cimetière, là où jouaient les musiciens les jours de fête. Derrière la table, le notaire, droit, le visage très rouge, évaluait la foule des chapeaux et bonnets colorés qui se pressait sous le soleil écrasant. Son grand registre relié était ouvert à la page «Marcouls en Margeride», car les manants de Marcouls devaient, c'était l'ordre du seigneur, prêter hommage les premiers. C'était un vrai grand jour. En petits groupes animés, une foule nombreuse d'hommes et de quelques femmes attendaient l'arrivée de l'équipage du seigneur. Les regards allaient de la table du notaire à la rue par laquelle Randon arriverait suffisamment en retard pour asseoir son importance. H était coutumier de ces marques de pouvoir, fût-ce avec les simples manants de ses domaines. Le brouhaha s'amplifia. Un petit groupe de cousins entonnèrent une chanson pour tromper leur attente et marquer le plaisir de se retrouver. Des plaisanteries fusaient, nourriture et vin sortaient des besaces. L'air devenait lourd d'humidité. Un léger vent faisait voler les cheveux des hommes sous leurs chapeaux. - Si c'est pas malheureux, il fait jamais chaud, et quand il fait chaud, y en a trop, répéta, pour la centième fois, un petit homme en faisant le geste, large et explicite, de s'éponger le front. Les autres approuvèrent, tout en guettant le son de sabots. Une bourrique éveilla l'attention. - Il a changé de monture, le seigneur, on dirait ! lança un vieil homme, provoquant une salve de rires et de sifflets. Enfin, les pas de sabots ferrés résonnèrent sur les cailloux du chemin. Les conversations se turent, tout le monde prêta l'oreille et rectifia sa position. Le seigneur arrivait enfin, large et carré, monté sur son plus beau palefroi, une immense bête grise, qui le portait sans peine avec tout son équipement de guerrier. Trois pas derrière lui venaient plusieurs hommes, que les chuchotements identifiaient : le châtelain de Châteauneuf, un clerc, un juge mage de la seigneurie, un notaire royal que l'on voyait souvent dans l'entourage de l'évêque de Mende. Du beau monde. Barthélémy, en cotte du dimanche et chapeau de feutre bleu foncé, poussa un imperceptible soupir. Les derniers murmures s'évanouirent quand le seigneur mit pied à terre. Une haie se forma autour de lui. Il jeta un regard circulaire et jaugea la foule du regard. Peu d'absents. C'était bon signe. Signe que son autorité tenait vaillamment. Certains visages étaient respectueux, d'autres fidèles, beaucoup étaient impressionnés. Mais pas tous. C'était une des rares occasions où peu de personnes parvenaient à cacher leurs sentiments envers leur seigneur. Et même si la plupart des hommes et des femmes rassemblés là, à Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Un seigneur en otage roman
Editeur
Format
Grand Format
Publication
14 juin 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
313
Taille
22 x 13.5 x 2.7 cm
Poids
450
ISBN-13
9782708958548

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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