Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

La porcelaine française du XVIIIe siècle

4.0

(2)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur La porcelaine de Chine, blanche et translucide, a connu en Europe un engouement extraordinaire dès la Renaissance. Les princes voulaient en posséder, les céramistes voulaient en fabriquer En Italie au XVIe siècle, puis en France au XVIIe siècle, ils inventèrent une admirable «porcelaine tendre» à laquelle, au XVIIIe siècle, la manufacture royale de Sèvres conféra un éclat inégalable. Le kaolin, indispensable pour fabriquer la «porcelaine dure», fut découvert dans le Limousin en 1768. Les manufactures se multiplièrent alors, surtout à Paris. Cet ouvrage raconte cette passionnante histoire. Son abondante illustration montre les étapes de la création, les inventions artistiques étonnantes de ces céramistes qui ont imaginé les innombrables métiers nécessaires à la fabrication de la porcelaine. Les décorateurs contemporains remettent sans cesse au goût du jour leurs innovations. Extrait Introduction La porcelaine, une invention chinoise Très longtemps la porcelaine est restée le privilège de l'Extrême-Orient. Apparue dans le nord de la Chine à l'époque des Souei (589-617), elle bénéficiait, face aux traditions potières occidentales héritées de l'Antiquité, de qualités de brillance, de dureté et par-dessus tout de blancheur, qualités jusque-là totalement inédites. Le monopole chinois dura près de dix siècles. Ce n'est qu'au terme de longs échanges commerciaux, orchestrés autour du monde par les compagnies maritimes des Indes, que surgit, au XVIIIe siècle, la concurrence européenne. Jamais le goût pour la porcelaine ne fut plus grand qu'à l'époque de cette rivalité et la fascination pour la Chine mieux partagée. Le kaolin était l'une des clés de la découverte chinoise. Argile très plastique, extraite d'un immense gisement découvert au nord de Jingdezhen au début de notre ère et toujours en exploitation, le kaolin détient la particularité d'être blanc et de le rester après la cuisson. L'Occident n'a identifié et exploité cette argile spécifique qu'au début du XVIIIe siècle. Pour permettre aux ouvrages de résister à l'action du feu, l'ajout d'une roche en décomposition, le petuntse, broyée et mélangée à l'argile, est nécessaire. La dureté qui caractérise les porcelaines chinoises s'appuie sur la technologie des cuissons à haute température héritées de l'art traditionnel du bronze. Le mélange argilo-siliceux, nappé d'une couverte vernissée, doit cuire à plus de 1300°C. C'est alors qu'il se vitrifie et acquiert le «glacé» et la brillance qui le rapprochent des jades, mais aussi cette fameuse translucidité qui fascina plus que tout les Occidentaux. On donna à cette céramique, qui ne peut être rayée par une lame en acier, le nom de «porcelaine dure». L'Occident et la porcelaine L'Occident a découvert la porcelaine autour de l'an 1000, colportée avec la soie et les épices, sur les routes caravanières, loin des frontières chinoises. Marco Polo (vers 1254-1324), au retour d'un voyage en Chine, lui a donné son nom de coquillage, par référence à un gastéropode vivant dans les mers chaudes : le «pourcelaine». Elle en avait l'aspect nacré et était, comme lui, douce à caresser. Curiosité rare et troublante par sa matière, l'objet venu de Chine, apprivoisé par des montures d'orfèvrerie, rejoignit vite les gemmes, les coraux, les ivoires et les objets en bois tourné des collections médiévales qui prétendaient à l'universalité. Le Moyen Orient fut le premier à être fasciné par la céramique chinoise. Dès le ixe siècle, à Bagdad, on imita les grès Tang sous la forme de terres vernissées à coulures manganèse, vertes et jaunes et surtout on imita la blancheur de la porcelaine en inventant la faïence, céramique à pâte poreuse et glaçure blanchie à l'oxyde d'étain, donc opaque. Certes, aux Xe et XIe siècles, à Rey, en Iran, on créa des «porcelaines tendres», comme on devait le faire du XVIe au XVIIIe siècle en Europe, mais la translucidité n'intéressait guère les civilisations islamiques et on y ren Afficher moinsAfficher plus

La porcelaine française du XVIIIe siècle

4.0

(2)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur La porcelaine de Chine, blanche et translucide, a connu en Europe un engouement extraordinaire dès la Renaissance. Les princes voulaient en posséder, les céramistes voulaient en fabriquer En Italie au XVIe siècle, puis en France au XVIIe siècle, ils inventèrent une admirable «porcelaine tendre» à laquelle, au XVIIIe siècle, la manufacture royale de Sèvres conféra un éclat inégalable. Le kaolin, indispensable pour fabriquer la «porcelaine dure», fut découvert dans le Limousin en 1768. Les manufactures se multiplièrent alors, surtout à Paris. Cet ouvrage raconte cette passionnante histoire. Son abondante illustration montre les étapes de la création, les inventions artistiques étonnantes de ces céramistes qui ont imaginé les innombrables métiers nécessaires à la fabrication de la porcelaine. Les décorateurs contemporains remettent sans cesse au goût du jour leurs innovations. Extrait Introduction La porcelaine, une invention chinoise Très longtemps la porcelaine est restée le privilège de l'Extrême-Orient. Apparue dans le nord de la Chine à l'époque des Souei (589-617), elle bénéficiait, face aux traditions potières occidentales héritées de l'Antiquité, de qualités de brillance, de dureté et par-dessus tout de blancheur, qualités jusque-là totalement inédites. Le monopole chinois dura près de dix siècles. Ce n'est qu'au terme de longs échanges commerciaux, orchestrés autour du monde par les compagnies maritimes des Indes, que surgit, au XVIIIe siècle, la concurrence européenne. Jamais le goût pour la porcelaine ne fut plus grand qu'à l'époque de cette rivalité et la fascination pour la Chine mieux partagée. Le kaolin était l'une des clés de la découverte chinoise. Argile très plastique, extraite d'un immense gisement découvert au nord de Jingdezhen au début de notre ère et toujours en exploitation, le kaolin détient la particularité d'être blanc et de le rester après la cuisson. L'Occident n'a identifié et exploité cette argile spécifique qu'au début du XVIIIe siècle. Pour permettre aux ouvrages de résister à l'action du feu, l'ajout d'une roche en décomposition, le petuntse, broyée et mélangée à l'argile, est nécessaire. La dureté qui caractérise les porcelaines chinoises s'appuie sur la technologie des cuissons à haute température héritées de l'art traditionnel du bronze. Le mélange argilo-siliceux, nappé d'une couverte vernissée, doit cuire à plus de 1300°C. C'est alors qu'il se vitrifie et acquiert le «glacé» et la brillance qui le rapprochent des jades, mais aussi cette fameuse translucidité qui fascina plus que tout les Occidentaux. On donna à cette céramique, qui ne peut être rayée par une lame en acier, le nom de «porcelaine dure». L'Occident et la porcelaine L'Occident a découvert la porcelaine autour de l'an 1000, colportée avec la soie et les épices, sur les routes caravanières, loin des frontières chinoises. Marco Polo (vers 1254-1324), au retour d'un voyage en Chine, lui a donné son nom de coquillage, par référence à un gastéropode vivant dans les mers chaudes : le «pourcelaine». Elle en avait l'aspect nacré et était, comme lui, douce à caresser. Curiosité rare et troublante par sa matière, l'objet venu de Chine, apprivoisé par des montures d'orfèvrerie, rejoignit vite les gemmes, les coraux, les ivoires et les objets en bois tourné des collections médiévales qui prétendaient à l'universalité. Le Moyen Orient fut le premier à être fasciné par la céramique chinoise. Dès le ixe siècle, à Bagdad, on imita les grès Tang sous la forme de terres vernissées à coulures manganèse, vertes et jaunes et surtout on imita la blancheur de la porcelaine en inventant la faïence, céramique à pâte poreuse et glaçure blanchie à l'oxyde d'étain, donc opaque. Certes, aux Xe et XIe siècles, à Rey, en Iran, on créa des «porcelaines tendres», comme on devait le faire du XVIe au XVIIIe siècle en Europe, mais la translucidité n'intéressait guère les civilisations islamiques et on y ren Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La porcelaine française du XVIIIe siècle
Format
Relié
Publication
21 octobre 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
191
Taille
23.7 x 19.8 x 2.1 cm
Poids
848
ISBN-13
9782707207067

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR) à partir de 35,00 € de livres neufs
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés