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Façades de Paris

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Pourquoi ne savons-nous pas reconnaître le style des façades alors qu'elles représentent la quasi-totalité du paysage parisien ? Elles ne sont pourtant pas très compliquées à identifier : rien n'est plus différent d'un immeuble Louis XV qu'un immeuble Louis XVI et un immeuble 1920 ne ressemble guère à un immeuble 1930. Vous promenant le nez en l'air, vous ferez des découvertes insoupçonnables. Les architectes ont déployé, pour nous séduire et nous étonner, des trésors de créativité, que vous admirerez désormais d'un oeil averti ! Extrait Moyen Âge & XVIe siècle SI VOUS SOUHAITEZ VOUS FAIRE UNE IDÉE de ce qu'était l'immeuble du Moyen Âge et du XVIe siècle, il est indispensable que vous vous rendiez à... Rouen, Bourges ou quelque autre ville de province qui a su conserver cette partie de son patrimoine architectural. Car, s'il reste à Paris quelques hôtels particuliers de l'époque qui ont bien résisté parce qu'ils étaient en pierre, l'habitation populaire médiévale est pratiquement effacée de notre champ de vision. Et pourtant, dans le vieux centre historique, la ville du Moyen Âge n'a pas disparu. Elle est encore là, mais cachée sous nos pieds, constituant en quelque sorte les racines des immeubles que nous pouvons voir aujourd'hui. Les caves, généralement voûtées, étaient en effet en pierre, enterrées sur un ou plusieurs étages. Lorsqu'on a reconstruit au même emplacement, elles ont souvent été conservées. Il en reste actuellement de multiples vestiges. La silhouette médiévale Cette habitation populaire médiévale occupe fréquemment toute la largeur de parcelles en forme d'étroites lanières. Cette largeur n'excède généralement pas la dimension de la pièce unique qui constitue chacun des trois ou quatre étages. Derrière la maison, orienté vers l'intérieur de l'îlot, se trouve un jardin potager tout en longueur, agrémenté, si possible, d'un puits. Son rez-de-chaussée, également en pierre, comporte une entrée centrale flanquée d'une ou deux échoppes munies d'étals en pierre pour les artisans et commerçants. Plus haut, tandis que les murs latéraux (ici, les murs gouttereaux) restent souvent en pierre, celle-ci disparaît totalement des murs pignons orientés sur rue et sur jardin : ils sont constitués de pans de bois sur une armature de colombages apparents, remplie de petits moellons, c'est-à-dire de pierres à peine dégrossies, elles-mêmes noyées dans le plâtre. L'eau, l'ennemi principal Par ailleurs, tout au moins vers la fin du Moyen Âge, chaque étage est en encorbellement, c'est-à-dire en saillie, par rapport au précédent. Tant et si bien que le haut de la bâtisse peut se trouver, lorsque la rue est étroite, très proche de son vis-à-vis et surplomber le caniveau fangeux qui court au milieu de la rue. Tenir le haut du pavé, et être ainsi à l'abri sous les encorbellements des jets de détritus, est donc réellement une situation privilégiée. En général, mais pas toujours, c'est le pignon qui donne sur rue (d'où l'expression...). Ceci représente un agrément certain pour les habitants éventuels du grenier qui bénéficient ainsi de plus de lumière. En revanche, comme les maisons sont serrées les unes contre les autres, ce sont les murs mitoyens qui recueillent les eaux pluviales, avec tous les risques d'humidité persistante et de conflits entre voisins non moins persistants que cela peut générer. Bien plus que le feu, c'est donc l'eau qui semble avoir été l'ennemi principal des habitations médiévales parisiennes. Plus tard, la maison va d'ailleurs se retourner par rapport à la rue et lui présenter non plus son pignon, mais les murs gouttereaux : la pente des toits est désormais inclinée vers la rue et la cour et ce jusqu'aux années 1930. En attendant, les pignons médiévaux sont triangulaires, parfois avec une charpente arrondie, et les toits recouverts de tuiles ou de planchettes de bois taillées et non sciées, appelées essaunes. Les tuiles, plus résistantes sont cependant plus prisées. Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Pourquoi ne savons-nous pas reconnaître le style des façades alors qu'elles représentent la quasi-totalité du paysage parisien ? Elles ne sont pourtant pas très compliquées à identifier : rien n'est plus différent d'un immeuble Louis XV qu'un immeuble Louis XVI et un immeuble 1920 ne ressemble guère à un immeuble 1930. Vous promenant le nez en l'air, vous ferez des découvertes insoupçonnables. Les architectes ont déployé, pour nous séduire et nous étonner, des trésors de créativité, que vous admirerez désormais d'un oeil averti ! Extrait Moyen Âge & XVIe siècle SI VOUS SOUHAITEZ VOUS FAIRE UNE IDÉE de ce qu'était l'immeuble du Moyen Âge et du XVIe siècle, il est indispensable que vous vous rendiez à... Rouen, Bourges ou quelque autre ville de province qui a su conserver cette partie de son patrimoine architectural. Car, s'il reste à Paris quelques hôtels particuliers de l'époque qui ont bien résisté parce qu'ils étaient en pierre, l'habitation populaire médiévale est pratiquement effacée de notre champ de vision. Et pourtant, dans le vieux centre historique, la ville du Moyen Âge n'a pas disparu. Elle est encore là, mais cachée sous nos pieds, constituant en quelque sorte les racines des immeubles que nous pouvons voir aujourd'hui. Les caves, généralement voûtées, étaient en effet en pierre, enterrées sur un ou plusieurs étages. Lorsqu'on a reconstruit au même emplacement, elles ont souvent été conservées. Il en reste actuellement de multiples vestiges. La silhouette médiévale Cette habitation populaire médiévale occupe fréquemment toute la largeur de parcelles en forme d'étroites lanières. Cette largeur n'excède généralement pas la dimension de la pièce unique qui constitue chacun des trois ou quatre étages. Derrière la maison, orienté vers l'intérieur de l'îlot, se trouve un jardin potager tout en longueur, agrémenté, si possible, d'un puits. Son rez-de-chaussée, également en pierre, comporte une entrée centrale flanquée d'une ou deux échoppes munies d'étals en pierre pour les artisans et commerçants. Plus haut, tandis que les murs latéraux (ici, les murs gouttereaux) restent souvent en pierre, celle-ci disparaît totalement des murs pignons orientés sur rue et sur jardin : ils sont constitués de pans de bois sur une armature de colombages apparents, remplie de petits moellons, c'est-à-dire de pierres à peine dégrossies, elles-mêmes noyées dans le plâtre. L'eau, l'ennemi principal Par ailleurs, tout au moins vers la fin du Moyen Âge, chaque étage est en encorbellement, c'est-à-dire en saillie, par rapport au précédent. Tant et si bien que le haut de la bâtisse peut se trouver, lorsque la rue est étroite, très proche de son vis-à-vis et surplomber le caniveau fangeux qui court au milieu de la rue. Tenir le haut du pavé, et être ainsi à l'abri sous les encorbellements des jets de détritus, est donc réellement une situation privilégiée. En général, mais pas toujours, c'est le pignon qui donne sur rue (d'où l'expression...). Ceci représente un agrément certain pour les habitants éventuels du grenier qui bénéficient ainsi de plus de lumière. En revanche, comme les maisons sont serrées les unes contre les autres, ce sont les murs mitoyens qui recueillent les eaux pluviales, avec tous les risques d'humidité persistante et de conflits entre voisins non moins persistants que cela peut générer. Bien plus que le feu, c'est donc l'eau qui semble avoir été l'ennemi principal des habitations médiévales parisiennes. Plus tard, la maison va d'ailleurs se retourner par rapport à la rue et lui présenter non plus son pignon, mais les murs gouttereaux : la pente des toits est désormais inclinée vers la rue et la cour et ce jusqu'aux années 1930. En attendant, les pignons médiévaux sont triangulaires, parfois avec une charpente arrondie, et les toits recouverts de tuiles ou de planchettes de bois taillées et non sciées, appelées essaunes. Les tuiles, plus résistantes sont cependant plus prisées. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Façades de Paris
Format
Relié
Publication
21 octobre 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
191
Taille
23.8 x 19.9 x 1.9 cm
Poids
790
ISBN-13
9782707207043

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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