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Note biographique Fanny Gallotest maîtresse de conférences à l'université Paris-Est Créteil. Membre du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC), elle enseigne à l'ESPE. Sa thèse, soutenue en décembre 2012 sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel, a obtenu le Prix de thèse 2013 de l'Institut du genre du CNRS. ,Sommaire Introduction 1. L'obsession du temps Génération 1968 Nous sommes toujours en train de courir Les pratiques de réappropriation du temps 2. La maternité à charge ? La mère courage revisitée Maternité ou parentalité ? Travail et famille, la conciliation maternelle 3. Entre conciliation et égalité La ségrégation sexuelle Enrichir et élargir les tâches Les impératifs de conciliation et d'égalité 4. Souffrance subie et souffrance combattue Dénoncer les conditions de travail contre la déshumanisation L'empreinte du temps : la " crise de nerfs " et sa réappropriation L'avènement des TMS 5. Les ouvrières au miroir du produit La fierté du produit La fabrique d'une identité De la réappropriation du produit à la réappropriation de l'usine ? 6. L'usine : une famille ? Construire la convivialité Des catherinettes aux médaillées du travail : des usages pour tous les âges 7. Égalité et ordre patriarcal " Travail égal, salaire égal " : un horizon dépassé ? L'émergence de l'" égalité professionnelle " De l'égalité professionnelle à la mixité 8. Guerre des sexes ? Des filles plus si faciles Les chemins de la dignité Comment le genre trouble la classe ? (etvice versa) 9. Entre objets et sujets féministes Quand des féministes rencontrent des ouvrières Le syndicalisme, un bouclier antiféministe ? Des " féminismes silencieux non revendiqués comme tels " ? 10. Militer au quotidien ? Se syndiquer La division sexuée du travail dans les syndicats Syndicaliste à l'usine : entre discrimination patronale et parternalisme syndical ? 11. " Grève de femmes ", " femmes en grève " La formation des filles de Chantelle Quelle visibilité pour les ouvrières de Moulinex ? Un genre de la grève ? 12. Garder la parole ? Devenir " une ancienne de " Maintenir le collectif Écrire pour garder en mémoire la parole des ouvrières Conclusion. Manichéennes, désuètes et surannées ? Remerciements Entretiens Sources Notes. ,PrésentationLes ouvrières de l'après-68 n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni soumises. Et, de fait, grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Fanny Gallot a recueilli les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Des histoires surprenantes et émouvantes, en particulier celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex, dont les luttes ont marqué l'actualité. Alors que depuis la fin des années 1990, le monde ouvrier revient sur le devant de la scène avec des luttes de plus en plus dures (occupations, séquestrations, grèves de la faim, menaces de faire " sauter l'usine ", etc.), le rôle joué par les femmes a été passé sous silence. À la différence des hommes, elles ont souvent effectué leur carrière entière dans la même usine et subissent de plein fouet l'épreuve des restructurations ou de la liquidation pure et simple. Qui sont ces femmes décidées à " en découdre " ? Ayant commencé à travailler après 1968, elles n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni résignées. Grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Elles ont obtenu d'être reconnues comme des salariée à part entière, et non pas comme des subalternes devant se contenter d'un salaire d'appoint. Elles ont mis en cause le pouvoir des petits chefs disposant d'un quasi-droit de cuissage. Elles ont donné sa dignité au travail en usine jusqu'alors considéré comme dégradant pour une femme. Elles ont changé le fonctionnement syndical en refusant de tout déléguer aux hommes. Les syndicats ont été obligés de prendre en charge des questions comme la contraception, l'avortement ou le partage des tâches familiales. Fanny Gallot s'est appuyée, entre autres, sur les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Elle raconte leurs histoires surprenantes et émouvantes, comme celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex, dont les luttes ont marqué l'actualité. Afficher moinsAfficher plus

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Note biographique Fanny Gallotest maîtresse de conférences à l'université Paris-Est Créteil. Membre du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC), elle enseigne à l'ESPE. Sa thèse, soutenue en décembre 2012 sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel, a obtenu le Prix de thèse 2013 de l'Institut du genre du CNRS. ,Sommaire Introduction 1. L'obsession du temps Génération 1968 Nous sommes toujours en train de courir Les pratiques de réappropriation du temps 2. La maternité à charge ? La mère courage revisitée Maternité ou parentalité ? Travail et famille, la conciliation maternelle 3. Entre conciliation et égalité La ségrégation sexuelle Enrichir et élargir les tâches Les impératifs de conciliation et d'égalité 4. Souffrance subie et souffrance combattue Dénoncer les conditions de travail contre la déshumanisation L'empreinte du temps : la " crise de nerfs " et sa réappropriation L'avènement des TMS 5. Les ouvrières au miroir du produit La fierté du produit La fabrique d'une identité De la réappropriation du produit à la réappropriation de l'usine ? 6. L'usine : une famille ? Construire la convivialité Des catherinettes aux médaillées du travail : des usages pour tous les âges 7. Égalité et ordre patriarcal " Travail égal, salaire égal " : un horizon dépassé ? L'émergence de l'" égalité professionnelle " De l'égalité professionnelle à la mixité 8. Guerre des sexes ? Des filles plus si faciles Les chemins de la dignité Comment le genre trouble la classe ? (etvice versa) 9. Entre objets et sujets féministes Quand des féministes rencontrent des ouvrières Le syndicalisme, un bouclier antiféministe ? Des " féminismes silencieux non revendiqués comme tels " ? 10. Militer au quotidien ? Se syndiquer La division sexuée du travail dans les syndicats Syndicaliste à l'usine : entre discrimination patronale et parternalisme syndical ? 11. " Grève de femmes ", " femmes en grève " La formation des filles de Chantelle Quelle visibilité pour les ouvrières de Moulinex ? Un genre de la grève ? 12. Garder la parole ? Devenir " une ancienne de " Maintenir le collectif Écrire pour garder en mémoire la parole des ouvrières Conclusion. Manichéennes, désuètes et surannées ? Remerciements Entretiens Sources Notes. ,PrésentationLes ouvrières de l'après-68 n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni soumises. Et, de fait, grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Fanny Gallot a recueilli les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Des histoires surprenantes et émouvantes, en particulier celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex, dont les luttes ont marqué l'actualité. Alors que depuis la fin des années 1990, le monde ouvrier revient sur le devant de la scène avec des luttes de plus en plus dures (occupations, séquestrations, grèves de la faim, menaces de faire " sauter l'usine ", etc.), le rôle joué par les femmes a été passé sous silence. À la différence des hommes, elles ont souvent effectué leur carrière entière dans la même usine et subissent de plein fouet l'épreuve des restructurations ou de la liquidation pure et simple. Qui sont ces femmes décidées à " en découdre " ? Ayant commencé à travailler après 1968, elles n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni résignées. Grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Elles ont obtenu d'être reconnues comme des salariée à part entière, et non pas comme des subalternes devant se contenter d'un salaire d'appoint. Elles ont mis en cause le pouvoir des petits chefs disposant d'un quasi-droit de cuissage. Elles ont donné sa dignité au travail en usine jusqu'alors considéré comme dégradant pour une femme. Elles ont changé le fonctionnement syndical en refusant de tout déléguer aux hommes. Les syndicats ont été obligés de prendre en charge des questions comme la contraception, l'avortement ou le partage des tâches familiales. Fanny Gallot s'est appuyée, entre autres, sur les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Elle raconte leurs histoires surprenantes et émouvantes, comme celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex, dont les luttes ont marqué l'actualité. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
En découdre: Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société
Editeur
Format
Broché
Publication
16 avril 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
288
Taille
24.1 x 15.6 x 2.5 cm
Poids
437
ISBN-13
9782707182418
Livré entre : 11 juillet - 16 juillet
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