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Travail, capitalisme et société esclavagiste

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Note biographique Caroline Oudin-Bastideest docteur en Histoire et Civilisations de l'EHESS et membre associé du Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux dans la Caraïbe. ,Sommaire Introduction Quelques repères historiques 1. Les planteurs et l'" esprit du capitalisme " Ostentation et simulacre Otiumetnegotium 2. L'irrésistible érosion du travail " sous peau blanche " Une inéluctable substitution ? Une agriculture sans paysans ? Une érosion expliquée Une érosion contestée 3. La division du travail servile La division sociale du travail esclave La division technique du travail servile L'origine et la race Un travail désexualisé ? Travail et œuvre 4. Travail pour autrui et travail pour soi Jardins et "samedi-nègre " Location d'esclaves Une subvension du système ? 5. De l'inhumain Marchandise et bête de somme De la nécessité de la violence 6. L'ambivalence de la relation maître-esclave Une inquiétante proximité Fuite dans la mort et marronnage 7. Travail et émanticipation De la paresse des nègres Moraliser les nègres. Conclusion. ,Présentation Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. À l'époque où l'esclavage s'impose dans les îles françaises des Antilles, le travail devient, dans les sociétés européennes, un élément constitutif de l'avènement de la modernité capitaliste dans les sociétés occidentales. Bien qu'étroitement articulé au système économique européen, le système esclavagiste apparaît s'opposer à cette mise en gloire du travail. C'est ce paradoxe que l'ouvrage de Caroline Oudin-Bastide s'efforce d'explorer. Mobilisant une documentation très diverse (ouvrages esclavagistes et abolitionnistes, correspondance administrative et textes littéraires), elle montre que les planteurs esclavagistes des Antilles françaises, installés dans la consommation ostentatoire, s'adonnant au jeu et aux plaisirs, cultivant l'oisiveté, ne formèrent pas une classe capitaliste, partageant cet " esprit du capitalisme " propre, selon Max Weber, à la bourgeoisie montante. Elle analyse par ailleurs très finement le rapport au travail des esclaves, généralement contraints à la forme la plus extrême et la plus inhumaine de travail pour autrui. En étudiant les modalités du travail servile, de sa division et de ses statuts, comme de ses pratiques quotidiennes, Caroline Oudin-Bastide offre une contribution importante à l'anthropologie du système esclavagiste, qui se caractérise avant tout par sa logique de dévalorisation du travail, d'autant plus grande qu'elle fut constamment, et nécessairement, associée à la violence, considérée comme l'unique moyen de vaincre la " paresse naturelle " de l'esclave. Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, cet ouvrage dresse un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. Afficher moinsAfficher plus

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Note biographique Caroline Oudin-Bastideest docteur en Histoire et Civilisations de l'EHESS et membre associé du Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux dans la Caraïbe. ,Sommaire Introduction Quelques repères historiques 1. Les planteurs et l'" esprit du capitalisme " Ostentation et simulacre Otiumetnegotium 2. L'irrésistible érosion du travail " sous peau blanche " Une inéluctable substitution ? Une agriculture sans paysans ? Une érosion expliquée Une érosion contestée 3. La division du travail servile La division sociale du travail esclave La division technique du travail servile L'origine et la race Un travail désexualisé ? Travail et œuvre 4. Travail pour autrui et travail pour soi Jardins et "samedi-nègre " Location d'esclaves Une subvension du système ? 5. De l'inhumain Marchandise et bête de somme De la nécessité de la violence 6. L'ambivalence de la relation maître-esclave Une inquiétante proximité Fuite dans la mort et marronnage 7. Travail et émanticipation De la paresse des nègres Moraliser les nègres. Conclusion. ,Présentation Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. À l'époque où l'esclavage s'impose dans les îles françaises des Antilles, le travail devient, dans les sociétés européennes, un élément constitutif de l'avènement de la modernité capitaliste dans les sociétés occidentales. Bien qu'étroitement articulé au système économique européen, le système esclavagiste apparaît s'opposer à cette mise en gloire du travail. C'est ce paradoxe que l'ouvrage de Caroline Oudin-Bastide s'efforce d'explorer. Mobilisant une documentation très diverse (ouvrages esclavagistes et abolitionnistes, correspondance administrative et textes littéraires), elle montre que les planteurs esclavagistes des Antilles françaises, installés dans la consommation ostentatoire, s'adonnant au jeu et aux plaisirs, cultivant l'oisiveté, ne formèrent pas une classe capitaliste, partageant cet " esprit du capitalisme " propre, selon Max Weber, à la bourgeoisie montante. Elle analyse par ailleurs très finement le rapport au travail des esclaves, généralement contraints à la forme la plus extrême et la plus inhumaine de travail pour autrui. En étudiant les modalités du travail servile, de sa division et de ses statuts, comme de ses pratiques quotidiennes, Caroline Oudin-Bastide offre une contribution importante à l'anthropologie du système esclavagiste, qui se caractérise avant tout par sa logique de dévalorisation du travail, d'autant plus grande qu'elle fut constamment, et nécessairement, associée à la violence, considérée comme l'unique moyen de vaincre la " paresse naturelle " de l'esclave. Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, cet ouvrage dresse un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Travail, capitalisme et société esclavagiste: Guadeloupe, Martinique (XVIIe-XIXe siècle)
Editeur
Format
Grand Format
Publication
15 septembre 2005
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
347
Taille
24 x 15.6 x 3 cm
Poids
520
ISBN-13
9782707145536

Auteur

Livré entre : 17 juin - 20 juin
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