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ROUGET DE LISLE. De la Marseillaise à l'oubli

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Avril 1792 dans Strasbourg en effervescence. Les troupes autrichiennes, prussiennes et russes se massent à nos frontières. La Patrie est en danger ! " Comme il est fâcheux que nous n'ayons pas un chant de guerre destiné à mener nos bataillons au combat ! " s'exclame Frédéric Dietrich, le maire de Strasbourg, en se tournant vers Claude-Joseph Rouget de Lisle : " Donnez-nous quelque chose de votre composition, un chant hardi qui puisse encourager nos soldats. " Ainsi naît La Marseillaise, l'hymne de la jeune République auquel les généraux feront appel dans les moments critiques et qui transformera bien des défaites en victoires. L'oeuvre de Rouget de Lisle est connue du monde entier et reste, aujourd'hui encore, n'en déplaise aux esprits chagrins qui lui reprochent ses accents guerriers, le symbole de la lutte pour la liberté ! Il n'en est rien de l'homme. Euloge Boissonnade et Christiane Laroque réparent cet oubli. Ils nous brossent le portrait d'un personnage flamboyant, profondément humain, animé par un souci de justice, qui se battit sa vie durant pour ses idées. Et quelle vie ! Emprisonné sous la Terreur, il échappe par miracle au couperet de Samson ; volontaire dans l'armée républicaine, il est blessé à Namur ; il s'oppose ensuite avec Hoche au débarquement des royalistes à Quiberon, défend le 13 Vendémiaire, au côté de Bonaparte, la jeune République menacée, est nommé par Talleyrand ambassadeur aux Pays-Bas, est chargé de mission par Napoléon auprès du roi Charles IV d'Espagne... Pourtant Rouget de Lisle n'eut pas la carrière qu'il méritait. Son caractère entier et ses talents épistolaires lui valurent bien des déboires. Il ne connut de son vivant ni célébrité ni fortune, et mourut à 76 ans dans la misère. Aujourd'hui encore, Rouget de Lisle souffre d'une injustice : au printemps 1915, alors que les troupes françaises subissent des revers en Artois, le président de la République, Raymond Poincaré, décide pour ranimer les énergies défaillantes de transférer le corps de l'officier-poète au Panthéon au cours d'une cérémonie grandiose. Las ! L'accord indispensable des deux assemblées, en raison d'un calendrier parlementaire très chargé, ne peut être obtenu. On décide alors de déposer " provisoirement " la dépouille aux Invalides où les formalités d'entrée sont moins rigoureuses. Quatre-vingt-quatre ans plus tard, elle y est encore ! Afficher moinsAfficher plus

ROUGET DE LISLE. De la Marseillaise à l'oubli

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Le Pitch

Avril 1792 dans Strasbourg en effervescence. Les troupes autrichiennes, prussiennes et russes se massent à nos frontières. La Patrie est en danger ! " Comme il est fâcheux que nous n'ayons pas un chant de guerre destiné à mener nos bataillons au combat ! " s'exclame Frédéric Dietrich, le maire de Strasbourg, en se tournant vers Claude-Joseph Rouget de Lisle : " Donnez-nous quelque chose de votre composition, un chant hardi qui puisse encourager nos soldats. " Ainsi naît La Marseillaise, l'hymne de la jeune République auquel les généraux feront appel dans les moments critiques et qui transformera bien des défaites en victoires. L'oeuvre de Rouget de Lisle est connue du monde entier et reste, aujourd'hui encore, n'en déplaise aux esprits chagrins qui lui reprochent ses accents guerriers, le symbole de la lutte pour la liberté ! Il n'en est rien de l'homme. Euloge Boissonnade et Christiane Laroque réparent cet oubli. Ils nous brossent le portrait d'un personnage flamboyant, profondément humain, animé par un souci de justice, qui se battit sa vie durant pour ses idées. Et quelle vie ! Emprisonné sous la Terreur, il échappe par miracle au couperet de Samson ; volontaire dans l'armée républicaine, il est blessé à Namur ; il s'oppose ensuite avec Hoche au débarquement des royalistes à Quiberon, défend le 13 Vendémiaire, au côté de Bonaparte, la jeune République menacée, est nommé par Talleyrand ambassadeur aux Pays-Bas, est chargé de mission par Napoléon auprès du roi Charles IV d'Espagne... Pourtant Rouget de Lisle n'eut pas la carrière qu'il méritait. Son caractère entier et ses talents épistolaires lui valurent bien des déboires. Il ne connut de son vivant ni célébrité ni fortune, et mourut à 76 ans dans la misère. Aujourd'hui encore, Rouget de Lisle souffre d'une injustice : au printemps 1915, alors que les troupes françaises subissent des revers en Artois, le président de la République, Raymond Poincaré, décide pour ranimer les énergies défaillantes de transférer le corps de l'officier-poète au Panthéon au cours d'une cérémonie grandiose. Las ! L'accord indispensable des deux assemblées, en raison d'un calendrier parlementaire très chargé, ne peut être obtenu. On décide alors de déposer " provisoirement " la dépouille aux Invalides où les formalités d'entrée sont moins rigoureuses. Quatre-vingt-quatre ans plus tard, elle y est encore ! Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
ROUGET DE LISLE. De la Marseillaise à l'oubli
Editeur
Format
Broché
Publication
16 septembre 1999
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
327
Taille
23.5 x 15.5 x 2.5 cm
Poids
485
ISBN-13
9782704808892
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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