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De l'honneur et des larmes

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 1871 - Paris sous la «Commune» Martial Germain sort de sa maison, disparaît dans la foule, il ne reviendra pas ; perdu à jamais. Pas de corps, pas de sépulture. Anne Bauby, sa veuve, revient en Limousin, la terre natale, avec ses trois enfants. Elle va fonder une grande famille qui vivra et prospérera à La-Jonchère-Saint-Maurice, dans les monts d'Ambazac, pendant tout le vingtième siècle. Famille frappée par le sort. En 1921, naît Odette Couty, arrière petite fille de Martial Germain, par sa mère. Entrée jeune dans l'Enseignement Public, à la faveur d'un «intérim», elle va accepter en octobre 1943 un poste de maîtresse dans un «Home d'enfants» juifs, étrangers et réfugiés au Manoir du Couret près de l'école de Traspont, commune de Saint-Laurent-les-Églises. C'est en toute conscience qu'elle accepte ce poste dont elle connaît les risques encourus. Elle sait où elle va - et aime de tout son coeur ces jeunes dont les parents ont souvent disparu (dans l'Europe occupée). En 1944, sur sa demande, elle part pour Oradour-sur-Glane où la mort l'attend. Elle est brûlée le 10 juin 1944 dans l'église, trop célèbre, avec une vingtaine de ses petits élèves. Encore la destinée : le lendemain, 11 juin, le père d'Odette, Gaston Couty, est arrêté par la police ou la milice. Il mourra déporté en Allemagne le 15 avril 1945 sans avoir revu la France ! Tragique destinée, en effet, d'une famille qui a réuni, sur trois personnes, tous les malheurs de la guerre. Seul le Château du Couret reste le témoin muet de cette sombre période. Au bord de son étang où nous avons tenté les premières «brasses», le calme et le silence règnent aujourd'hui. Les pupilles sont reparties... dans le monde, les oiseaux sont toujours là, complices de nos souvenirs et des injustices de l'Histoire. Extrait Note de l'auteur Introduction pour la troisième édition Autour de Noël 2002, une exposition itinérante, présentée dans les gares S.N.C.F., venait rappeler opportunément l'existence, durant la guerre, de colonies d'enfants juifs étrangers, répartis en zone libre pour la protection de leur vie et de leur sécurité en les cachant de l'ennemi. Je m'y rendis dès que cette présentation fut installée à la gare de Clermont-Ferrand. Je me fis accompagner de mon amie Jacqueline M. dont le père, juif d'origine roumaine, s'était réfugié en Limousin, où résidait la famille de sa femme. Jacqueline avait trouvé refuge, avec sa soeur, au village du Vistrat, où j'étais né ; à la maison «Lamarche», qui devait tenir une grande place dans le déroulement des futurs événements. Nous avions parcouru avec passion cette succession de panneaux et photos d'enfants sagement alignés devant leur demeure d'accueil, assortis de commentaires sur les lieux et les conditions de leur sauvetage. Bien des années avaient passé. Le père de Jacqueline avait disparu, exécuté par les nazis. Elle-même et le reste de sa famille avaient quitté le Vistrat pour regagner la capitale ; puis le hasard de la vie l'avait ramenée en Auvergne. Elle était revenue, par hasard sans doute au pays, où elle avait épousé un ouvrier spécialisé qui lui avait donné de nombreux enfants. Nous partagions cette curiosité pour le peuple d'Israël dont elle suivait les vicissitudes et pour cause. Elle avait une passion pour la généalogie. Elle fut décorée de l'Ordre du Mérite pour ses recherches. En parcourant les allées de l'exposition, nous avons échangé nos points de vue et constaté, ensemble, le peu de place qui était réservé à la maison du «Couret» si proche de la petite école où nous avions étudié tous les deux. Tandis que de larges espaces étaient consacrés à d'autres «homes» d'enfants, un seul panneau montrait quelques pupilles du «Couret» sous forme de photos, si petites que j'eus de la peine à en reconnaître une ou deux. Sans doute l'O.S.E. (oeuvre de secours aux enfants) ne devait-elle pas posséder d'autres documents ? Seule explication possible. Hasard absolu, coïncidence dont je garantis l'authenticité, j'a Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur 1871 - Paris sous la «Commune» Martial Germain sort de sa maison, disparaît dans la foule, il ne reviendra pas ; perdu à jamais. Pas de corps, pas de sépulture. Anne Bauby, sa veuve, revient en Limousin, la terre natale, avec ses trois enfants. Elle va fonder une grande famille qui vivra et prospérera à La-Jonchère-Saint-Maurice, dans les monts d'Ambazac, pendant tout le vingtième siècle. Famille frappée par le sort. En 1921, naît Odette Couty, arrière petite fille de Martial Germain, par sa mère. Entrée jeune dans l'Enseignement Public, à la faveur d'un «intérim», elle va accepter en octobre 1943 un poste de maîtresse dans un «Home d'enfants» juifs, étrangers et réfugiés au Manoir du Couret près de l'école de Traspont, commune de Saint-Laurent-les-Églises. C'est en toute conscience qu'elle accepte ce poste dont elle connaît les risques encourus. Elle sait où elle va - et aime de tout son coeur ces jeunes dont les parents ont souvent disparu (dans l'Europe occupée). En 1944, sur sa demande, elle part pour Oradour-sur-Glane où la mort l'attend. Elle est brûlée le 10 juin 1944 dans l'église, trop célèbre, avec une vingtaine de ses petits élèves. Encore la destinée : le lendemain, 11 juin, le père d'Odette, Gaston Couty, est arrêté par la police ou la milice. Il mourra déporté en Allemagne le 15 avril 1945 sans avoir revu la France ! Tragique destinée, en effet, d'une famille qui a réuni, sur trois personnes, tous les malheurs de la guerre. Seul le Château du Couret reste le témoin muet de cette sombre période. Au bord de son étang où nous avons tenté les premières «brasses», le calme et le silence règnent aujourd'hui. Les pupilles sont reparties... dans le monde, les oiseaux sont toujours là, complices de nos souvenirs et des injustices de l'Histoire. Extrait Note de l'auteur Introduction pour la troisième édition Autour de Noël 2002, une exposition itinérante, présentée dans les gares S.N.C.F., venait rappeler opportunément l'existence, durant la guerre, de colonies d'enfants juifs étrangers, répartis en zone libre pour la protection de leur vie et de leur sécurité en les cachant de l'ennemi. Je m'y rendis dès que cette présentation fut installée à la gare de Clermont-Ferrand. Je me fis accompagner de mon amie Jacqueline M. dont le père, juif d'origine roumaine, s'était réfugié en Limousin, où résidait la famille de sa femme. Jacqueline avait trouvé refuge, avec sa soeur, au village du Vistrat, où j'étais né ; à la maison «Lamarche», qui devait tenir une grande place dans le déroulement des futurs événements. Nous avions parcouru avec passion cette succession de panneaux et photos d'enfants sagement alignés devant leur demeure d'accueil, assortis de commentaires sur les lieux et les conditions de leur sauvetage. Bien des années avaient passé. Le père de Jacqueline avait disparu, exécuté par les nazis. Elle-même et le reste de sa famille avaient quitté le Vistrat pour regagner la capitale ; puis le hasard de la vie l'avait ramenée en Auvergne. Elle était revenue, par hasard sans doute au pays, où elle avait épousé un ouvrier spécialisé qui lui avait donné de nombreux enfants. Nous partagions cette curiosité pour le peuple d'Israël dont elle suivait les vicissitudes et pour cause. Elle avait une passion pour la généalogie. Elle fut décorée de l'Ordre du Mérite pour ses recherches. En parcourant les allées de l'exposition, nous avons échangé nos points de vue et constaté, ensemble, le peu de place qui était réservé à la maison du «Couret» si proche de la petite école où nous avions étudié tous les deux. Tandis que de larges espaces étaient consacrés à d'autres «homes» d'enfants, un seul panneau montrait quelques pupilles du «Couret» sous forme de photos, si petites que j'eus de la peine à en reconnaître une ou deux. Sans doute l'O.S.E. (oeuvre de secours aux enfants) ne devait-elle pas posséder d'autres documents ? Seule explication possible. Hasard absolu, coïncidence dont je garantis l'authenticité, j'a Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
De l'honneur et des larmes
Editeur
Format
Grand Format
Publication
25 octobre 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
144
Taille
23 x 15.5 x 1 cm
Poids
260
ISBN-13
9782702515976

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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