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Que la terre nous soit légère

Le Pitch
CommentairesCe roman imposant et foisonnant captive le lecteur et le tient en haleine sans faiblir au long de ses 600 pages. Le récit expose les destins parallèles d’un jeune Européen, employé d’ONG de développement, et d’un adolescent africain, depuis leur rencontre initiale jusqu’à leurs retrouvailles finales, après les mille péripéties de leurs parcours séparés. La toile de fond est l’Afrique sahélienne, avec ses misères sociales et ses tyrannies politiques, confrontée à l’interventionnisme de l’aide occidentale, entre bonne volonté et cynisme. Le sujet, ambitieux, est traité d’une part sur le mode épique, avec des héros surhumains, qui traversent des épreuves terrifiantes dont ils triomphent, face à des ennemis monstrueux. Le merveilleux est présent dans la magie du don vocal du héros africain, Alioun, qui produit des miracles. Les aventures se succèdent dans un parcours semé d’embûches, mais aussi d’heureuses rencontres, vers un but quasi hors d’atteinte, fixé au départ sous le signe du surnaturel. Le parcours d’Antoine, le jeune humanitaire, porte plutôt la marque du romanesque : trajet idéal, dans un monde privilégié, héros beaux, intelligents, fortunés, dans l’environnement luxueux de la classe dirigeante. Le film serait presque parfait si, derrière cette apparence idyllique, ne se fomentait de noirs desseins sur fond de mensonges et de corruption. Le dénouement tragique vient brutalement faire exploser l’imposture. Une fois le livre fermé les réflexions suscitées par cette fable contemporaine se poursuivent. Transcendée par les artifices littéraires, c’est bien la réalité d’un monde injuste et cruel, de bruit et de fureur, qui est décrite. La conclusion apaisée, autour de l’évocation d’une vie simple, honnête, laborieuse et harmonieuse, dans une nature préservée et nourricière, nous renvoie à la quête éternelle du paradis perdu. Autant de questions qui taraudent plus que jamais notre époque. Odile Tobner,CommentairesLa Suisse vient de confirmer dans les urnes la toute puissance de multinationales irresponsables. Que la terre nous soit légère, le premier roman de Joan Bastide, est un pavé de plus dans cette mare-là. Imaginez que des géants de l’agroalimentaire s’associent à des organisations humanitaires pour tester des semences dans un village, au fin fond de la brousse africaine. C’est le fol espoir d’une vie durablement meilleure, suivi du pourrissement des récoltes, de la pollution des cours d’eau, de l’empoisonnement de la population locale. Et quand il y a intervention pour mater la révolte naissante, c’est l’armée d’un régime corrompu qui vient pointer ses fusils et semer la mort. Que la terre nous soit légère est l’histoire croisée de deux rescapés du massacre. Antoine est un jeune employé d’une ONG, qui effectue sa première mission avec enthousiasme mais aussi naïveté. Alioun est un enfant, désormais orphelin, au talent musical exceptionnel. L’un et Vigousse vendredi 4 décembre 2020 l’autre prennent la fuite pour tenter d’échapper aux tueurs qui les poursuivent sans relâche, afin d’éliminer ces témoins gênants. Ils vont devoir en découdre, jusqu’au dénouement, après avoir traversé des jungles, des déserts, des mers, dans des conditions de survie extrêmes. Ce thriller Nord/Sud pourrait sombrer dans les bons sentiments, nous faire verser des larmes plus vraies que nature sur les inégalités regrettables et condamnables de cette planète. Il n’en est rien... Il nous emmène juste sur les chemins du réel où la voracité des profits dans des régions toujours colonisées ne fait qu’une bouchée de la volonté des indigènes d’exister contre vents et marées. Pour Joan Bastide, c’est une première romanesque. Globe-trotteur et musicien, il a fait ses études à Genève et vit actuellement au Kenya avec sa femme, géographe comme lui, et ses quatre garçons. Il parcourt le monde au gré des missions qui lui sont confiées, notamment par l’Université de Berne, pour rendre compte des évolutions environnementales, dans des pays en développement. Son écriture est fluide, comme la musique qu’il aime. Son récit « n’a rien d’autobiographique », tient-il à préciser dans une interview récente sur Couleur 3. Il se nourrit de sa connaissance du terrain africain, dans toute sa diversité. «Il n’y a pas une autoroute de Tombouctou à Zurich », souligne-t-il, en plaidant pour des politiques humanitaires différenciées selon les pays aidés par les «sauveurs blancs », dont la dominance lui semble contre-productive.,PrésentationUne paisible forêt africaine devenue le théâtre d’un drame aux conséquences fractales. Un enfant héritier d’une lignée de guerriers mélomanes qui prend l’épineux chemin de la migration vers l’Europe. Un jeune humanitaire qui surmonte son traumatisme en gravissant les échelons d’une organisation internationale, avec ses paradoxes, jusqu’au débordement… Dans ce conte moderne à l’écriture sensible et musicale, les destins des personnages se frôlent, se croisent puis leur échappent. Des couloirs de la diplomatie aux réseaux de passeurs clandestins, des studios d’enregistrement marseillais aux dessous de l’industrie agroalimentaire, leur bouleversante quête de rédemption projette les ombres et lumières d’une époque de tous les extrêmes. Fresque contemporaine, voyage initiatique et ode à l’amour perdu, ce roman profondément humaniste nous interroge sur ces murs qui nous séparent et nous rappelle que, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, nous flottons toutes et tous sur le même radeau. Afficher moinsAfficher plus

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Les aventures se succèdent dans un parcours semé d’embûches, mais aussi d’heureuses rencontres, vers un but quasi hors d’atteinte, fixé au départ sous le signe du surnaturel. Le parcours d’Antoine, le jeune humanitaire, porte plutôt la marque du romanesque : trajet idéal, dans un monde privilégié, héros beaux, intelligents, fortunés, dans l’environnement luxueux de la classe dirigeante. Le film serait presque parfait si, derrière cette apparence idyllique, ne se fomentait de noirs desseins sur fond de mensonges et de corruption. Le dénouement tragique vient brutalement faire exploser l’imposture. Une fois le livre fermé les réflexions suscitées par cette fable contemporaine se poursuivent. Transcendée par les artifices littéraires, c’est bien la réalité d’un monde injuste et cruel, de bruit et de fureur, qui est décrite. La conclusion apaisée, autour de l’évocation d’une vie simple, honnête, laborieuse et harmonieuse, dans une nature préservée et nourricière, nous renvoie à la quête éternelle du paradis perdu. Autant de questions qui taraudent plus que jamais notre époque. Odile Tobner,CommentairesLa Suisse vient de confirmer dans les urnes la toute puissance de multinationales irresponsables. Que la terre nous soit légère, le premier roman de Joan Bastide, est un pavé de plus dans cette mare-là. Imaginez que des géants de l’agroalimentaire s’associent à des organisations humanitaires pour tester des semences dans un village, au fin fond de la brousse africaine. C’est le fol espoir d’une vie durablement meilleure, suivi du pourrissement des récoltes, de la pollution des cours d’eau, de l’empoisonnement de la population locale. Et quand il y a intervention pour mater la révolte naissante, c’est l’armée d’un régime corrompu qui vient pointer ses fusils et semer la mort. Que la terre nous soit légère est l’histoire croisée de deux rescapés du massacre. Antoine est un jeune employé d’une ONG, qui effectue sa première mission avec enthousiasme mais aussi naïveté. Alioun est un enfant, désormais orphelin, au talent musical exceptionnel. L’un et Vigousse vendredi 4 décembre 2020 l’autre prennent la fuite pour tenter d’échapper aux tueurs qui les poursuivent sans relâche, afin d’éliminer ces témoins gênants. Ils vont devoir en découdre, jusqu’au dénouement, après avoir traversé des jungles, des déserts, des mers, dans des conditions de survie extrêmes. Ce thriller Nord/Sud pourrait sombrer dans les bons sentiments, nous faire verser des larmes plus vraies que nature sur les inégalités regrettables et condamnables de cette planète. Il n’en est rien... Il nous emmène juste sur les chemins du réel où la voracité des profits dans des régions toujours colonisées ne fait qu’une bouchée de la volonté des indigènes d’exister contre vents et marées. Pour Joan Bastide, c’est une première romanesque. Globe-trotteur et musicien, il a fait ses études à Genève et vit actuellement au Kenya avec sa femme, géographe comme lui, et ses quatre garçons. Il parcourt le monde au gré des missions qui lui sont confiées, notamment par l’Université de Berne, pour rendre compte des évolutions environnementales, dans des pays en développement. Son écriture est fluide, comme la musique qu’il aime. Son récit « n’a rien d’autobiographique », tient-il à préciser dans une interview récente sur Couleur 3. Il se nourrit de sa connaissance du terrain africain, dans toute sa diversité. «Il n’y a pas une autoroute de Tombouctou à Zurich », souligne-t-il, en plaidant pour des politiques humanitaires différenciées selon les pays aidés par les «sauveurs blancs », dont la dominance lui semble contre-productive.,PrésentationUne paisible forêt africaine devenue le théâtre d’un drame aux conséquences fractales. Un enfant héritier d’une lignée de guerriers mélomanes qui prend l’épineux chemin de la migration vers l’Europe. Un jeune humanitaire qui surmonte son traumatisme en gravissant les échelons d’une organisation internationale, avec ses paradoxes, jusqu’au débordement… Dans ce conte moderne à l’écriture sensible et musicale, les destins des personnages se frôlent, se croisent puis leur échappent. Des couloirs de la diplomatie aux réseaux de passeurs clandestins, des studios d’enregistrement marseillais aux dessous de l’industrie agroalimentaire, leur bouleversante quête de rédemption projette les ombres et lumières d’une époque de tous les extrêmes. Fresque contemporaine, voyage initiatique et ode à l’amour perdu, ce roman profondément humaniste nous interroge sur ces murs qui nous séparent et nous rappelle que, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, nous flottons toutes et tous sur le même radeau. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Que la terre nous soit légère: 2022
Editeur
Format
Broché
Publication
31 mai 2022
Pages
584
Taille
21 x 15 x 4.1 cm
Poids
770
ISBN-13
9782492305023
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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