Le Pitch
4e de couvertureVoilà un ouvrage qui ne se contente pas d’écrire à propos de la pédagogie multilingue mais qui en constitue un exemple en acte. Il se conjugue au singulier et au collectif. À la fois sérieux et ludique, profondément kaléïdoglotte, il allie l’expérimentation appliquée à la recherche théorique, la poésie à la réflexion critique, la ligne d’écriture à celle du dessin. Assumant en outre les enjeux politiques au cœur des préoccupations pédagogiques, il nous propose un voyage dans différentes géographies.Une partie de l’ouvrage est consacrée à la présentation d’outils pédagogiques, sous forme de jeux et de pratiques concrètes, qui pourront servir de médiation entre les praticiens-chercheurs, praticiennes-chercheuses des débuts, et les nombreuses et nombreux pédagogues actuels et futurs, invités à y apporter leur expérience et leurs questionnements. C’est aussi une méthode d’apprentissage de la lecture : on apprend vraiment à lire en lisant dans plusieurs langues en même temps !« Promouvoir la diversité », oui, mais d’abord prendre acte des différences logées au sein du même. Découvrir d’autres langues, bien sûr, mais surtout vivre et apprendre à considérer « la » langue autrement : un commun multiple plutôt qu’une addition. Faire une place aux multitudes qui nous composent, chaque soi (même), et les autres aussi. Cet espace « entre », qui n’existe pas seulement là où passent les frontières des langues mais bien au sein de chacune, est ce qui assure le battement par lequel une langue reste vivante.Le livre donne des pistes pour former à tout âge des esprits polyglottes, sensibilisés à la matière des langues, curieux de toutes les langues possibles, actifs dans la rencontre avec chacune. Il en va de l’égalité des personnes à travers l’égalité vécue des langues, un levier pour bousculer de fait les rapports de domination.,Note promotionnelle
« Ce livre est né d’un engagement collectif, celui de faire vivre dans les pratiques éducatives les langues du monde et les langues des personnes. C’est possible, à condition de faire de la multiplicité des langues un objet de connaissance. Il vise à dialoguer avec tous et toutes celles et ceux qui travaillent dans les domaines de l’éducation et de la culture. Il annonce le besoin d’une approche multilingue d’une éducation vraiment libératrice.
Il propose des défis et des réflexions théoriques et pratiques sur la pertinence des langues en tant que biens communs appartenant à l’immense patrimoine historique de l’humanité. Il souligne que la diversité linguistique est une richesse extraordinaire, souvent méconnue et sous-estimée. La langue vit de la vie des personnes, du fortuit des rencontres, de la coexistence des multiplicités. En ce sens, tous les efforts visant à maintenir, recréer et transformer la richesse de ce patrimoine linguistique impliquent des pratiques éducatives (scolaires, familiales, associatives, communautaires), culturelles (cinéma, théâtre, musique, littérature, danse) et politiques (projets de politiques publiques) transformées. […]
Si l’éducation prépare l’avenir, il s’agit pour nous de préparer nos enfants à affronter les effondrements écologiques, économiques et politiques qui les attendent et à inventer, non pas seulement les solutions individuelles d’adaptation qui peuvent nous sembler suffisantes aujourd’hui, mais des logiques collectives radicalement différentes de ce que nous connaissons, et que nous-mêmes ne sommes pas en mesure d’imaginer, d’autres façons d’agir, d’autres manières de penser, et les moyens de contribuer au tissage de résiliences et de robustesses territoriales. »
Extrait de l’ouvrage
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