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Race, l'ombre portée - revue Sensibilités - N° 12

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Coordonné par Sarah Mazouz et Thomas Dodman Avec les contributions de :Solène Brun, Souleymane Bachir Diagne, Amina Damerdji, Patrick Geary, Nicolas Martin-Breteau, Sarah Mazouz, Inès Mrad Dalì, Emmanuelle Saada, Jean-Frédéric Schaub, Laura Steil, Kazuko Suzuki, William Tullet, Loïc Wacquant, Jérôme Wilgaux. ,Sommaire Édito Par Thomas Dodman et Sarah Mazouz RECHERCHE Socialisation par le soin et race au quotidien : quand des parents blancs élèvent des enfants non blancspar Solène Brun Le corps du Penseur noir :The Messenger,Renaissance noire et fierté racialepar Nicolas Martin-Breteau Quand raciser et quand taire la " race " ? L'identification du " Noir " en Tunisie (XIXe- XXe siècles) par Inès Mrad Dalì Mauvais sang ne saurait mentir. Quand l'Espagne pratiquait une politique de la puretépar Jean-Fréderic Schaub Décrire, hiérarchiser, stigmatiser peuples et corps en Grèce anciennepar Jérôme Wilgaux EXPÉRIENCE Les deux corps du danseur. Critères physiques, canons esthétiques et assignations identitairespar Sarah Mazouz Délirepar Laura Steil DuFoetor judaicuspar William Tullet Ne pas toucher : la caste comme forme de différence incorporéepar Divya Cherian Les Coréens Zainichi: une minorité invisible au Japonpar Kazuko Suzuki Nouvellepar Amina Damerdji DISPUTE La race comme catégorie d'analysepar Emmanuelle Saada Notes sur la race comme ethnicité déniéepar Loïc Wacquant Comment ça s'écrit Comment ça se peintpar Souleymane Bachir Diagne ,PrésentationSi les sciences sociales ont montré comment la race est un fait non pas biologique mais social, construit par des logiques d'infériorisation, Sensibilités s'attaque précisément ici aux pratiques et aux expériences incarnées. Variant dans le temps et d'un lieu à l'autre, la race se construit et se déconstruit au plus près des corps et des affects. Les travaux critiques de la race s'efforcent de montrer la différence qui existe entre race et marqueurs corporels racialisés. Ils découplent ainsi la race de la couleur de la peau et plus largement d'autres caractéristiques corporelles, comme les cheveux, les traits du visage ou même la forme du corps, pour montrer comment ce sont les logiques de racialisation à l'œuvre dans tel ou tel contexte historique, politique et social qui vont donner un sens racialisant à tel ou tel aspect. Ces logiques peuvent aller jusqu'à inventer des différences phénotypiques (le teint censément basané des Suédois dans les colonies britanniques d'Amérique du Nord ; certains traits du visage qui seraient caractéristiques des Coréens et Coréennes au Japon ou encore l'idée d'un type juif inventée par l'antisémitisme). Travailler de manière critique sur la race, c'est donc montrer que la race est un rapport de pouvoir abstrait qui sert à catégoriser et hiérarchiser des groupes humains au nom de leur origine géographique, culturelle ou religieuse, créant ainsi une condition sociale. C'est, de ce fait, montrer également que ce sont les logiques de racialisation qui viennent justement produire concrètement ces catégorisations et hiérarchisations en s'appuyant à chaque fois de manière différente selon les lieux et les époques sur le corps. Les caractéristiques physiques sont alors utilisées comme la manifestation de l'altérité prétendue radicale qui existerait entre groupes infériorisés racialement ou racisés et groupes qui infériorisent racialement. Dit autrement, la race ne préexiste pas aux logiques de racialisation qui s'en réclament ; elle en découle. Ce numéro de Sensibilités met ainsi en évidence le jeu complexe entre race et corps en soulignant leurs articulations mouvantes, variées, labiles et toujours situationnelles, de la Grèce Antique aux fêtes en banlieue, de l'Inde à la Tunisie, en passant par les pieds de danseurs, la fierté d'un penseur, le sang, les gènes et les sens. Ce faisant, analyser la dimension corporelle de la race, loin de la naturaliser, sert bien plutôt à réaffirmer son caractère construit historiquement et socialement – tout en rendant explicite, en nommant et en questionnant les rapports de pouvoir ainsi produits. Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Race, l'ombre portée - revue Sensibilités - N° 12
Format
Grand Format
Publication
25 janvier 2024
Managing editor
Mazouz, Sarah
Managing editor
Dodman, Thomas
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
157
Taille
28.3 x 21.2 x 1.3 cm
Poids
432
ISBN-13
9782381910833
Livré entre : 9 juin - 12 juin
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