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Sommaire1900-1918 | 18 lettresJe ne veux pas trop m’attacher à une idée précise de la judaïté.Car elle fluctue en moi au gré de la marée montante et descendante.1920-1932 | 30 lettresLa judaïté connaît aujourd’hui un tournant ce qui l’expose à tous les dangers.1933-1941 | 72 lettres-Je continue de penser qu’on ne peut combattre le poison hi,4e de couvertureCosmopolite est un recueil de lettres, pour la plupart inédites, dans lesquelles Stefan Zweig se confie ouvertement sur ce que signifie sa judaïté à Albert Einstein, Anton Kippenberg, Max Brod, Sigmund Freud ou encore Romain Rolland.Il s’empare de la question de l’altérité qui fonde le judaïsme en la sortant de son contexte religieux. Il ne fait pas de la nationalité, de la foi, de la culture une identité mais place au centre de son existence, la vie, le précepte juif le plus important.C’est pour cette raison que Stefan Zweig ne partage pas les idées portées par le projet sioniste de Theodor Herzl, son maître et Martin Buber. Ceci ne l’empêche pas de continuer à dialoguer avec ces derniers et de manifester son engagement envers la diaspora et les Juifs victimes de l’antisémitisme.Cosmopolite est un livre bouleversant de Stefan Zweig qui cherche à faire face dans le respect de l’autre à une des époques les plus obscures de l’Histoire. Ces réflexions – d’une actualité sidérante- sont menées pendant le cheminement douloureux d’un homme qui finira par choisir l’exil et la mort ayant compris à temps l’enfer annoncé par le régime nazi.,PrésentationOn connaît Stefan Zweig maître de l’art de la nouvelle, Stefan Zweig romancier. Ona souvent lu sa correspondance avec Friderike Zweig, Arthur Schnitzler, SigmundFreud ou encore Romain Rolland. Ce que l’on connaît moins bien est la relationqu’il entretenait avec sa judaïté.Dans ces lettres et cartes postales on découvre une judaité qui regarde le monde àtravers les valeurs de respect, d’humanisme et de pacifisme au-delà des frontièreset des cultures qui restent importantes mais ne doivent pas être des freins, des obs-tacles à la vie en société.Cette perception de la judaïté nait de la révolution que les Juifs, sortis du Shtettl oupas, ont mis en route en immigrant en Allemagne. Ils veulent se débarrasser du reli-gieux et de ses codes pour s’intégrer dans la société civile.Cette pensée universelle, laïque qui cherche à comprendre les ressorts de l’âme hu-maine traverse l’œuvre de Stefan Zweig.Il se confie à Theodor Herzl, Martin Buber, Sigmund Freud, Weitzman, Franz Wer-fel, Einstein, son éditeur Kippenberg, Max Brod, Egon Zweig, Viktor Fleischer etc…Ces lettres, sorte de dialogues intérieurs, sont divisées en 3 parties, chacune intro-duite par un texte qui les resitue dans l’histoire de Zweig et dans l’Histoire. Ces 3parties reflètent l’évolution littéraire de l’auteur.,ExtraitStefan ZweigCosmopoliteCorrespondance 1900-1941À l’instar de la plupart de ses contemporains, Stefan Zweig nous a laissé un imposant corpus épistolaire qui représente une part importante dans sa création littéraire. Le nombre exact des lettres qu’il a rédigées ou dictées reste inconnu, même si l’on peut estimer que cartes et lettres se montent à 25000. Il se plaignait lui-même parfois de l’abondance des courriers qui lui parvenaient et du temps qu’il devait consacrer à y répondre. La majeure partie de la correspondance de Zweig était échangée avec des écrivains, des musiciens, des artistes ou d’autres personnes d’exception. Zweig écrivait surtout en allemand, mais faisait usage d’autres langues : du français, de l’anglais et de l’italien. Il prenait le temps parfois de répondre aux lettres de personnes qui avaient soumis leurs tentatives littéraires à son appréciation et qui pouvaient attirer son attention. Ainsi, on trouve parmi les destinataires des lettres de Zweig des personnes issues de positions diverses et de tranche d’âge très variées.Personne n’a tenté jusqu’ici de recenser l’entièreté de sa correspondance ni même de la publier, or des parties de celle-ci sont régulièrement éditées. Outre un certain nombre de lettres isolées, échangées avec des contemporains de l’auteur (comme Thomas Mann, Hermann Hesse, Paul Zech, Romain Rolland) il convient de mentionner surtout l’édition en quatre volumes de lettres choisies, publiée entre 1995 et 2005 par Knut Beck et Jeffrey B. Berlin, qui rassemble environ 1000 lettres de Zweig adressées à divers correspondants.Cette situation conduit à ce que la communauté des chercheurs doive encore consulter différentes archives et collections afin de pouvoir examiner le large éventail que constitue l’œuvre épistolaire de Zweig. Des lettres isolées ou des collections appartenant jusqu’ici à des particuliers sont rendues publiques.C’est dans cet état d’esprit qu’est née notre idée d’opérer ce choix épistolaire. Durant l’été 2016, Hanna Jacobson à Bat Yam entra en contact avec la Bibliothèque nationale d’Israël et proposa de remettre plus de 30 lettres et cartes postales de Stefan Zweig adressées à un jeune homme dont le nom était presque tombé dans l’oubli, Hans Rosenkranz. Rosenkranz, le futur directeur des éditions J.M.Spaeth-Verlag à Berlin, lui-même auteur de deux livres, était le beau-père de madame Jacobson et avait correspondu pendant douze ans, étant jeune homme, avec Stefan Zweig. Même si ces lettres étaient parfois connues des chercheurs, il n’en existait néanmoins aucune description détaillée, ni même une édition complète. À la lecture des premières lettres, que Zweig destinait en 1921-1922 au jeune Rosenkranz âgé de seize ans, je fus épaté par l’ouverture d’esprit que l’auteur affichait dans certaines d’entre elles, adressant à un jeune homme totalement inconnu ses points de vue sur la judaïté et le sionisme.Mes recherches ultérieures d’autres lettres de l’auteur autour de la thématique de la judaïté ont permis de divulguer, parallèlement à l’ensemble de sa correspondance, un nombre certes relatif mais non négligeable de communications personnelles de Zweig. Plus de 140 lettres et quelques cartes postales ont été jusqu’ici retrouvées, or on peut cependant supposer que l’entière correspondance de Zweig n’a pu être parfaitement conservée, et qu’elle demeure par conséquent indisponible en tant que telle.Les lettres relatives à la judaïté représentent moins d’un pourcent de l’ensemble de sa correspondance estimée. Même si cela ne saurait en refléter le volume effectif, il est clair que Zweig se refusait à thématiser largement le problème par écrit, pour l’aborder plutôt par intermittence, et dans la plupart des cas à l’occasion d’un événement politique ou culturel précis.L’importance qu’il faut accorder à ces écrits pour la connaissance future de la relation complexe de l’auteur à la judaïté, au sionisme et à l’antisémitisme, est manifeste. Il n’est jamais arrivé à Zweig de prendre position, fût-ce dans son œuvre en général ou dans ses journaux, de façon aussi concrète que dans ses lettres, qui étaient adressées à des amis ou à de proches relations de l’auteur. Il n’est en rien étonnant que la plupart de ces destinataires soient eux-mêmes Juifs. Sans doute Zweig devait-il supposer que ces personnes comprendraient mieux que quiconque son sentiment et ses tiraillements intérieurs. Le fait que ces lettres soient presque toutes adressées à des destinataires masculins, contemporains de l’auteur, mérite réflexion. N’ayant que peu d’informations détaillées sur les longues conversations que Zweig entretenait avec ses amis et ses relations, et encore moins sur celles où la question juive représentait le thème central, ces lettres occupent une place prépondérante parmi les sources primaires disponibles, car il convient de les considérer comme la forme écrite de dialogues privés.À la lecture de ces lettres, les grands aspects politiques ou littéraires n’occupent pas forcément le premier plan. Ce sont les nuances les plus ténues qui sautent aux yeux : Stefan Zweig n’a jamais adressé de vœux à un destinataire juif à l’occasion d’une fête juive, et il serait intéressant de savoir comment se déroulait chez lui la soirée de Pessah ou quelles pensées l’occupaient pendant les fêtes de Roch Hachana ou Yom Kippour. De cela, il ne nous reste presque rien. Les mémoires de Friderike Zweig nous apprennent que pendant la période où il vivait à Salzbourg, Zweig avait pris l’habitude de quitter la ville pendant les jours de Noël, afin que la plus grande fête chrétienne ne représente pas pour lui un moment de repos. Dans les présentes lettres, Noël est évoqué peu de fois comme un point de repère, les autres fêtes chrétiennes sont, par contre, passées sous silence.Dans un premier temps, ce qui a motivé l’édition de ces lettres relevait d’une curiosité purement historique pour le témoignage direct de la main de Stefan Zweig concernant son rapport à différents aspects du judaïsme.Depuis la naissance de cette idée, pendant l’été 2016, l’évolution politique de plusieurs pays d’Europe et du monde occidental, qui en partie est tout aussi inquiétante qu’il y a tout juste cent ans, du vivant de Zweig, s’est durcie. Dans plusieurs pays d’Europe et du monde occidental s’est consolidée une tendance aussi inquiétante que celle que connut Stefan Zweig, il y a tout juste cent ans.Avec le soutien d’une partie de la société, l’idéologie ouvertement raciste et antisémite fait surface alors qu’elle semblait, récemment encore, faire partie d’un passé lointain et révolu. Cette actualité d’abord imprévisible du livre est bouleversante ; la pensée de Stefan Zweig et sa lucidité relative à l’évolution de la guerre et de la Shoah, jusqu’alors inimaginables et devenues réalité, montrent que manifester de telles tendances, même de nos jours, n’a rien perdu de son caractère d’urgence. Stefan Zweig préférait la voix silencieuse de la raison qui aujourd’hui encore menace de sombrer dans le vacarme du populisme. La présentation de cette édition laisse espérer que cette voix silencieuse continuera de se faire entendre.De la présente éditionPour cette édition, nous ... Afficher moinsAfficher plus

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Sommaire1900-1918 | 18 lettresJe ne veux pas trop m’attacher à une idée précise de la judaïté.Car elle fluctue en moi au gré de la marée montante et descendante.1920-1932 | 30 lettresLa judaïté connaît aujourd’hui un tournant ce qui l’expose à tous les dangers.1933-1941 | 72 lettres-Je continue de penser qu’on ne peut combattre le poison hi,4e de couvertureCosmopolite est un recueil de lettres, pour la plupart inédites, dans lesquelles Stefan Zweig se confie ouvertement sur ce que signifie sa judaïté à Albert Einstein, Anton Kippenberg, Max Brod, Sigmund Freud ou encore Romain Rolland.Il s’empare de la question de l’altérité qui fonde le judaïsme en la sortant de son contexte religieux. Il ne fait pas de la nationalité, de la foi, de la culture une identité mais place au centre de son existence, la vie, le précepte juif le plus important.C’est pour cette raison que Stefan Zweig ne partage pas les idées portées par le projet sioniste de Theodor Herzl, son maître et Martin Buber. Ceci ne l’empêche pas de continuer à dialoguer avec ces derniers et de manifester son engagement envers la diaspora et les Juifs victimes de l’antisémitisme.Cosmopolite est un livre bouleversant de Stefan Zweig qui cherche à faire face dans le respect de l’autre à une des époques les plus obscures de l’Histoire. Ces réflexions – d’une actualité sidérante- sont menées pendant le cheminement douloureux d’un homme qui finira par choisir l’exil et la mort ayant compris à temps l’enfer annoncé par le régime nazi.,PrésentationOn connaît Stefan Zweig maître de l’art de la nouvelle, Stefan Zweig romancier. Ona souvent lu sa correspondance avec Friderike Zweig, Arthur Schnitzler, SigmundFreud ou encore Romain Rolland. Ce que l’on connaît moins bien est la relationqu’il entretenait avec sa judaïté.Dans ces lettres et cartes postales on découvre une judaité qui regarde le monde àtravers les valeurs de respect, d’humanisme et de pacifisme au-delà des frontièreset des cultures qui restent importantes mais ne doivent pas être des freins, des obs-tacles à la vie en société.Cette perception de la judaïté nait de la révolution que les Juifs, sortis du Shtettl oupas, ont mis en route en immigrant en Allemagne. Ils veulent se débarrasser du reli-gieux et de ses codes pour s’intégrer dans la société civile.Cette pensée universelle, laïque qui cherche à comprendre les ressorts de l’âme hu-maine traverse l’œuvre de Stefan Zweig.Il se confie à Theodor Herzl, Martin Buber, Sigmund Freud, Weitzman, Franz Wer-fel, Einstein, son éditeur Kippenberg, Max Brod, Egon Zweig, Viktor Fleischer etc…Ces lettres, sorte de dialogues intérieurs, sont divisées en 3 parties, chacune intro-duite par un texte qui les resitue dans l’histoire de Zweig et dans l’Histoire. Ces 3parties reflètent l’évolution littéraire de l’auteur.,ExtraitStefan ZweigCosmopoliteCorrespondance 1900-1941À l’instar de la plupart de ses contemporains, Stefan Zweig nous a laissé un imposant corpus épistolaire qui représente une part importante dans sa création littéraire. Le nombre exact des lettres qu’il a rédigées ou dictées reste inconnu, même si l’on peut estimer que cartes et lettres se montent à 25000. Il se plaignait lui-même parfois de l’abondance des courriers qui lui parvenaient et du temps qu’il devait consacrer à y répondre. La majeure partie de la correspondance de Zweig était échangée avec des écrivains, des musiciens, des artistes ou d’autres personnes d’exception. Zweig écrivait surtout en allemand, mais faisait usage d’autres langues : du français, de l’anglais et de l’italien. Il prenait le temps parfois de répondre aux lettres de personnes qui avaient soumis leurs tentatives littéraires à son appréciation et qui pouvaient attirer son attention. Ainsi, on trouve parmi les destinataires des lettres de Zweig des personnes issues de positions diverses et de tranche d’âge très variées.Personne n’a tenté jusqu’ici de recenser l’entièreté de sa correspondance ni même de la publier, or des parties de celle-ci sont régulièrement éditées. Outre un certain nombre de lettres isolées, échangées avec des contemporains de l’auteur (comme Thomas Mann, Hermann Hesse, Paul Zech, Romain Rolland) il convient de mentionner surtout l’édition en quatre volumes de lettres choisies, publiée entre 1995 et 2005 par Knut Beck et Jeffrey B. Berlin, qui rassemble environ 1000 lettres de Zweig adressées à divers correspondants.Cette situation conduit à ce que la communauté des chercheurs doive encore consulter différentes archives et collections afin de pouvoir examiner le large éventail que constitue l’œuvre épistolaire de Zweig. Des lettres isolées ou des collections appartenant jusqu’ici à des particuliers sont rendues publiques.C’est dans cet état d’esprit qu’est née notre idée d’opérer ce choix épistolaire. Durant l’été 2016, Hanna Jacobson à Bat Yam entra en contact avec la Bibliothèque nationale d’Israël et proposa de remettre plus de 30 lettres et cartes postales de Stefan Zweig adressées à un jeune homme dont le nom était presque tombé dans l’oubli, Hans Rosenkranz. Rosenkranz, le futur directeur des éditions J.M.Spaeth-Verlag à Berlin, lui-même auteur de deux livres, était le beau-père de madame Jacobson et avait correspondu pendant douze ans, étant jeune homme, avec Stefan Zweig. Même si ces lettres étaient parfois connues des chercheurs, il n’en existait néanmoins aucune description détaillée, ni même une édition complète. À la lecture des premières lettres, que Zweig destinait en 1921-1922 au jeune Rosenkranz âgé de seize ans, je fus épaté par l’ouverture d’esprit que l’auteur affichait dans certaines d’entre elles, adressant à un jeune homme totalement inconnu ses points de vue sur la judaïté et le sionisme.Mes recherches ultérieures d’autres lettres de l’auteur autour de la thématique de la judaïté ont permis de divulguer, parallèlement à l’ensemble de sa correspondance, un nombre certes relatif mais non négligeable de communications personnelles de Zweig. Plus de 140 lettres et quelques cartes postales ont été jusqu’ici retrouvées, or on peut cependant supposer que l’entière correspondance de Zweig n’a pu être parfaitement conservée, et qu’elle demeure par conséquent indisponible en tant que telle.Les lettres relatives à la judaïté représentent moins d’un pourcent de l’ensemble de sa correspondance estimée. Même si cela ne saurait en refléter le volume effectif, il est clair que Zweig se refusait à thématiser largement le problème par écrit, pour l’aborder plutôt par intermittence, et dans la plupart des cas à l’occasion d’un événement politique ou culturel précis.L’importance qu’il faut accorder à ces écrits pour la connaissance future de la relation complexe de l’auteur à la judaïté, au sionisme et à l’antisémitisme, est manifeste. Il n’est jamais arrivé à Zweig de prendre position, fût-ce dans son œuvre en général ou dans ses journaux, de façon aussi concrète que dans ses lettres, qui étaient adressées à des amis ou à de proches relations de l’auteur. Il n’est en rien étonnant que la plupart de ces destinataires soient eux-mêmes Juifs. Sans doute Zweig devait-il supposer que ces personnes comprendraient mieux que quiconque son sentiment et ses tiraillements intérieurs. Le fait que ces lettres soient presque toutes adressées à des destinataires masculins, contemporains de l’auteur, mérite réflexion. N’ayant que peu d’informations détaillées sur les longues conversations que Zweig entretenait avec ses amis et ses relations, et encore moins sur celles où la question juive représentait le thème central, ces lettres occupent une place prépondérante parmi les sources primaires disponibles, car il convient de les considérer comme la forme écrite de dialogues privés.À la lecture de ces lettres, les grands aspects politiques ou littéraires n’occupent pas forcément le premier plan. Ce sont les nuances les plus ténues qui sautent aux yeux : Stefan Zweig n’a jamais adressé de vœux à un destinataire juif à l’occasion d’une fête juive, et il serait intéressant de savoir comment se déroulait chez lui la soirée de Pessah ou quelles pensées l’occupaient pendant les fêtes de Roch Hachana ou Yom Kippour. De cela, il ne nous reste presque rien. Les mémoires de Friderike Zweig nous apprennent que pendant la période où il vivait à Salzbourg, Zweig avait pris l’habitude de quitter la ville pendant les jours de Noël, afin que la plus grande fête chrétienne ne représente pas pour lui un moment de repos. Dans les présentes lettres, Noël est évoqué peu de fois comme un point de repère, les autres fêtes chrétiennes sont, par contre, passées sous silence.Dans un premier temps, ce qui a motivé l’édition de ces lettres relevait d’une curiosité purement historique pour le témoignage direct de la main de Stefan Zweig concernant son rapport à différents aspects du judaïsme.Depuis la naissance de cette idée, pendant l’été 2016, l’évolution politique de plusieurs pays d’Europe et du monde occidental, qui en partie est tout aussi inquiétante qu’il y a tout juste cent ans, du vivant de Zweig, s’est durcie. Dans plusieurs pays d’Europe et du monde occidental s’est consolidée une tendance aussi inquiétante que celle que connut Stefan Zweig, il y a tout juste cent ans.Avec le soutien d’une partie de la société, l’idéologie ouvertement raciste et antisémite fait surface alors qu’elle semblait, récemment encore, faire partie d’un passé lointain et révolu. Cette actualité d’abord imprévisible du livre est bouleversante ; la pensée de Stefan Zweig et sa lucidité relative à l’évolution de la guerre et de la Shoah, jusqu’alors inimaginables et devenues réalité, montrent que manifester de telles tendances, même de nos jours, n’a rien perdu de son caractère d’urgence. Stefan Zweig préférait la voix silencieuse de la raison qui aujourd’hui encore menace de sombrer dans le vacarme du populisme. La présentation de cette édition laisse espérer que cette voix silencieuse continuera de se faire entendre.De la présente éditionPour cette édition, nous ... Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Cosmopolite
Format
Grand Format
Publication
04 octobre 2024
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
314
Taille
21 x 14.3 x 2.7 cm
Poids
418
ISBN-13
9782371200647
Livré entre : 8 juin - 11 juin
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