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Braves Bêtes

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
ExtraitJ’ai cinq ans. Nous sommes au milieu des années quatre-vingts, ma grande sœur fête son septième anniversaire. La sono joue « True Blue » de Madonna à pleins tubes. Les enfants font des bonds, des rondes, s’agitent partout dans la pièce. Cette excitation est contagieuse. Je veux danser. Dans mon petit corps, j’ai toute l’énergie pour : le désir de me trémousser suffit à me faire sautiller de-ci de-là de manière chaotique. Mais chaque fois que je me lève et que je commence à me tortiller, je tombe. Je prends appui sur la chaise à côté de moi, me voilà debout, un pas ou deux et je commence à bouger en rythme. Et puis… boum ! Au tapis. Les deux premières fois, ça passe pour un accident. Peut-être que je suis trop excitée, tout simplement. Peut-être que c’est juste une perte d’équilibre. Au troisième échec, je comprends que quelque chose cloche. Je n’écoute plus la musique, je n’entends plus rien. Les fesses par terre, je regarde tous les danseurs déchaînés autour de moi. « Oh, me dis-je. Voilà ce que signifie “être handicapée”. »Un an ou deux plus tard, je suis en vacances à Washington avec ma famille. En explorant la ville, mon frère, mes sœurs et moi tombons sur un panneau d’informations sur les droits des animaux. Nous courons retrouver nos parents pour leur faire part de la scandaleuse nouvelle : la viande, c’est de l’animal. Nous avons déjà convenu que si cette information aberrante se révélait exacte, nous n’en mangerions plus jamais. Notre mère, végétarienne occasionnelle depuis longtemps, s’en réjouit. Notre père un peu moins, mais même lui changera bientôt d’avis.Cette révélation sur l’origine de la viande m’a marquée plus durablement que celle sur mon propre corps. Étant handicapée de naissance, je ne connaissais aucune autre forme d’existence. J’avais tellement l’habitude d’être moi dans ce corps, que le déclic que j’ai eu avec cette fameuse troisième chute s’est bien vite dissipé. Être physiquement différente restait abstrait – tellement abstrait que ça avait peu de conséquences pour moi, ou du moins je n’en avais pas conscience. D’accord, je me souviens de mon premier fauteuil roulant, de mes séances de kinésithérapie – rapidement abandonnées –, de mon plaidoyer auprès de mes parents pour les convaincre que mes attelles de main étaient douloureuses et inutiles, mais tout cela n’avait rien à voir avec une prise de conscience viscérale de ma différence. Alors qu’à l’instant où j’ai découvert que la viande provenait des animaux, j’ai ouvert les yeux sur quelque chose de difficile à oublier : la cruauté.D’aucuns se demanderont peut-être si les décennies que j’ai ensuite passées à défendre la cause animale sont simplement le fruit du traumatisme causé par la lecture de la documentation sur les droits des animaux qui m’est tombée entre les mains pendant ces vacances. Je leur répondrais que cela dépend de leur définition du traumatisme. Je n’ai pas le souvenir d’images violentes d’abattage d’animaux. En revanche, et ça, c’est un traumatisme pour moi, je me rappelle la puissance et la soudaineté du changement qui s’est produit en moi : je ne voyais plus le monde de la même manière. Je croyais savoir faire la distinction entre les animaux et la nourriture. Les animaux, c’étaient par exemplenos chiens Clyde et Mischief, et notre chatte Sybil. Il y avait les lézards et les crapauds, censés vivre dehors mais qu’on retrouvait parfois dans la maison. Il y avait Georges le Petit Curieux et Winnie l’Ourson. Comment imaginer qu’ils entraient dans la même catégorie que les pommes, les sandwiches et les gâteaux d’anniversaire ?,PrésentationLe récit de ce texte commence à s’écrire lorsque petite fille, l’autrice atteinte d’arthrogryposis, une maladie congénitale qui paralyse les articulations, entend des enfants dire d’elle qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Ils la considèrent comme leur inférieure, elle se voit comme leur égale. Elle s'étonne également que la comparaison avec l'animal soit péjorative.Quelle influence joue notre capacité physique et mentale sur la compréhension de notre humanité ?Qu’est-ce qui différencie l’homme de l’animal, les handicapés des valides et que signifierait faire tomber ces différences, pour reconnaître l’animal et le vulnérable dans chacun de nous ?L’autrice s’attache aussi à la question de l’accessibilité. Si quelqu’un ne peut pas franchir une bordure de trottoir et se retrouve marginalisé, est-ce la faute de son corps ? Où la faute du trottoirqui n’a pas été aménagé ?Il est important de comprendre qui nos sociétés ont privilégié, traditionnellement, et pour quels types de corps elles ont été conçues. La question est donc : pourquoi certains corps ont-ils été présentés comme la norme à laquelle les autres seraient comparés ?En tentant de répondre à ces questions, Sunaura Taylor signe un texte très important. Récompensé en 2018 par l’American Book Award décerné par la Before Columbus Foundation, elle parle de la différence, de l’altérité, comme un état de fait, consubstantiel à la vie et donc nécessaire à notre bonne santé même si nous, êtres humains, nous voulons l’effacer. Et pour ce faire, nous avons trouvé un système très efficace : le « validisme », soit le règne sans partage des bien-portants dans lequel les capacités intellectuelles, physiques ou affectives d’un individu autorisent la discrimination – consciente ou inconsciente et dans tous les cas intériorisée.Mais ce n’est pas tout. Ce livre parle des animaux et de leur incroyable richesse cognitive. Saviez-vous qu’un chien comprend le handicap de son maître qui a perdu ses bras ?Non par le processus de l’identification mais par celui de l’apprentissage. Ainsi, il lui faudra quelques jours pour ne plus chercher le bras de son maître qui auparavant lui lançait sa balle, mais son pied.Le lien entre les personnes handicapées et les animaux ? Il est dans les raisons qui autorisent la discrimination des personnes handicapées et l’oppression ( élevage industriel) des animaux. La vulnérabilité, l’interdépendance et bien sûr l’« anomalie » physique et mentale, jugées par les validistes comme un signe d’infériorité.Ce livre est le résultat du cheminement intérieur et intellectuel de Sunaura Taylor qui constate, de façon très argumentée, et en faisant un pas de côté que le schéma du validisme s’immisce dans tous les recoins de nos sociétés et ce parfois malgré nous.“Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous, secouer vos catégories, vous dire des choses fascinantes et très importantes que vous ne connaissez pas, au sujet de votre corps, de celui des autres, humains ou animaux soumis à un régime inhumain. Un livre réjouissant, accessible parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d’une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très très important.”Rebecca Solnit, autrice de "Ces hommes qui m'expliquent la vie" et sélectionnée en 2018 pour le National Book Award.,Note biographiqueSunaura Taylor est née en 1982 à Tucson, Arizona. Elle est atteinte d’arthrogryposis comme d’autres enfants de son quartier en raison des déchets toxiques enterrés dans le sol de sa région. La famille déménage à Athens où sa mère, inscrit ses enfants dans une école alternative. Avec ses frères et soeur, Sunaura Taylor devient végétarienne à l’âge de 6 ans lorsqu’elle comprend que la viande signifie animal. Peu après, ses parents le deviennent également. Ses deux grand-mères l’une bouddhiste et l’autre libertarienne eurent une influence certaine sur le besoin d’émancipation de Sunaura et sa liberté de pensée. Sunaura a suivi des études d’art et reçoit en 2004 le Grand Prix de l'organisation VSA pour les nouveaux artistes ayant un handicap. En 2008, elle est récipiendaire du prix de la Joan Mitchell Foundation. Ses œuvres sont exposées à travers les USA, notamment à la Smithsonian.Braves Bêtes : Animalité et handicap, une cause commune, son premier livre, a reçu l’American Book Award en 2018 décerné par la Before Columbus Foundation.,4e de couvertureSunaura TaylorBRAVES BÊTESAnimaux et handicapés, même combat ?Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s’étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l’être humain est un animal.Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s’apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu’elle valide et légitime.Qu’est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu’à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l’exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient valeur à l’existence.En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l’American Book Award et pour la première fois traduit en français.Braves bêtes va marquer l’histoire de la pensée mais aussi ses lecteurs, qui en sortiront transformés et grandis. Un monde s’ouvre à nous.« Un livre réjouissant, accessible, parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d’une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très, très important. »Rebecca Solnit, sélectionnée pour le National Book Awards 2018, autrice de Ces hommes qui m’expliquent la vie (Éditions de l’Olivier)Traduit de l’américain par Élisabeth Sancey et Cyrielle AyakatsikasCouverture © Tylor Durand,Commentaires“Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous... Afficher moinsAfficher plus

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ExtraitJ’ai cinq ans. Nous sommes au milieu des années quatre-vingts, ma grande sœur fête son septième anniversaire. La sono joue « True Blue » de Madonna à pleins tubes. Les enfants font des bonds, des rondes, s’agitent partout dans la pièce. Cette excitation est contagieuse. Je veux danser. Dans mon petit corps, j’ai toute l’énergie pour : le désir de me trémousser suffit à me faire sautiller de-ci de-là de manière chaotique. Mais chaque fois que je me lève et que je commence à me tortiller, je tombe. Je prends appui sur la chaise à côté de moi, me voilà debout, un pas ou deux et je commence à bouger en rythme. Et puis… boum ! Au tapis. Les deux premières fois, ça passe pour un accident. Peut-être que je suis trop excitée, tout simplement. Peut-être que c’est juste une perte d’équilibre. Au troisième échec, je comprends que quelque chose cloche. Je n’écoute plus la musique, je n’entends plus rien. Les fesses par terre, je regarde tous les danseurs déchaînés autour de moi. « Oh, me dis-je. Voilà ce que signifie “être handicapée”. »Un an ou deux plus tard, je suis en vacances à Washington avec ma famille. En explorant la ville, mon frère, mes sœurs et moi tombons sur un panneau d’informations sur les droits des animaux. Nous courons retrouver nos parents pour leur faire part de la scandaleuse nouvelle : la viande, c’est de l’animal. Nous avons déjà convenu que si cette information aberrante se révélait exacte, nous n’en mangerions plus jamais. Notre mère, végétarienne occasionnelle depuis longtemps, s’en réjouit. Notre père un peu moins, mais même lui changera bientôt d’avis.Cette révélation sur l’origine de la viande m’a marquée plus durablement que celle sur mon propre corps. Étant handicapée de naissance, je ne connaissais aucune autre forme d’existence. J’avais tellement l’habitude d’être moi dans ce corps, que le déclic que j’ai eu avec cette fameuse troisième chute s’est bien vite dissipé. Être physiquement différente restait abstrait – tellement abstrait que ça avait peu de conséquences pour moi, ou du moins je n’en avais pas conscience. D’accord, je me souviens de mon premier fauteuil roulant, de mes séances de kinésithérapie – rapidement abandonnées –, de mon plaidoyer auprès de mes parents pour les convaincre que mes attelles de main étaient douloureuses et inutiles, mais tout cela n’avait rien à voir avec une prise de conscience viscérale de ma différence. Alors qu’à l’instant où j’ai découvert que la viande provenait des animaux, j’ai ouvert les yeux sur quelque chose de difficile à oublier : la cruauté.D’aucuns se demanderont peut-être si les décennies que j’ai ensuite passées à défendre la cause animale sont simplement le fruit du traumatisme causé par la lecture de la documentation sur les droits des animaux qui m’est tombée entre les mains pendant ces vacances. Je leur répondrais que cela dépend de leur définition du traumatisme. Je n’ai pas le souvenir d’images violentes d’abattage d’animaux. En revanche, et ça, c’est un traumatisme pour moi, je me rappelle la puissance et la soudaineté du changement qui s’est produit en moi : je ne voyais plus le monde de la même manière. Je croyais savoir faire la distinction entre les animaux et la nourriture. Les animaux, c’étaient par exemplenos chiens Clyde et Mischief, et notre chatte Sybil. Il y avait les lézards et les crapauds, censés vivre dehors mais qu’on retrouvait parfois dans la maison. Il y avait Georges le Petit Curieux et Winnie l’Ourson. Comment imaginer qu’ils entraient dans la même catégorie que les pommes, les sandwiches et les gâteaux d’anniversaire ?,PrésentationLe récit de ce texte commence à s’écrire lorsque petite fille, l’autrice atteinte d’arthrogryposis, une maladie congénitale qui paralyse les articulations, entend des enfants dire d’elle qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Ils la considèrent comme leur inférieure, elle se voit comme leur égale. Elle s'étonne également que la comparaison avec l'animal soit péjorative.Quelle influence joue notre capacité physique et mentale sur la compréhension de notre humanité ?Qu’est-ce qui différencie l’homme de l’animal, les handicapés des valides et que signifierait faire tomber ces différences, pour reconnaître l’animal et le vulnérable dans chacun de nous ?L’autrice s’attache aussi à la question de l’accessibilité. Si quelqu’un ne peut pas franchir une bordure de trottoir et se retrouve marginalisé, est-ce la faute de son corps ? Où la faute du trottoirqui n’a pas été aménagé ?Il est important de comprendre qui nos sociétés ont privilégié, traditionnellement, et pour quels types de corps elles ont été conçues. La question est donc : pourquoi certains corps ont-ils été présentés comme la norme à laquelle les autres seraient comparés ?En tentant de répondre à ces questions, Sunaura Taylor signe un texte très important. Récompensé en 2018 par l’American Book Award décerné par la Before Columbus Foundation, elle parle de la différence, de l’altérité, comme un état de fait, consubstantiel à la vie et donc nécessaire à notre bonne santé même si nous, êtres humains, nous voulons l’effacer. Et pour ce faire, nous avons trouvé un système très efficace : le « validisme », soit le règne sans partage des bien-portants dans lequel les capacités intellectuelles, physiques ou affectives d’un individu autorisent la discrimination – consciente ou inconsciente et dans tous les cas intériorisée.Mais ce n’est pas tout. Ce livre parle des animaux et de leur incroyable richesse cognitive. Saviez-vous qu’un chien comprend le handicap de son maître qui a perdu ses bras ?Non par le processus de l’identification mais par celui de l’apprentissage. Ainsi, il lui faudra quelques jours pour ne plus chercher le bras de son maître qui auparavant lui lançait sa balle, mais son pied.Le lien entre les personnes handicapées et les animaux ? Il est dans les raisons qui autorisent la discrimination des personnes handicapées et l’oppression ( élevage industriel) des animaux. La vulnérabilité, l’interdépendance et bien sûr l’« anomalie » physique et mentale, jugées par les validistes comme un signe d’infériorité.Ce livre est le résultat du cheminement intérieur et intellectuel de Sunaura Taylor qui constate, de façon très argumentée, et en faisant un pas de côté que le schéma du validisme s’immisce dans tous les recoins de nos sociétés et ce parfois malgré nous.“Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous, secouer vos catégories, vous dire des choses fascinantes et très importantes que vous ne connaissez pas, au sujet de votre corps, de celui des autres, humains ou animaux soumis à un régime inhumain. Un livre réjouissant, accessible parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d’une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très très important.”Rebecca Solnit, autrice de "Ces hommes qui m'expliquent la vie" et sélectionnée en 2018 pour le National Book Award.,Note biographiqueSunaura Taylor est née en 1982 à Tucson, Arizona. Elle est atteinte d’arthrogryposis comme d’autres enfants de son quartier en raison des déchets toxiques enterrés dans le sol de sa région. La famille déménage à Athens où sa mère, inscrit ses enfants dans une école alternative. Avec ses frères et soeur, Sunaura Taylor devient végétarienne à l’âge de 6 ans lorsqu’elle comprend que la viande signifie animal. Peu après, ses parents le deviennent également. Ses deux grand-mères l’une bouddhiste et l’autre libertarienne eurent une influence certaine sur le besoin d’émancipation de Sunaura et sa liberté de pensée. Sunaura a suivi des études d’art et reçoit en 2004 le Grand Prix de l'organisation VSA pour les nouveaux artistes ayant un handicap. En 2008, elle est récipiendaire du prix de la Joan Mitchell Foundation. Ses œuvres sont exposées à travers les USA, notamment à la Smithsonian.Braves Bêtes : Animalité et handicap, une cause commune, son premier livre, a reçu l’American Book Award en 2018 décerné par la Before Columbus Foundation.,4e de couvertureSunaura TaylorBRAVES BÊTESAnimaux et handicapés, même combat ?Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s’étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l’être humain est un animal.Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s’apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu’elle valide et légitime.Qu’est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu’à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l’exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient valeur à l’existence.En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l’American Book Award et pour la première fois traduit en français.Braves bêtes va marquer l’histoire de la pensée mais aussi ses lecteurs, qui en sortiront transformés et grandis. Un monde s’ouvre à nous.« Un livre réjouissant, accessible, parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d’une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très, très important. »Rebecca Solnit, sélectionnée pour le National Book Awards 2018, autrice de Ces hommes qui m’expliquent la vie (Éditions de l’Olivier)Traduit de l’américain par Élisabeth Sancey et Cyrielle AyakatsikasCouverture © Tylor Durand,Commentaires“Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous... Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Braves bêtes: Animaux et handicapés, même combat ?
Format
Grand Format
Publication
04 octobre 2019
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
310
Taille
21.1 x 14.3 x 2.4 cm
Poids
370
ISBN-13
9782371200197

Contenu

4ème de couverture

Sunaura TaylorBRAVES BÊTESAnimaux et handicapés, même combat ?Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s’étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l’être humain est un animal.Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s’apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu’elle valide et légitime.Qu’est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu’à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l’exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient valeur à l’existence.En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l’American Book Award et pour la première fois traduit en français.Braves bêtes va marquer l’histoire de la pensée mais aussi ses lecteurs, qui en sortiront transformés et grandis. Un monde s’ouvre à nous.« Un livre réjouissant, accessible, parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d’une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très, très important. »Rebecca Solnit, sélectionnée pour le National Book Awards 2018, autrice de Ces hommes qui m’expliquent la vie (Éditions de l’Olivier)Traduit de l’américain par Élisabeth Sancey et Cyrielle AyakatsikasCouverture © Tylor Durand
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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