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La suite ne sera que silence

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Quatre heures : C'est le temps que dure le délibéré de la cour d'assises qui juge Baptiste Chauvalet pour avoir assassiné le tortionnaire de son fils. Quatre heures de la vie d'un homme peut-être en route vers la perpétuité. « Le procès de la légitime vengeance », titre la presse. « Un coup de folie », a plaidé l'avocat du père désespéré. Mais désormais les lumières se sont éteintes, tout a été dit devant les juges. Dans le silence et la solitude de cette attente, Chauvalet, à la fois victime et bourreau, meurtrier et redresseur de torts, voit remonter ses souvenirs. À ceux des nombreux jugements auxquels il a lui-même assisté, en tant que dessinateur judiciaire, se mêlent ceux des événements qui ont mené à l'enlèvement de Léo, son fils de 7 ans. Au cœur de son propre drame, il se remémore quelques procès bouleversants : l'affaire du petit Grégory, celle des bébés congelés, Outreau, François Besse... Dans ce palpitant roman puzzle, le journaliste et chroniqueur judiciaire Christian Bindner brouille avec adresse les lignes. Il fait ressurgir les bribes du passé tourmenté de son héros, tout en révélant, fort de sa longue expérience des tribunaux, les coulisses secrètes des assises. Il trace, de son écriture caustique et enlevée, la mince frontière entre le bien et le mal. Extrait Vingt heures. Comme un soupir s'installe un drôle de calme. Les lumières se sont éteintes, le héros s'est éclipsé, la salle s'est vidée, le spectacle est terminé. Avant, oiseaux noirs dans une volière, les avocats faisaient voler leurs manches, avant c'étaient cris et tintamarre, paroles, paroles, singulière représentation de la comédie humaine avec, sous les angelots du plafond doré, des juges en robe rouge, en robe noire, pourquoi pas en perruque comme en Angleterre ? Et aussi des trompettes, oui, les trompettes d'Aïda pour terminer, ça j'aurais adoré ! Vingt heures. L'envers du décor, les coulisses. Ils m'ont laissé ma montre. La grande aiguille avance sans bruit. Tout est dit. Commence l'interminable attente. Vingt heures. Mes juges délibèrent. Ils tiennent ce qu'il me reste à vivre au creux de leurs mains. Et je sais qu'en ce moment, alors que je me morfonds, solitaire, le public des voyeurs s'agglutine au comptoir de la brasserie d'en face. Certains commandent à dîner, ceux-là savent que ça va durer. Je les ai bien observés, les neuf en train de me régler mon compte. J'ai eu tout mon temps durant cette interminable semaine de procès. La cour et le jury. Trois magistrats empesés et six jurés populaires égarés, tirés au sort sur les listes électorales. C'est ça les assises. Ma chance, ce sont les cinq femmes parmi les honnêtes citoyens retenus pour me juger. Cinq sur six. Ma «chance», c'est mon vibrionnant avocat qui le dit, qui se lève, qui s'assoit, qui se lève encore, me parle à l'oreille, interrompt d'un sarcasme un confrère, cherche dans ses dossiers, fait tomber ses feuilles, les ramasse en vrac, renonce à les remettre en ordre. C'est un jeune avocat, le fils d'un ami de mon père. Petit, mais dressé de toute sa hauteur sur ses chaussures à talonnettes, il ressemble à un jeune coq, les cheveux en pétard et un petit bedon qui tend sa robe. Il ne ressemble à rien mais il a déjà remporté un concours d'éloquence. Surtout, il s'est spécialisé dans les histoires de femmes battues et d'enfants martyrs. Le premier jour d'audience, il a refusé autant que possible les hommes. Il prétend qu'il vaut mieux confier son sort aux femmes «dans ce genre d'affaires». Allez savoir ! Un mot de l'auteur Dans ce roman noir, vous trouverez d'abord une belle et forte histoire d'amour, celle d'un papa pour son fils de 7 ans. Vous entrerez dans les sentiments de ce père, un parfait honnête homme, vous, moi, dont la vie un jour a basculé : un sadique a enlevé son petit Léo et cette homme bon, militant des droits de l'homme, militant contre la peine de mort, renie toutes ses convictions humanistes. Submergé par la haine, il franch Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Quatre heures : C'est le temps que dure le délibéré de la cour d'assises qui juge Baptiste Chauvalet pour avoir assassiné le tortionnaire de son fils. Quatre heures de la vie d'un homme peut-être en route vers la perpétuité. « Le procès de la légitime vengeance », titre la presse. « Un coup de folie », a plaidé l'avocat du père désespéré. Mais désormais les lumières se sont éteintes, tout a été dit devant les juges. Dans le silence et la solitude de cette attente, Chauvalet, à la fois victime et bourreau, meurtrier et redresseur de torts, voit remonter ses souvenirs. À ceux des nombreux jugements auxquels il a lui-même assisté, en tant que dessinateur judiciaire, se mêlent ceux des événements qui ont mené à l'enlèvement de Léo, son fils de 7 ans. Au cœur de son propre drame, il se remémore quelques procès bouleversants : l'affaire du petit Grégory, celle des bébés congelés, Outreau, François Besse... Dans ce palpitant roman puzzle, le journaliste et chroniqueur judiciaire Christian Bindner brouille avec adresse les lignes. Il fait ressurgir les bribes du passé tourmenté de son héros, tout en révélant, fort de sa longue expérience des tribunaux, les coulisses secrètes des assises. Il trace, de son écriture caustique et enlevée, la mince frontière entre le bien et le mal. Extrait Vingt heures. Comme un soupir s'installe un drôle de calme. Les lumières se sont éteintes, le héros s'est éclipsé, la salle s'est vidée, le spectacle est terminé. Avant, oiseaux noirs dans une volière, les avocats faisaient voler leurs manches, avant c'étaient cris et tintamarre, paroles, paroles, singulière représentation de la comédie humaine avec, sous les angelots du plafond doré, des juges en robe rouge, en robe noire, pourquoi pas en perruque comme en Angleterre ? Et aussi des trompettes, oui, les trompettes d'Aïda pour terminer, ça j'aurais adoré ! Vingt heures. L'envers du décor, les coulisses. Ils m'ont laissé ma montre. La grande aiguille avance sans bruit. Tout est dit. Commence l'interminable attente. Vingt heures. Mes juges délibèrent. Ils tiennent ce qu'il me reste à vivre au creux de leurs mains. Et je sais qu'en ce moment, alors que je me morfonds, solitaire, le public des voyeurs s'agglutine au comptoir de la brasserie d'en face. Certains commandent à dîner, ceux-là savent que ça va durer. Je les ai bien observés, les neuf en train de me régler mon compte. J'ai eu tout mon temps durant cette interminable semaine de procès. La cour et le jury. Trois magistrats empesés et six jurés populaires égarés, tirés au sort sur les listes électorales. C'est ça les assises. Ma chance, ce sont les cinq femmes parmi les honnêtes citoyens retenus pour me juger. Cinq sur six. Ma «chance», c'est mon vibrionnant avocat qui le dit, qui se lève, qui s'assoit, qui se lève encore, me parle à l'oreille, interrompt d'un sarcasme un confrère, cherche dans ses dossiers, fait tomber ses feuilles, les ramasse en vrac, renonce à les remettre en ordre. C'est un jeune avocat, le fils d'un ami de mon père. Petit, mais dressé de toute sa hauteur sur ses chaussures à talonnettes, il ressemble à un jeune coq, les cheveux en pétard et un petit bedon qui tend sa robe. Il ne ressemble à rien mais il a déjà remporté un concours d'éloquence. Surtout, il s'est spécialisé dans les histoires de femmes battues et d'enfants martyrs. Le premier jour d'audience, il a refusé autant que possible les hommes. Il prétend qu'il vaut mieux confier son sort aux femmes «dans ce genre d'affaires». Allez savoir ! Un mot de l'auteur Dans ce roman noir, vous trouverez d'abord une belle et forte histoire d'amour, celle d'un papa pour son fils de 7 ans. Vous entrerez dans les sentiments de ce père, un parfait honnête homme, vous, moi, dont la vie un jour a basculé : un sadique a enlevé son petit Léo et cette homme bon, militant des droits de l'homme, militant contre la peine de mort, renie toutes ses convictions humanistes. Submergé par la haine, il franch Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La suite ne sera que silence
Editeur
Format
Grand Format
Publication
20 mars 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
224
Taille
20.5 x 14.2 x 1.8 cm
Poids
278
ISBN-13
9782368900956

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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