Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Pina

4.2

(51)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
K.O. 2 e round. Avec « Mutismes » finalement, Titaua Peu ne faisait qu'entrouvrir la porte pour dénoncer les silences. Avec « Pina », elle la défonce, la fait claquer, rebondir, résonner avec rage voire colère haineuse et crûment arrache les voiles devant toutes les violences : familiales, sociales, politiques, coloniales. Et elle nous laisse tous K.O. si tant est qu'on « tienne le combat » jusqu'au bout. Pour ce faire en Almodovar de la littérature polynésienne -, l'au­teure a choisi une famille qui cumule toutes les misères de cette terre : un couple, Auguste et « Ma » et une famille nombreuse dont trois « absents » parce qu'adoptés il y a longtemps. Pour ceux qui restent, Auguste junior, Hannah, Pauro, Rosa, Pina et Moïra, c'est un destin de « survivant » qui les attend. Survivre aux violences sous toutes ses formes : morales, affectives, sexuelles, sociales, survivre aux abandons, absences, silences, incestes, peurs, dé­préciations, exploitations, clichés, désamours, manques, folies... Pour survivre, les amours vraies et les amitiés, celles de la tante Poe et de l'oncle Teanuaua, des amants François, John, Michel , l'intelligence de chacun, le goût d'en sortir, la soif de justice, pas forcément celle des hommes. La question se pose d'ailleurs tout au long du roman au fond - qui survivra ou non et comment ? - avec cette petite phrase qui jalonne toute l'histoire et laisse entendre qu'un petit corps est retrouvé pendu. On se doute assez vite d'ailleurs qu'il s'agit de Pina, petite enfant noire aux cheveux crépus, délaissée. Pina, le pivot et le coeur du roman, plantée là comme une conscience ignorée, esseulée, bafouée. C'est un livre. Une fiction où tout le monde (Polynésiens comme Popaa, locaux comme métro, hommes d'affaires libidineux comme vahiné oublieuse de sa dignité, croyant comme athée, anciens comme nouveaux colons) en prend pour son grade. L'écriture simple et directe, très orale souvent, alourdit un peu plus la sentence. Un grand cri de rage trempé dans la sueur, le sang, le sperme et les larmes. Soyons francs : entrer dans les pages vertigineuses d'un Tahiti qu'on ne dit pas ne laissera personne indemne. On aimera, on s'attachera. Ou... on détestera. C'est le risque pris par l'auteur. Un risque qu'elle assume avec insolence bien souvent. Et l'on est en droit de se demander pourquoi ? Quelle urgence ? ... Sans doute il n'y a aucune urgence à étaler les chairs ouvertes. Parfois pourtant, dans des moments salvateurs, mêler les odeurs, les couleurs, les sons si particuliers d'une terre aimée passionné­ment est le seul exutoire. Pas d'urgence et sous le sable noir, la plage ? Pas d'urgence, simplement le besoin de libérer (de nouveau) une autre parole Afficher moinsAfficher plus

Pina

4.2

(51)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

K.O. 2 e round. Avec « Mutismes » finalement, Titaua Peu ne faisait qu'entrouvrir la porte pour dénoncer les silences. Avec « Pina », elle la défonce, la fait claquer, rebondir, résonner avec rage voire colère haineuse et crûment arrache les voiles devant toutes les violences : familiales, sociales, politiques, coloniales. Et elle nous laisse tous K.O. si tant est qu'on « tienne le combat » jusqu'au bout. Pour ce faire en Almodovar de la littérature polynésienne -, l'au­teure a choisi une famille qui cumule toutes les misères de cette terre : un couple, Auguste et « Ma » et une famille nombreuse dont trois « absents » parce qu'adoptés il y a longtemps. Pour ceux qui restent, Auguste junior, Hannah, Pauro, Rosa, Pina et Moïra, c'est un destin de « survivant » qui les attend. Survivre aux violences sous toutes ses formes : morales, affectives, sexuelles, sociales, survivre aux abandons, absences, silences, incestes, peurs, dé­préciations, exploitations, clichés, désamours, manques, folies... Pour survivre, les amours vraies et les amitiés, celles de la tante Poe et de l'oncle Teanuaua, des amants François, John, Michel , l'intelligence de chacun, le goût d'en sortir, la soif de justice, pas forcément celle des hommes. La question se pose d'ailleurs tout au long du roman au fond - qui survivra ou non et comment ? - avec cette petite phrase qui jalonne toute l'histoire et laisse entendre qu'un petit corps est retrouvé pendu. On se doute assez vite d'ailleurs qu'il s'agit de Pina, petite enfant noire aux cheveux crépus, délaissée. Pina, le pivot et le coeur du roman, plantée là comme une conscience ignorée, esseulée, bafouée. C'est un livre. Une fiction où tout le monde (Polynésiens comme Popaa, locaux comme métro, hommes d'affaires libidineux comme vahiné oublieuse de sa dignité, croyant comme athée, anciens comme nouveaux colons) en prend pour son grade. L'écriture simple et directe, très orale souvent, alourdit un peu plus la sentence. Un grand cri de rage trempé dans la sueur, le sang, le sperme et les larmes. Soyons francs : entrer dans les pages vertigineuses d'un Tahiti qu'on ne dit pas ne laissera personne indemne. On aimera, on s'attachera. Ou... on détestera. C'est le risque pris par l'auteur. Un risque qu'elle assume avec insolence bien souvent. Et l'on est en droit de se demander pourquoi ? Quelle urgence ? ... Sans doute il n'y a aucune urgence à étaler les chairs ouvertes. Parfois pourtant, dans des moments salvateurs, mêler les odeurs, les couleurs, les sons si particuliers d'une terre aimée passionné­ment est le seul exutoire. Pas d'urgence et sous le sable noir, la plage ? Pas d'urgence, simplement le besoin de libérer (de nouveau) une autre parole Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Pina
Auteur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
03 décembre 2016
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
368
Taille
21 x 13 x 2.7 cm
Poids
430
ISBN-13
9782367341491
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés