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Plantes de poilus. La fleur et le fusil en 14-18

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Un regard original sur la 1re Guerre mondiale, l'histoire des hommes vue à travers les plantes... Vous serez étonnés et émus par ces petites anecdotes humaines qui font la grande Histoire. Les plantes sont les grandes oubliées de la guerre, personne n'y pense lorsque cette période est évoquée. Pourtant, elles ont joué un rôle majeur. Elles ont été utiles : par exemple, de " faux arbres " aux troncs creux ont été construits pour devenir des postes d'observation redoutables. Elles ont été symboliques : c'est à partir de la 1re Guerre mondiale que le chrysanthème honore les morts car, la capitulation ayant eu lieu en automne, c'est une des rares fleurs qui pousse à cette saison. Ou encore, le Purple Poppy (coquelicot violet), les Anglais l'ont instauré comme symbole pour honorer les animaux morts pendant la guerre (des milliers de pigeons voyageurs, de chevaux...). Elles ont été réconfortantes. Les soldats, du fond de leurs tranchées boueuses, ont fait de nombreux herbiers trés émouvants. Vous pourrez d'ailleurs admirer, dans ce livre, celui très touchant, du poilu Stanislas Boireau, que nous publions dans son intégralité. Plongez-vous dans cet ouvrage poignant et vous découvrirez à quel point les plantes ont joué un rôle important dans l'histoire des hommes en général et des poilus en particulier. Extrait LA FLEUR AU FUSIL «Aujourd'hui, la fleur au fusil, La Marseillaise, la Wacht am Rhein... Oui. Mais demain [...] cet homme-là, qui est parti en chantant, il ne sera plus qu'un pauvre type [...] face à face avec la guerre !» Roger Martin du Gard (1881-1958) Les Thibault-L'été 1914 (1936) Le tocsin sonna au milieu de l'été et les campagnes françaises sombrèrent dans le silence ce 1er août 1914. La nation entra en guerre. La saison était particulièrement chaude. Les herbes des chemins étaient sèches. Bleuets, marguerites et coquelicots paraient encore en ces temps les champs de blé promis à la moisson. LE TEMPS DES MOISSONS Au-delà de la stupeur qui saisit un monde agricole alors mal informé des soubresauts politiques que connaissait l'Europe centrale et peu au fait du jeu subtil des alliances militaires, la saison elle-même expliqua la récurrence des interrogations et l'angoisse qui étreignit alors les villages et les fermes. Qui ferait les moissons imminentes en ce début d'août ? Comment les champs seraient-ils labourés l'automne venu alors que les chevaux allaient être réquisitionnés ? La guerre vint ainsi désorganiser une société rurale qui, assurément, ne vécut pas la mobilisation avec confiance. L'enthousiasme cependant put l'emporter dans le monde des villes : il expliqua des scènes exaltées où le discours grandiloquent d'un officier précédait le défilé des soldats de leur casernement à la gare la plus proche. Les chants patriotiques allaient souvent de pair, dans une même spontanéité insouciante, avec les bouquets de fleurs, celles cueillies au bord des routes ou celles des jardins, offertes par des mères, des filles ou des épouses massées sur le trajet des soldats : «Mon père, Albert Duroselle, m'a raconté que, vers le 10 août, le détachement de complément [... ] a vécu des minutes inoubliables : la population entière acclamant les soldats, les femmes jetant des fleurs, embrassant les soldats». Hâtivement placées dans le canon des fusils ou les sacoches, ces fleurs, les folles des champs comme les plus sages des jardins, fêtaient, toutes, l'été radieux et contribuaient à affirmer que les armes seraient aussi inutiles que la guerre serait courte... L'expression «la fleur au fusil», désormais passée dans la langue commune, qualifie un départ dans l'insouciance. Son origine exacte n'est pas connue avec certitude et relève avant tout de l'imaginaire d'une époque et de l'intérêt de trouver des images aptes à rassurer une population inquiète. Elle passa à la postérité en constituant le titre d'un témoignage que l'écrivain et polémiste Jean Galtier-Boissière (1891-19 Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Un regard original sur la 1re Guerre mondiale, l'histoire des hommes vue à travers les plantes... Vous serez étonnés et émus par ces petites anecdotes humaines qui font la grande Histoire. Les plantes sont les grandes oubliées de la guerre, personne n'y pense lorsque cette période est évoquée. Pourtant, elles ont joué un rôle majeur. Elles ont été utiles : par exemple, de " faux arbres " aux troncs creux ont été construits pour devenir des postes d'observation redoutables. Elles ont été symboliques : c'est à partir de la 1re Guerre mondiale que le chrysanthème honore les morts car, la capitulation ayant eu lieu en automne, c'est une des rares fleurs qui pousse à cette saison. Ou encore, le Purple Poppy (coquelicot violet), les Anglais l'ont instauré comme symbole pour honorer les animaux morts pendant la guerre (des milliers de pigeons voyageurs, de chevaux...). Elles ont été réconfortantes. Les soldats, du fond de leurs tranchées boueuses, ont fait de nombreux herbiers trés émouvants. Vous pourrez d'ailleurs admirer, dans ce livre, celui très touchant, du poilu Stanislas Boireau, que nous publions dans son intégralité. Plongez-vous dans cet ouvrage poignant et vous découvrirez à quel point les plantes ont joué un rôle important dans l'histoire des hommes en général et des poilus en particulier. Extrait LA FLEUR AU FUSIL «Aujourd'hui, la fleur au fusil, La Marseillaise, la Wacht am Rhein... Oui. Mais demain [...] cet homme-là, qui est parti en chantant, il ne sera plus qu'un pauvre type [...] face à face avec la guerre !» Roger Martin du Gard (1881-1958) Les Thibault-L'été 1914 (1936) Le tocsin sonna au milieu de l'été et les campagnes françaises sombrèrent dans le silence ce 1er août 1914. La nation entra en guerre. La saison était particulièrement chaude. Les herbes des chemins étaient sèches. Bleuets, marguerites et coquelicots paraient encore en ces temps les champs de blé promis à la moisson. LE TEMPS DES MOISSONS Au-delà de la stupeur qui saisit un monde agricole alors mal informé des soubresauts politiques que connaissait l'Europe centrale et peu au fait du jeu subtil des alliances militaires, la saison elle-même expliqua la récurrence des interrogations et l'angoisse qui étreignit alors les villages et les fermes. Qui ferait les moissons imminentes en ce début d'août ? Comment les champs seraient-ils labourés l'automne venu alors que les chevaux allaient être réquisitionnés ? La guerre vint ainsi désorganiser une société rurale qui, assurément, ne vécut pas la mobilisation avec confiance. L'enthousiasme cependant put l'emporter dans le monde des villes : il expliqua des scènes exaltées où le discours grandiloquent d'un officier précédait le défilé des soldats de leur casernement à la gare la plus proche. Les chants patriotiques allaient souvent de pair, dans une même spontanéité insouciante, avec les bouquets de fleurs, celles cueillies au bord des routes ou celles des jardins, offertes par des mères, des filles ou des épouses massées sur le trajet des soldats : «Mon père, Albert Duroselle, m'a raconté que, vers le 10 août, le détachement de complément [... ] a vécu des minutes inoubliables : la population entière acclamant les soldats, les femmes jetant des fleurs, embrassant les soldats». Hâtivement placées dans le canon des fusils ou les sacoches, ces fleurs, les folles des champs comme les plus sages des jardins, fêtaient, toutes, l'été radieux et contribuaient à affirmer que les armes seraient aussi inutiles que la guerre serait courte... L'expression «la fleur au fusil», désormais passée dans la langue commune, qualifie un départ dans l'insouciance. Son origine exacte n'est pas connue avec certitude et relève avant tout de l'imaginaire d'une époque et de l'intérêt de trouver des images aptes à rassurer une population inquiète. Elle passa à la postérité en constituant le titre d'un témoignage que l'écrivain et polémiste Jean Galtier-Boissière (1891-19 Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Plantes de poilus. La fleur et le fusil en 14-18
Format
Broché
Publication
06 novembre 2014
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
144
Taille
24.6 x 17.2 x 1.6 cm
Poids
574
ISBN-13
9782366720563
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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