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Le Pitch
Note biographique Née en 1947, Ishiuchi Miyako s'est formée seule, dans sa chambre noire, dans un milieu de la photographie japonaise alors très lar gement dominé par les hommes. Première femme lauréate du prix Kimura Ihei, elle organise dès 1976 l'une des premières expositions collectives de femmes photographes au Japon, " Hyakka-Ryõ-Ran ", ouvrant la voie à toute une génération. Elle reçoit ensuite le prix de la Société de photographie du Japon (2006), le prix Hasselblad (2014) et le prix Women in Motion aux Rencontres d'Arles en 2024, et représente le Japon à la Biennale de Venise en 2005. Ses photographies sont conservées dans les collections du MoMA de New York, du Kunsthaus de Zurich, de la Tate de Londres et du National Museum of Modern Art de Tokyo. ,PrésentationFigure majeure de la photographie japonaise contemporaine, Ishiuchi Miyako capture, pendant cinq décennies, " le temps, les ambiances, les sons, les odeurs et les souvenirs – toutes ces choses invisibles à nos yeux ", selon ses propres mots. Les façades délabrées des immeubles de Yokosuka, la ville où elle a grandi, les cicatrices sur les peaux meurtries, les effets person nels de sa mère ou les kimonos calcinés d'Hiroshima sont autant de surfaces sur lesquelles le temps a laissé des marques qui émergent de l'intérieur et qu'Ishiuchi fait apparaître grâce au grain, à la texture et aux jeux de lumière. D'une série à l'autre, elle revient aux mêmes obsessions : la trace, l'absence, ce qui reste quand les personnes ont disparu. Autodidacte, elle s'est formée dans sa chambre noire, et son approche, qui ne se réclame pas du documentaire, est ouverte ment subjective, donnant à voir la beauté singulière du carac tère matériel et éphémère des choseset de l'existence. Son travail s'inscrit dans une histoire collective du Japon d'après-guerre, avec ses blessures et ses silences. La série "ひろしま/ hiroshima ", dans laquelle Ishiuchi photographie les vêtements et objets personnels des victimes de la bombe atomique conser vés au Musée pour la paix d'Hiroshima, en est l'exemple le plus direct – mais cette dimension traverse l'ensemble de l'oeuvre, y compris les séries les plus intimes comme " Mother's " ou " Scars ", avec laquelle les cicatrices deviennent paysages et la peau une surface poreuse où le temps s'accumule. À l'occasion de l'exposition à la Maison européenne de la photographie au printemps 2027, cet ouvrage donne à voir la trajectoire de la photographe dans sa totalité, articulée en trois chapitres – " Ville ", " Peau& Cicatrices ", " Ces choses qu'on laisse derrière soi " – qui suivent à la fois la chronologie de l'oeuvre et la logique des obsessions qui la traversent. Sous la direction de Lena Fritsch et Yasufumi Nakamori, avec un essai de Yuri Mitsuda et un entretien inédit avec l'artiste, il aborde aussi bien la dimen sion formelle que les questions que l'oeuvre pose sur la mémoire, le deuil, la féminité et l'histoire du Japon, restituant la place sin gulière qu'occupe Ishiuchi Miyako dans l'histoire du médium. Afficher moinsAfficher plus
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Le Pitch

Note biographique Née en 1947, Ishiuchi Miyako s'est formée seule, dans sa chambre noire, dans un milieu de la photographie japonaise alors très lar gement dominé par les hommes. Première femme lauréate du prix Kimura Ihei, elle organise dès 1976 l'une des premières expositions collectives de femmes photographes au Japon, " Hyakka-Ryõ-Ran ", ouvrant la voie à toute une génération. Elle reçoit ensuite le prix de la Société de photographie du Japon (2006), le prix Hasselblad (2014) et le prix Women in Motion aux Rencontres d'Arles en 2024, et représente le Japon à la Biennale de Venise en 2005. Ses photographies sont conservées dans les collections du MoMA de New York, du Kunsthaus de Zurich, de la Tate de Londres et du National Museum of Modern Art de Tokyo. ,PrésentationFigure majeure de la photographie japonaise contemporaine, Ishiuchi Miyako capture, pendant cinq décennies, " le temps, les ambiances, les sons, les odeurs et les souvenirs – toutes ces choses invisibles à nos yeux ", selon ses propres mots. Les façades délabrées des immeubles de Yokosuka, la ville où elle a grandi, les cicatrices sur les peaux meurtries, les effets person nels de sa mère ou les kimonos calcinés d'Hiroshima sont autant de surfaces sur lesquelles le temps a laissé des marques qui émergent de l'intérieur et qu'Ishiuchi fait apparaître grâce au grain, à la texture et aux jeux de lumière. D'une série à l'autre, elle revient aux mêmes obsessions : la trace, l'absence, ce qui reste quand les personnes ont disparu. Autodidacte, elle s'est formée dans sa chambre noire, et son approche, qui ne se réclame pas du documentaire, est ouverte ment subjective, donnant à voir la beauté singulière du carac tère matériel et éphémère des choseset de l'existence. Son travail s'inscrit dans une histoire collective du Japon d'après-guerre, avec ses blessures et ses silences. La série "ひろしま/ hiroshima ", dans laquelle Ishiuchi photographie les vêtements et objets personnels des victimes de la bombe atomique conser vés au Musée pour la paix d'Hiroshima, en est l'exemple le plus direct – mais cette dimension traverse l'ensemble de l'oeuvre, y compris les séries les plus intimes comme " Mother's " ou " Scars ", avec laquelle les cicatrices deviennent paysages et la peau une surface poreuse où le temps s'accumule. À l'occasion de l'exposition à la Maison européenne de la photographie au printemps 2027, cet ouvrage donne à voir la trajectoire de la photographe dans sa totalité, articulée en trois chapitres – " Ville ", " Peau& Cicatrices ", " Ces choses qu'on laisse derrière soi " – qui suivent à la fois la chronologie de l'oeuvre et la logique des obsessions qui la traversent. Sous la direction de Lena Fritsch et Yasufumi Nakamori, avec un essai de Yuri Mitsuda et un entretien inédit avec l'artiste, il aborde aussi bien la dimen sion formelle que les questions que l'oeuvre pose sur la mémoire, le deuil, la féminité et l'histoire du Japon, restituant la place sin gulière qu'occupe Ishiuchi Miyako dans l'histoire du médium. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Traces
Editeur
Taille
27.7 x 21.9 x 2.9 cm
Poids
1152
ISBN-13
9782365114684

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Livré entre : 12 septembre - 17 septembre
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