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100 crimes contre l'art

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les oeuvres d'art et de culture - tableaux, sculptures, musées, bibliothèques, orfèvrerie, icônes - ont le don d'élever l'esprit mais aussi d'attirer les passions, les folies, les crimes. C'est à un inventaire spectaculaire de ces événements fracassants que nous convie Karin Muller, à travers les époques, les pays et les styles. On saura qui a brisé le nez du Sphinx, quel crime a ordonné «Darling» Clémentine Churchill ou encore quel prestigieux musée d'art moderne n'avait assuré aucune de ses oeuvres. On découvrira la malédiction qui frappe une certaine toile de Rembrandt. On verra où mène le vandalisme stupide ou utopiste, visant Gauguin, Duchamp ou Twombly. On en apprendra aussi beaucoup sur les artistes, le commerce des arts et le célèbre syndrome de Stendhal. Germanophone, grande amatrice d'art, co-dirigeante de la prestigieuse galerie d'art contemporain Gimpel & Müller à Saint-Germain-des-Prés, Karin Muller a collaboré à plusieurs biographies d'écrivains (André Malraux, Sacha Guitry, Eisa Triolet) avant d'écrire seule Les Fulgurances de Nicolas de Staël puis Lever de rideau sur Edward Hopper. Troisième titre de la série «100 crimes» après les ouvrages sur Paris et Marseille, 100 crimes contre l'art réalise le tour de force de raconter avec souci de précision et bonheur d'écriture autant d'épisodes connus ou méconnus des atteintes à la création artistique sous toutes leurs formes. Une histoire de l'art insolite, qui ne s'enseigne pas dans les écoles ! Préface de Jean Lacouture, commandeur des Arts et Lettres, journaliste, écrivain, historien et biographe renommé. Extrait Un Acteur renversant Metropolitan Museum de New York (MET), 22 janvier 2010. Fin d'un cours d'histoire de l'art. Tandis que les auditeurs se dispersent bruyamment, une étudiante décide de s'offrir seule un tour dans le musée pour revoir quelques Picasso. Elle s'arrête devant une très grande toile, L'Acteur, peinte entre 1904 et 1905 : un personnage longiligne, de dos, vêtu d'un costume de Commedia dell'arte, au visage émacié tourné vers le public. Il ressemble plutôt à un acrobate, se dit-elle. Elle l'observe attentivement. L'Acteur est sur scène, il déclame son texte avec une gestuelle emphatique, dramatique, un rien affectée. C'est l'époque où Picasso peint encore de façon «tendre», parfois même un peu maniériste, peu après la «période bleue» inspirée par l'expressionnisme d'Edvard Munch et consacrée aux danseuses de cabaret, prostituées indigentes et alcooliques. C'est étrange, les mains du souffleur sont visibles à ses pieds, démesurées, maigres, elles semblent prêtes à applaudir. La jeune femme est fascinée par la main droite du comédien, ses doigts sinueux, et par son regard qui semble l'interpeller : «Viens à moi, aie confiance !» Elle est également troublée par le jeune homme qu'elle a déjà croisé à plusieurs reprises dans le musée et qui croque un Matisse non loin d'elle. Il est mignon, ils se sont souri. Tout cela fait beaucoup d'émotion. Elle fixe intensément la toile... «Aie confiance, aie confiance !» Elle s'approche, comme aspirée, aimantée, hypnotisée par l'acrobate, de plus en plus près, si près qu'elle perd l'équilibre et tombe lourdement, la tête contre la toile, dans un grand bruit de quincaillerie. On dirait une scène des Marx Brothers ou de Mr Bean ! La toile est déchirée en bas à droite sur quinze centimètres ! L'étudiante, catastrophée, fond en larmes. «Je ne sais pas ce qui s'est passé, je suis désolée», dit-elle aux gardiens accourus. Elle peut l'être car cette oeuvre maîtresse de la «période rose» vaut entre 100 et 130 millions de dollars ! La toile, immédiatement transportée à l'atelier de restauration, s'avère difficile à «soigner», car elle présente de nombreux repentirs. La restauratrice parlera d'acte chirurgical, la couche de peinture étant très fine. A cette époque, Picasso réutilisait souvent les toiles car elles étaient chères. Il venait de s'installer avec sa compagne Fernande Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
100 crimes contre l'art
Editeur
Format
Broché
Publication
22 novembre 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
254
Taille
24 x 16 x 2 cm
Poids
416
ISBN-13
9782364760219
Livré entre : 6 juillet - 9 juillet
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