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Cent crimes à Marseille

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur «Marseille, tu cries trop fort !» chantait Colette Renard. Du crime de sang-froid au raffinement dans le meurtre, du bandit de grand chemin au malfaiteur promu, la vérité criminelle s'inscrit régulièrement dans le pavé marseillais. Escrocs sans scrupule, mythomanes doués, affabulateurs en tout genre, il y a des faits divers qui ont changé la face de Marseille. Dans quel quartier était située la guillotine ? Qui était vraiment Pierrot le Fou ? Pourquoi l'affaire VA-OM a-t-elle tant fait scandale ? Combien de victimes a fait la tuerie du Bar du Téléphone ? Qui fut le dernier condamné à mort de l'histoire de France ? Quel roi est mort assassiné lors de sa visite à Marseille ? Où a-t-on trouvé trace du premier homme tué de la cité phocéenne ? C'est, entre autres, ce que vous découvrirez dans ce deuxième titre de la série «100 crimes». Après Paris : 100 crimes oubliés (L'écailler, 2011), ce recueil recense avec un double souci de verve et de précision l'armoriai de la vie criminelle marseillaise. Spécialiste des affaires judiciaires et policières au quotidien régional La Provence, Denis TROSSERO se fait le chroniqueur, tantôt sensible, tantôt implacable, de cent histoires vraies à dormir debout, ou plutôt à cauchemarder éveillé. Extrait Extrait de l'avant-propos Marseille, terre de crimes et de criminels. Et pourtant, crimes tellement oubliés. Depuis la grotte Cosquer, voici près de vingt-sept mille ans, et la découverte récente, sur une paroi rocheuse longtemps demeurée enfouie, de l'«homme tué», première empreinte de mort à deux pas du berceau de l'humanité, on sait que cette ville a du sang sur les mains. Une manière de seconde nature qui voudrait que tout se règle toujours ici à coups de silex, de poing, de feu et aujourd'hui de kalachnikovs. Les passions et les douleurs y sont-elles plus exacerbées qu'ailleurs ? Marseille est depuis beau temps fertile en faits divers. Crimes de sang-froid. Crimes de lèse-majesté sur «parrains» susceptibles. Crimes qui confinent parfois au raffinement. Il faut en effet remonter en 1846 pour se réjouir de «la faiblesse de la criminalité à Marseille», comme a tenu à le rappeler le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, lors de la dernière rentrée solennelle du tribunal. A l'époque, la cité phocéenne doit cette conjugaison d'ondes positives à «l'heureuse situation de la ville et à sa prospérité». Mais les choses évoluent et «le crime demeure le plus vieux compagnon de route de l'humanité», souligne le chef du parquet. Il ajoute : «Manifestation archaïque de l'instinct humain, il renvoie l'homme à ses cavernes que nos faibles lanternes peinent à éclairer.» Marseille et ses crimes contre l'innocence. Ses crimes politiques aussi et non des moindres, avec leurs petits accommodements et leurs grandes vilenies. Et toujours cette frontière difficile à tracer ici entre banditisme et service public, tant le «milieu» et la politique aiment s'enlacer dans une même valse syncopée. Crimes impunis, mystères demeurés insondables en dépit des années qui passent et des plaies restées ouvertes. Le taux d'élucidation de la brigade criminelle est à Marseille de l'ordre de 70 % depuis une décennie. Crimes de mythomanes, d'affabulateurs en tous genres, toujours prompts à vivre sous des costumes d'emprunt. Jolis coups, casses du siècle. Marseille aime le panache des opérations commandos qui font des envieux. De l'attaque du train d'or (1938) au casse des Cinq-Avenues (1987), en passant par les bijoux de l'inénarrable Bégum (1949). Crimes qui ont changé la face de Marseille aussi, de l'affaire Gabrielle Russier (1969) à l'affaire Ranucci (1974), en passant par l'assassinat du roi Alexandre 1er de Yougoslavie (1934). Ils ont dès lors permis de poser, heureusement, de nouveaux jalons. Crimes judiciaires enfin, quand la Justice, «le seul ministère à porter le nom d'une vertu», selon la jolie formule de Casamayor, a fait fausse route. Marseille s'est même bâti une Afficher moinsAfficher plus

Cent crimes à Marseille

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Présentation de l'éditeur «Marseille, tu cries trop fort !» chantait Colette Renard. Du crime de sang-froid au raffinement dans le meurtre, du bandit de grand chemin au malfaiteur promu, la vérité criminelle s'inscrit régulièrement dans le pavé marseillais. Escrocs sans scrupule, mythomanes doués, affabulateurs en tout genre, il y a des faits divers qui ont changé la face de Marseille. Dans quel quartier était située la guillotine ? Qui était vraiment Pierrot le Fou ? Pourquoi l'affaire VA-OM a-t-elle tant fait scandale ? Combien de victimes a fait la tuerie du Bar du Téléphone ? Qui fut le dernier condamné à mort de l'histoire de France ? Quel roi est mort assassiné lors de sa visite à Marseille ? Où a-t-on trouvé trace du premier homme tué de la cité phocéenne ? C'est, entre autres, ce que vous découvrirez dans ce deuxième titre de la série «100 crimes». Après Paris : 100 crimes oubliés (L'écailler, 2011), ce recueil recense avec un double souci de verve et de précision l'armoriai de la vie criminelle marseillaise. Spécialiste des affaires judiciaires et policières au quotidien régional La Provence, Denis TROSSERO se fait le chroniqueur, tantôt sensible, tantôt implacable, de cent histoires vraies à dormir debout, ou plutôt à cauchemarder éveillé. Extrait Extrait de l'avant-propos Marseille, terre de crimes et de criminels. Et pourtant, crimes tellement oubliés. Depuis la grotte Cosquer, voici près de vingt-sept mille ans, et la découverte récente, sur une paroi rocheuse longtemps demeurée enfouie, de l'«homme tué», première empreinte de mort à deux pas du berceau de l'humanité, on sait que cette ville a du sang sur les mains. Une manière de seconde nature qui voudrait que tout se règle toujours ici à coups de silex, de poing, de feu et aujourd'hui de kalachnikovs. Les passions et les douleurs y sont-elles plus exacerbées qu'ailleurs ? Marseille est depuis beau temps fertile en faits divers. Crimes de sang-froid. Crimes de lèse-majesté sur «parrains» susceptibles. Crimes qui confinent parfois au raffinement. Il faut en effet remonter en 1846 pour se réjouir de «la faiblesse de la criminalité à Marseille», comme a tenu à le rappeler le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, lors de la dernière rentrée solennelle du tribunal. A l'époque, la cité phocéenne doit cette conjugaison d'ondes positives à «l'heureuse situation de la ville et à sa prospérité». Mais les choses évoluent et «le crime demeure le plus vieux compagnon de route de l'humanité», souligne le chef du parquet. Il ajoute : «Manifestation archaïque de l'instinct humain, il renvoie l'homme à ses cavernes que nos faibles lanternes peinent à éclairer.» Marseille et ses crimes contre l'innocence. Ses crimes politiques aussi et non des moindres, avec leurs petits accommodements et leurs grandes vilenies. Et toujours cette frontière difficile à tracer ici entre banditisme et service public, tant le «milieu» et la politique aiment s'enlacer dans une même valse syncopée. Crimes impunis, mystères demeurés insondables en dépit des années qui passent et des plaies restées ouvertes. Le taux d'élucidation de la brigade criminelle est à Marseille de l'ordre de 70 % depuis une décennie. Crimes de mythomanes, d'affabulateurs en tous genres, toujours prompts à vivre sous des costumes d'emprunt. Jolis coups, casses du siècle. Marseille aime le panache des opérations commandos qui font des envieux. De l'attaque du train d'or (1938) au casse des Cinq-Avenues (1987), en passant par les bijoux de l'inénarrable Bégum (1949). Crimes qui ont changé la face de Marseille aussi, de l'affaire Gabrielle Russier (1969) à l'affaire Ranucci (1974), en passant par l'assassinat du roi Alexandre 1er de Yougoslavie (1934). Ils ont dès lors permis de poser, heureusement, de nouveaux jalons. Crimes judiciaires enfin, quand la Justice, «le seul ministère à porter le nom d'une vertu», selon la jolie formule de Casamayor, a fait fausse route. Marseille s'est même bâti une Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Cent crimes à Marseille
Editeur
Format
Broché
Publication
30 août 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
314
Taille
24 x 16 x 2.4 cm
Poids
516
ISBN-13
9782364760158
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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