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Arrêtez de me casser les oreilles

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation " De temps en temps, quelqu'un lâche quelque chose de tellement inattendu que ça en devient magnifique ", écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d'ironie. Récit choral des bas-fonds de New-York, publié à l'origine en 1938, Arrêtez de me casser les oreilles peint en une série d'articles et de portraits un panorama miniature de la Grande Dépression. On repère dans ces premiers textes – la jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences – tout ce qu'il s'est ensuite efforcé de dissimuler. On relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, et on décèle d'emblée la marque de fabrique propre aux portraits de Joseph Mitchell – cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier, une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Des strip-teaseuses du burlesque aux prédicateurs de Harlem, d'un éditeur anarchiste à la tenancière d'un cinéma du Bowery, de la description des antiquités de l'un de ses bars fétiches de Manhattan à l'inventaire des speakeasy de la prohibition, sans oublier des joueurs de baseball en sous-vêtements d'hiver, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse, toute une galerie depersonnages hauts en couleurs. N'allez pas croire cependant que j'en veuille à tous ces gens qui me rabattent les oreilles du matin au soir. Les seuls que je ne prends aucun plaisir à écouter sont les femmes de la haute société, les capitaines d'industrie, les écrivains célèbres, les ministres de culte, les explorateurs, les acteurs de cinéma ainsi que toutes les actrices de moins de trente-cinq ans. Je pense que pour ce qui est de la conversation, les représentants les plus intéressants de l'espèce humaine sont les anthropologues, les paysans, les prostituées, les psychiatres, et aussi quelques barmen. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lazare Bitoun ,Note biographique Né en 1908 dans une ferme de tabac et de coton en Caroline du Nord, après de brèves études de médecine Joseph Mitchell s'installe à New York en 1929. Il devient reporter, d'abord pour le World et le Herald Tribune puis le mythique New Yorker. Ses chroniques et portraits, œuvre littéraire à part entière mêlant faits et fiction, furent réunis dans plusieurs recueils : Arrêtez de me Casser les Oreilles, Le Merveilleux Saloon de McSorley, Le Fond du port, Old M. Flood et Le Secret de Joe Gould. Afficher moinsAfficher plus

Arrêtez de me casser les oreilles

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Le Pitch

Présentation " De temps en temps, quelqu'un lâche quelque chose de tellement inattendu que ça en devient magnifique ", écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d'ironie. Récit choral des bas-fonds de New-York, publié à l'origine en 1938, Arrêtez de me casser les oreilles peint en une série d'articles et de portraits un panorama miniature de la Grande Dépression. On repère dans ces premiers textes – la jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences – tout ce qu'il s'est ensuite efforcé de dissimuler. On relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, et on décèle d'emblée la marque de fabrique propre aux portraits de Joseph Mitchell – cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier, une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Des strip-teaseuses du burlesque aux prédicateurs de Harlem, d'un éditeur anarchiste à la tenancière d'un cinéma du Bowery, de la description des antiquités de l'un de ses bars fétiches de Manhattan à l'inventaire des speakeasy de la prohibition, sans oublier des joueurs de baseball en sous-vêtements d'hiver, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse, toute une galerie depersonnages hauts en couleurs. N'allez pas croire cependant que j'en veuille à tous ces gens qui me rabattent les oreilles du matin au soir. Les seuls que je ne prends aucun plaisir à écouter sont les femmes de la haute société, les capitaines d'industrie, les écrivains célèbres, les ministres de culte, les explorateurs, les acteurs de cinéma ainsi que toutes les actrices de moins de trente-cinq ans. Je pense que pour ce qui est de la conversation, les représentants les plus intéressants de l'espèce humaine sont les anthropologues, les paysans, les prostituées, les psychiatres, et aussi quelques barmen. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lazare Bitoun ,Note biographique Né en 1908 dans une ferme de tabac et de coton en Caroline du Nord, après de brèves études de médecine Joseph Mitchell s'installe à New York en 1929. Il devient reporter, d'abord pour le World et le Herald Tribune puis le mythique New Yorker. Ses chroniques et portraits, œuvre littéraire à part entière mêlant faits et fiction, furent réunis dans plusieurs recueils : Arrêtez de me Casser les Oreilles, Le Merveilleux Saloon de McSorley, Le Fond du port, Old M. Flood et Le Secret de Joe Gould. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Arrêtez de me casser les oreilles
Format
Grand Format
Publication
06 février 2020
Traduction
Bitoun, Lazare
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
288
Taille
21 x 14 x 2 cm
Poids
294
ISBN-13
9782364681859

Auteur

Livré entre : 21 juin - 26 juin
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