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Le Galibier, sommet des guerriers

1.0

(1)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Au lendemain de la première ascension du col du Galibier dans le Tour de France, Henri Desgrange, le créateur de l'épreuve en 1903, écrit dans le quotidien L'Auto, ancêtre de L'Équipe : «Ô Sappey ! Ô Laffrey ! Ô col Bayard ! Ô Tourmalet ! Je ne faillirai pas à mon devoir en proclamant qu'à côté du Galibier, vous êtes de la pâle et vulgaire bibine : devant ce géant, il n'y a plus qu'à tirer son bonnet et à saluer bien bas !» C'était en 1911. Depuis, le peloton du Tour de France a franchi ce col à 57 reprises et s'y arrêtera pour la première fois en 2011 pour l'arrivée de la 18e étape, la plus haute de son histoire : 2 646 m. Ce col mythique est le terrain de prédilection d'extraordinaires passes d'armes entre coureurs, des plus grands exploits et des plus grandes défaillances... C'est cette histoire épique que raconte ce Sommet des guerriers superbement illustré grâce aux archives du journal L'Équipe. Extrait À L'ASSAUT D'UN GÉANT Le col du Galibier, fortin naturel, est protégé par un hiver vigilant qui phagocyte l'automne et le printemps. Sept mois durant, une conjuration, celle des sommets et des névés, remplit sa mission d'incorruptible cerbère. Mais, dès le solstice d'été, de pacifiques guerriers, de preux chevaliers qui arborent les couleurs de la Petite Reine, s'élancent à l'assaut de ces pentes redevenues amènes. En apparence. Car, pour atteindre le sommet, il faut savoir déjouer les pièges obscurs de l'ascension. Cela dure depuis 1911. Depuis un siècle exactement. Là-haut, il y a beaucoup de monde. Beaucoup de vélos aussi. Celui qui se tient un peu à l'écart de la foule, massée autour de la table d'orientation, ne tarde pas à découvrir une borne rongée par les intempéries. Il discerne, d'un côté une fleur de lys qui marque la frontière du royaume de France, de l'autre une croix qui délimite le royaume de Piémont-Savoie. L'essentiel de l'histoire des lieux s'y trouve ainsi résumée. Le Galibier a toujours été une frontière. Les géologues le confirment, qui constatent un brutal changement de nature des roches. Des argilo-schistes sur le versant est et des gypses sur le versant ouest. Ces minéraux ont trouvé l'endroit plaisant et s'y sont installés il y a une dizaine de millions d'années. Mais malgré les apparences, leur cohabitation n'est pas paisible. Comme des sumos usant de leur masse, ils se livrent à une lutte d'influence qui n'est pas sans conséquences sur les souffrances endurées durant le Tour de France. A force de s'appuyer les uns sur les autres, les deux types de roches font grandir la montagne d'un centimètre chaque année. Depuis 1911, date du premier passage du Tour de France, le Galibier aurait donc pris un mètre sous la toise céleste. Inutile de le dire aux coureurs cela pourrait leur couper les jambes. Le Galibier a toujours été une frontière en même temps qu'un lieu de passage. Avant même qu'il ait reçu un nom définitif, les colporteurs savoyards l'utilisaient pour se rendre de la vallée de la Maurienne jusqu'à Briançon, des Alpes du Nord aux Alpes du Sud. II est plausible, d'ailleurs, que ces itinérants aient contribué à son appellation puisqu'ils finissaient par apprivoiser, dans toutes les contrées qu'ils fréquentaient, des rudiments du patois local pour pouvoir communiquer avec leurs clients. En picard, le mot galibier existe tel quel et signifie polisson, mais il semble douteux qu'il ait pu être attribué à une montagne qui inspirait plutôt la terreur. En provençal, un galibié est un ravin profond, mais il serait étonnant qu'il ait pu servir par antonymie à baptiser une élévation. Les gens de Valloire, dans la vallée, n'ont guère de doute. Le nom signifie «pierres hautes» de «gai» la pierre et de «lup» la hauteur. Le chanoine Adolphe Gros, auteur du Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, publié en 1935, indique que Galibier est une évolution du nom allemand Galbert sans établir de lien entre les deux mots. Il aurait pu ajouter que Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Au lendemain de la première ascension du col du Galibier dans le Tour de France, Henri Desgrange, le créateur de l'épreuve en 1903, écrit dans le quotidien L'Auto, ancêtre de L'Équipe : «Ô Sappey ! Ô Laffrey ! Ô col Bayard ! Ô Tourmalet ! Je ne faillirai pas à mon devoir en proclamant qu'à côté du Galibier, vous êtes de la pâle et vulgaire bibine : devant ce géant, il n'y a plus qu'à tirer son bonnet et à saluer bien bas !» C'était en 1911. Depuis, le peloton du Tour de France a franchi ce col à 57 reprises et s'y arrêtera pour la première fois en 2011 pour l'arrivée de la 18e étape, la plus haute de son histoire : 2 646 m. Ce col mythique est le terrain de prédilection d'extraordinaires passes d'armes entre coureurs, des plus grands exploits et des plus grandes défaillances... C'est cette histoire épique que raconte ce Sommet des guerriers superbement illustré grâce aux archives du journal L'Équipe. Extrait À L'ASSAUT D'UN GÉANT Le col du Galibier, fortin naturel, est protégé par un hiver vigilant qui phagocyte l'automne et le printemps. Sept mois durant, une conjuration, celle des sommets et des névés, remplit sa mission d'incorruptible cerbère. Mais, dès le solstice d'été, de pacifiques guerriers, de preux chevaliers qui arborent les couleurs de la Petite Reine, s'élancent à l'assaut de ces pentes redevenues amènes. En apparence. Car, pour atteindre le sommet, il faut savoir déjouer les pièges obscurs de l'ascension. Cela dure depuis 1911. Depuis un siècle exactement. Là-haut, il y a beaucoup de monde. Beaucoup de vélos aussi. Celui qui se tient un peu à l'écart de la foule, massée autour de la table d'orientation, ne tarde pas à découvrir une borne rongée par les intempéries. Il discerne, d'un côté une fleur de lys qui marque la frontière du royaume de France, de l'autre une croix qui délimite le royaume de Piémont-Savoie. L'essentiel de l'histoire des lieux s'y trouve ainsi résumée. Le Galibier a toujours été une frontière. Les géologues le confirment, qui constatent un brutal changement de nature des roches. Des argilo-schistes sur le versant est et des gypses sur le versant ouest. Ces minéraux ont trouvé l'endroit plaisant et s'y sont installés il y a une dizaine de millions d'années. Mais malgré les apparences, leur cohabitation n'est pas paisible. Comme des sumos usant de leur masse, ils se livrent à une lutte d'influence qui n'est pas sans conséquences sur les souffrances endurées durant le Tour de France. A force de s'appuyer les uns sur les autres, les deux types de roches font grandir la montagne d'un centimètre chaque année. Depuis 1911, date du premier passage du Tour de France, le Galibier aurait donc pris un mètre sous la toise céleste. Inutile de le dire aux coureurs cela pourrait leur couper les jambes. Le Galibier a toujours été une frontière en même temps qu'un lieu de passage. Avant même qu'il ait reçu un nom définitif, les colporteurs savoyards l'utilisaient pour se rendre de la vallée de la Maurienne jusqu'à Briançon, des Alpes du Nord aux Alpes du Sud. II est plausible, d'ailleurs, que ces itinérants aient contribué à son appellation puisqu'ils finissaient par apprivoiser, dans toutes les contrées qu'ils fréquentaient, des rudiments du patois local pour pouvoir communiquer avec leurs clients. En picard, le mot galibier existe tel quel et signifie polisson, mais il semble douteux qu'il ait pu être attribué à une montagne qui inspirait plutôt la terreur. En provençal, un galibié est un ravin profond, mais il serait étonnant qu'il ait pu servir par antonymie à baptiser une élévation. Les gens de Valloire, dans la vallée, n'ont guère de doute. Le nom signifie «pierres hautes» de «gai» la pierre et de «lup» la hauteur. Le chanoine Adolphe Gros, auteur du Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, publié en 1935, indique que Galibier est une évolution du nom allemand Galbert sans établir de lien entre les deux mots. Il aurait pu ajouter que Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le Galibier, sommet des guerriers
Format
Relié
Publication
27 avril 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
128
Taille
27.2 x 24.3 x 1.6 cm
Poids
1010
ISBN-13
9782363470065
Livré entre : 21 mai - 24 mai
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