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Les Tabous de Bordeaux

1.0

(1)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Il est des faits dont on ne discute pas, des choses que l'on n'ose dire, que cela soit par crainte, par respect ou par pudeur. Il y a des tabous en somme : ce sont ces points obscurs dans l'histoire de la ville que l'on ne perçoit pas toujours comme tels, enfouis sous un discours consensuel, politiquement correct, faits pour rassurer et assurer à la cité une façade honnête et respectable. Même si certains de ces tabous se brisent aujourd'hui, comment expliquer qu'ils aient perduré si longtemps ? Quant aux autres, pourquoi un tel silence autour d'eux ? La traite des Noirs, l'Occupation et ses personnalités politiques controversées, le «système Chaban», l'illusion du «grand port», le modèle économique du vin, l'effondrement de la grande bourgeoisie économique et les mutations de l'esprit d'entreprise bordelais, l'histoire du grand quotidien local Sud Ouest, la pertinence et l'impact de la politique culturelle de la Ville... sont autant de thèmes qu'Hubert Bonin (ré)interroge enfin. Huit thèmes, huit tabous qui ouvrent la voie à des débats sur la mémoire, la perception, les lieux communs, les polémiques et l'image de marque de la capitale girondine. En mobilisant l'Histoire au service de la compréhension du temps présent, cet ouvrage tente de secouer les pesanteurs qui oblitèrent une part de notre passé commun. Loin de donner des leçons, de faire la morale ou d'engager de vaines polémiques, il cherche avant tout, en abordant ces «recherches qui fâchent», à titiller les esprits et à engager la discussion. Hubert Bonin, Professeur d'histoire économique contemporaine à l'Institut d'études politiques de Bordeaux et chercheur à l'université Montesquieu-Bordeaux 4, est spécialiste d'histoire bancaire, financière et entrepreneuriale. Extrait Extrait de l'introduction Cet ouvrage ne se veut ni un «pamphlet» ni un «brûlot» journalistique ou politicien, mais seulement un «essai» ou une suite d'essais, et donc une contribution aux débats qui animent (voire agitent, parfois) la cité girondine. Il s'agit encore moins de «régler des comptes» avec qui ou quelque institution que ce soit, ni de préparer une quelconque candidature municipale, dès lors que la sérénité de la vie arcachonnaise aux Abatilles suffit à procurer plénitude et joie. Mais un enseignant-chercheur à Sciences Po Bordeaux et à l'Université de Bordeaux, qui plus est un historien, se doit de temps à autre de relier passé et présent, et donc de participer à la fonction d'analyse critique qui est celle de «l'intellectuel». Or les historiens et les politistes, chacun dans leur branche de réflexion, se heurtent tous au fameux phénomène des «tabous». Il est devenu banal de parler de tabous à propos de pans de l'Histoire qui auraient été peu étudiés, cachés ou tout simplement «oubliés» parce que «l'idéologie dominante», le «savoir commun», «l'opinion commune», voire la vulgate de la culture officielle construite par la Cité à l'échelle nationale ou locale ont contribué à «effacer» des fractions de l'Histoire de la mémoire générale. Dans quels mythes Bordeaux a-t-elle figé la perception de son histoire ? Des sujets deviennent donc tabous parce que leur réalité n'est pas conforme à la vision que nombre de gens en ont, parce qu'elle devient «gênante» même, parce qu'ils ne s'inscrivent pas dans l'état de la «demande sociale» à tel ou tel moment. L'on a de plus en plus conscience, depuis des livres fameux des années 1970-1980, que l'histoire est largement élaborée sur la base de «croyances», qu'elle est le fruit de «représentations» - d'où d'ailleurs dorénavant la naissance d'une histoire des représentations - et d'une quête de légitimation. On sait que «l'historicité» suit plusieurs cheminements sans que la redoutable «vérité historique» puisse être rejointe aisément, sinon au prix d'une capacité aiguë de discernement face aux «cadres sociaux de la mémoire» et au relatif empirisme qui préside à la construction de la mémoire d'une ville Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Il est des faits dont on ne discute pas, des choses que l'on n'ose dire, que cela soit par crainte, par respect ou par pudeur. Il y a des tabous en somme : ce sont ces points obscurs dans l'histoire de la ville que l'on ne perçoit pas toujours comme tels, enfouis sous un discours consensuel, politiquement correct, faits pour rassurer et assurer à la cité une façade honnête et respectable. Même si certains de ces tabous se brisent aujourd'hui, comment expliquer qu'ils aient perduré si longtemps ? Quant aux autres, pourquoi un tel silence autour d'eux ? La traite des Noirs, l'Occupation et ses personnalités politiques controversées, le «système Chaban», l'illusion du «grand port», le modèle économique du vin, l'effondrement de la grande bourgeoisie économique et les mutations de l'esprit d'entreprise bordelais, l'histoire du grand quotidien local Sud Ouest, la pertinence et l'impact de la politique culturelle de la Ville... sont autant de thèmes qu'Hubert Bonin (ré)interroge enfin. Huit thèmes, huit tabous qui ouvrent la voie à des débats sur la mémoire, la perception, les lieux communs, les polémiques et l'image de marque de la capitale girondine. En mobilisant l'Histoire au service de la compréhension du temps présent, cet ouvrage tente de secouer les pesanteurs qui oblitèrent une part de notre passé commun. Loin de donner des leçons, de faire la morale ou d'engager de vaines polémiques, il cherche avant tout, en abordant ces «recherches qui fâchent», à titiller les esprits et à engager la discussion. Hubert Bonin, Professeur d'histoire économique contemporaine à l'Institut d'études politiques de Bordeaux et chercheur à l'université Montesquieu-Bordeaux 4, est spécialiste d'histoire bancaire, financière et entrepreneuriale. Extrait Extrait de l'introduction Cet ouvrage ne se veut ni un «pamphlet» ni un «brûlot» journalistique ou politicien, mais seulement un «essai» ou une suite d'essais, et donc une contribution aux débats qui animent (voire agitent, parfois) la cité girondine. Il s'agit encore moins de «régler des comptes» avec qui ou quelque institution que ce soit, ni de préparer une quelconque candidature municipale, dès lors que la sérénité de la vie arcachonnaise aux Abatilles suffit à procurer plénitude et joie. Mais un enseignant-chercheur à Sciences Po Bordeaux et à l'Université de Bordeaux, qui plus est un historien, se doit de temps à autre de relier passé et présent, et donc de participer à la fonction d'analyse critique qui est celle de «l'intellectuel». Or les historiens et les politistes, chacun dans leur branche de réflexion, se heurtent tous au fameux phénomène des «tabous». Il est devenu banal de parler de tabous à propos de pans de l'Histoire qui auraient été peu étudiés, cachés ou tout simplement «oubliés» parce que «l'idéologie dominante», le «savoir commun», «l'opinion commune», voire la vulgate de la culture officielle construite par la Cité à l'échelle nationale ou locale ont contribué à «effacer» des fractions de l'Histoire de la mémoire générale. Dans quels mythes Bordeaux a-t-elle figé la perception de son histoire ? Des sujets deviennent donc tabous parce que leur réalité n'est pas conforme à la vision que nombre de gens en ont, parce qu'elle devient «gênante» même, parce qu'ils ne s'inscrivent pas dans l'état de la «demande sociale» à tel ou tel moment. L'on a de plus en plus conscience, depuis des livres fameux des années 1970-1980, que l'histoire est largement élaborée sur la base de «croyances», qu'elle est le fruit de «représentations» - d'où d'ailleurs dorénavant la naissance d'une histoire des représentations - et d'une quête de légitimation. On sait que «l'historicité» suit plusieurs cheminements sans que la redoutable «vérité historique» puisse être rejointe aisément, sinon au prix d'une capacité aiguë de discernement face aux «cadres sociaux de la mémoire» et au relatif empirisme qui préside à la construction de la mémoire d'une ville Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les Tabous de Bordeaux
Editeur
Format
Broché
Publication
19 mars 2010
Contributeur
Bonin, Hubert
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
256
Taille
23 x 15 x 2 cm
Poids
500
ISBN-13
9782360620067
Livré entre : 15 juin - 18 juin
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