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Face à Gaïa

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Bruno Latour, philosophe et sociologue des sciences, est professeur à Sciences-Po Paris et professeur associé à la London School of Economics. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l'anthropologie du monde moderne, traduits dans le monde entier. Son dernier livre, publié à La Découverte,Enquête sur les modes d'existence(2012), revisite le cœur de notre vie collective, de ses régimes de vérité : les sciences, les techniques, mais aussi le droit, la religion, la politique et, bien sûr, l'économie.Face à Gaïaest issu d'un cycle de six conférences prononcées à l'université d'Édimbourg, dans le cadre des prestigieuses " conférences Gifford ", où l'ont précédé Whitehead, Bergson, James, Arendt, Aron ... ,Sommaire Introduction Première conférence Sur l'instabilité de la (notion de) nature Une mutation du rapport au monde –; Quatre façons d'être rendu fou par l'écologie –; L'instabilité du rapport nature/culture –; L'invocation de la nature humaine –; Le recours au " monde naturel " –; D'un grand service rendu par la pseudo-controverse sur le climat –; " Allez dire à vos maîtres que les scientifiques sont sur le sentier de la guerre ! " –; Où l'on cherche à passer de la " nature " au monde –; Comment faire face Deuxième conférence Comment ne pas (dés)animer la nature Des " vérités qui dérangent " –; Décrire pour alerter –; Où l'on se concentre sur les puissances d'agir –; De la difficulté de distinguer les humains et les non-humains –; " Et pourtant elle s'émeut "–; Une nouvelle mouture du droit naturel –; Sur une fâcheuse tendance à confondre cause et création –; Vers une nature qui ne serait plus une religion ? Troisième conférence Gaïa, figure (enfin profane) de la nature Galilée, Lovelock : deux découvertes symétriques –; Gaïa, un nom mythique bien périlleux pour une théorie scientifique –; Un parallèle avec les microbes de Pasteur –; Lovelock, lui aussi, fait pulluler les micro-acteurs –; Comment éviter l'idée de système ? –; Les organismes font leur environnement, ils ne s'y adaptent pas –; Sur une légère complication du Darwinisme –; L'espace, fils de l'histoire Quatrième conférence L'Anthropocène et la destruction (de l'image) du Globe L'Anthropocène : une innovationMente et Malleo–; Un terme discutable pour une époque incertaine –; L'occasion idéale de désagréger les figures de l'Homme et de la Nature –; Sloterdijk ou l'origine théologique de l'image de la Sphère –; La confusion de la Science et du Globe –; Tyrrell contre Lovelock –; Les boucles de rétroaction ne dessinent pas un Globe –; Enfin, un autre principe de composition –;Melancholiaou la fin du Globe Cinquième conférence Comment convoquer les différents peuples (de la nature) ? Deux Léviathans, deux cosmologies –; Comment éviter la guerre des dieux –; Un projet diplomatique périlleux –; L'impossible convocation d'un " peuple de la Nature " –; Comment donner sa chance à la négociation ? –; Sur le conflit de la Science et de la Religion –; Une incertitude sur le sens du mot " fin " –; Comparer les collectifs en lutte –; Se passer de toute religion naturelle Sixième conférence Comment (ne pas) en finiravec la fin des temps ? La date fatidique de 1610 –; Stephen Toulmin et la Contre-Révolution Scientifique –; À la recherche de l'origine religieuse de la " désinhibition " –; L'étrange projet d'amener le Paradis sur Terre –; Éric Voegelin et les avatars du gnosticisme –; Sur une origine apocalyptique du climato-scepticisme –; Du religieux au terrestre en passant par le séculier –; Un " peuple de Gaïa " ? –; Ce qu'il faut répondre si l'on vous accuse de tenir un " discours apocalyptique " Septième conférence Les États (de nature) entre guerre et paix La " Grande Clôture " de Caspar David Friedrich –; La fin de l'État de la Nature –; Du bon dosage de Carl Schmitt –; " Nous cherchons le sens normatif de la Terre " –; De la différence entre guerre et opération de police –; Comment se retourner face à Gaïa ? –; Humains contre Terrestres –; Apprendre à repérer les territoires en lutte Huitième conférence Comment gouverner des territoires (naturels) en lutte ? Au Théâtre des Négociations, les Amandiers, mai 2015 –; Apprendre à se réunir sans arbitre supérieur –; Extension de la Conférence des Parties aux Non-Humains –; Multiplication des parties prenantes –; Dessiner les zones critiques –; Retrouver le sens de l'État –;Laudato Si! –; Enfin, faire face à Gaïa –; " Terre, terre ! " Bibliographie. ,PrésentationÀ cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan de notre décor séculaire et monte sur scène, au premier plan. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols : tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Gaïa est le nom du retour sur Terre de tout ce que nous avions envoyéoff shore. Nous sommes ces Terriens, qui se définissent politiquement comme ceux qui se préparent à regarder Gaïa de face. James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie. Afficher moinsAfficher plus

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Note biographique Bruno Latour, philosophe et sociologue des sciences, est professeur à Sciences-Po Paris et professeur associé à la London School of Economics. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l'anthropologie du monde moderne, traduits dans le monde entier. Son dernier livre, publié à La Découverte,Enquête sur les modes d'existence(2012), revisite le cœur de notre vie collective, de ses régimes de vérité : les sciences, les techniques, mais aussi le droit, la religion, la politique et, bien sûr, l'économie.Face à Gaïaest issu d'un cycle de six conférences prononcées à l'université d'Édimbourg, dans le cadre des prestigieuses " conférences Gifford ", où l'ont précédé Whitehead, Bergson, James, Arendt, Aron ... ,Sommaire Introduction Première conférence Sur l'instabilité de la (notion de) nature Une mutation du rapport au monde –; Quatre façons d'être rendu fou par l'écologie –; L'instabilité du rapport nature/culture –; L'invocation de la nature humaine –; Le recours au " monde naturel " –; D'un grand service rendu par la pseudo-controverse sur le climat –; " Allez dire à vos maîtres que les scientifiques sont sur le sentier de la guerre ! " –; Où l'on cherche à passer de la " nature " au monde –; Comment faire face Deuxième conférence Comment ne pas (dés)animer la nature Des " vérités qui dérangent " –; Décrire pour alerter –; Où l'on se concentre sur les puissances d'agir –; De la difficulté de distinguer les humains et les non-humains –; " Et pourtant elle s'émeut "–; Une nouvelle mouture du droit naturel –; Sur une fâcheuse tendance à confondre cause et création –; Vers une nature qui ne serait plus une religion ? Troisième conférence Gaïa, figure (enfin profane) de la nature Galilée, Lovelock : deux découvertes symétriques –; Gaïa, un nom mythique bien périlleux pour une théorie scientifique –; Un parallèle avec les microbes de Pasteur –; Lovelock, lui aussi, fait pulluler les micro-acteurs –; Comment éviter l'idée de système ? –; Les organismes font leur environnement, ils ne s'y adaptent pas –; Sur une légère complication du Darwinisme –; L'espace, fils de l'histoire Quatrième conférence L'Anthropocène et la destruction (de l'image) du Globe L'Anthropocène : une innovationMente et Malleo–; Un terme discutable pour une époque incertaine –; L'occasion idéale de désagréger les figures de l'Homme et de la Nature –; Sloterdijk ou l'origine théologique de l'image de la Sphère –; La confusion de la Science et du Globe –; Tyrrell contre Lovelock –; Les boucles de rétroaction ne dessinent pas un Globe –; Enfin, un autre principe de composition –;Melancholiaou la fin du Globe Cinquième conférence Comment convoquer les différents peuples (de la nature) ? Deux Léviathans, deux cosmologies –; Comment éviter la guerre des dieux –; Un projet diplomatique périlleux –; L'impossible convocation d'un " peuple de la Nature " –; Comment donner sa chance à la négociation ? –; Sur le conflit de la Science et de la Religion –; Une incertitude sur le sens du mot " fin " –; Comparer les collectifs en lutte –; Se passer de toute religion naturelle Sixième conférence Comment (ne pas) en finiravec la fin des temps ? La date fatidique de 1610 –; Stephen Toulmin et la Contre-Révolution Scientifique –; À la recherche de l'origine religieuse de la " désinhibition " –; L'étrange projet d'amener le Paradis sur Terre –; Éric Voegelin et les avatars du gnosticisme –; Sur une origine apocalyptique du climato-scepticisme –; Du religieux au terrestre en passant par le séculier –; Un " peuple de Gaïa " ? –; Ce qu'il faut répondre si l'on vous accuse de tenir un " discours apocalyptique " Septième conférence Les États (de nature) entre guerre et paix La " Grande Clôture " de Caspar David Friedrich –; La fin de l'État de la Nature –; Du bon dosage de Carl Schmitt –; " Nous cherchons le sens normatif de la Terre " –; De la différence entre guerre et opération de police –; Comment se retourner face à Gaïa ? –; Humains contre Terrestres –; Apprendre à repérer les territoires en lutte Huitième conférence Comment gouverner des territoires (naturels) en lutte ? Au Théâtre des Négociations, les Amandiers, mai 2015 –; Apprendre à se réunir sans arbitre supérieur –; Extension de la Conférence des Parties aux Non-Humains –; Multiplication des parties prenantes –; Dessiner les zones critiques –; Retrouver le sens de l'État –;Laudato Si! –; Enfin, faire face à Gaïa –; " Terre, terre ! " Bibliographie. ,PrésentationÀ cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan de notre décor séculaire et monte sur scène, au premier plan. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols : tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Gaïa est le nom du retour sur Terre de tout ce que nous avions envoyéoff shore. Nous sommes ces Terriens, qui se définissent politiquement comme ceux qui se préparent à regarder Gaïa de face. James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Face à Gaïa: Huit conférences sur le nouveau régime climatique
Format
Grand Format
Publication
08 octobre 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
400
Taille
20.7 x 14.2 x 3.5 cm
Poids
484
ISBN-13
9782359251081
Livré entre : 27 mai - 1 juin
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