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La justice du capital

4.3

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Note biographiqueDocteure de l’École de droit de Sciences Po Paris, Amina Hassani est chercheuse à l’université de Genève. Elle est l’autrice d’une thèse sur l’arbitrage internationa,PrésentationVoici résumé à grands traits par un journaliste du New York Times l’exercice ordinaire de ce qu’on appelle communément « arbitrage d’investissement » ou « règlement des différends investisseursÉtat ». Méconnu du grand public, il est pourtant une pièce maîtresse du capitalisme globalisé qui permet aux multinationales de poursuivre devant ses juridictions les États dont les décisions contreviennent à leurs intérêts. C’est ainsi qu’Areva a poursuivi l’État égyptien pour avoir augmenté le salaire minimum, que Philip Morris a poursuivi l’Australie qui avait imposé le paquet neutre, ou que l’entreprise Vattenfall a décidé de poursuivre l’État allemand suite à sa décision de sortir du nucléaire…Ce livre retrace les origines de cette créature du capital, façonné dans les années 1950-1960 pour préserver les profits des entreprises extractivistes face aux velléités de nationalisation des États fraîche-ment décolonisés, et poursuivre le pillage séculaire des ressources naturelles. Amina Hassani dévoile le fonctionnement de ces tribunaux où les juges ne sontpas des juges, mais peuvent être avocats ou experts dans d’autres affaires… Elle souligne la manne lucrative qu’ils constituent pour des marchands de droit et de capitaux tapis dans les places financières du Nord global. Surtout, elle montre qu’au-delà de ses opérations juridiques, l’arbitrage agit comme un redoutable mode de gouvernance qui sape les procédures démocratiques, érode la souveraineté des États et dépossède les populations pour protéger la circulation et l’accumulation du capital en tout temps et en tout lieu.Si le scandale a été révélé par les enquêtes d’ONG et les mobilisations populaires récentes contre les traités de libre-échange, les tenants de cette justice du capital sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Derrière le paravent des promesses de réforme et de « transparence », ils comptent étendre les tentacules de l’arbitrage aux multiples litiges que ne manqueront pas de susciter les conséquences du réchauffement climatique.,Extrait« Leurs réunions sont secrètes. Leurs membres sont généralement inconnus. Leurs décisions n’ont pas besoin d’être entièrement divulguées. Pourtant, la manière dont un petit groupe de tribunaux internationaux traite les litiges entre investisseurs et gouvernements étrangers a entraîné l’abrogation de lois nationales, la remise en question de systèmes judiciaires et la contestation de réglementations environnementales. » Afficher moinsAfficher plus

La justice du capital

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Le Pitch

Note biographiqueDocteure de l’École de droit de Sciences Po Paris, Amina Hassani est chercheuse à l’université de Genève. Elle est l’autrice d’une thèse sur l’arbitrage internationa,PrésentationVoici résumé à grands traits par un journaliste du New York Times l’exercice ordinaire de ce qu’on appelle communément « arbitrage d’investissement » ou « règlement des différends investisseursÉtat ». Méconnu du grand public, il est pourtant une pièce maîtresse du capitalisme globalisé qui permet aux multinationales de poursuivre devant ses juridictions les États dont les décisions contreviennent à leurs intérêts. C’est ainsi qu’Areva a poursuivi l’État égyptien pour avoir augmenté le salaire minimum, que Philip Morris a poursuivi l’Australie qui avait imposé le paquet neutre, ou que l’entreprise Vattenfall a décidé de poursuivre l’État allemand suite à sa décision de sortir du nucléaire…Ce livre retrace les origines de cette créature du capital, façonné dans les années 1950-1960 pour préserver les profits des entreprises extractivistes face aux velléités de nationalisation des États fraîche-ment décolonisés, et poursuivre le pillage séculaire des ressources naturelles. Amina Hassani dévoile le fonctionnement de ces tribunaux où les juges ne sontpas des juges, mais peuvent être avocats ou experts dans d’autres affaires… Elle souligne la manne lucrative qu’ils constituent pour des marchands de droit et de capitaux tapis dans les places financières du Nord global. Surtout, elle montre qu’au-delà de ses opérations juridiques, l’arbitrage agit comme un redoutable mode de gouvernance qui sape les procédures démocratiques, érode la souveraineté des États et dépossède les populations pour protéger la circulation et l’accumulation du capital en tout temps et en tout lieu.Si le scandale a été révélé par les enquêtes d’ONG et les mobilisations populaires récentes contre les traités de libre-échange, les tenants de cette justice du capital sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Derrière le paravent des promesses de réforme et de « transparence », ils comptent étendre les tentacules de l’arbitrage aux multiples litiges que ne manqueront pas de susciter les conséquences du réchauffement climatique.,Extrait« Leurs réunions sont secrètes. Leurs membres sont généralement inconnus. Leurs décisions n’ont pas besoin d’être entièrement divulguées. Pourtant, la manière dont un petit groupe de tribunaux internationaux traite les litiges entre investisseurs et gouvernements étrangers a entraîné l’abrogation de lois nationales, la remise en question de systèmes judiciaires et la contestation de réglementations environnementales. » Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La justice du capital: Quand les multinationales (dé)font la loi
Editeur
Format
Grand Format
Publication
07 novembre 2025
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
220
Taille
16.8 x 11.1 x 1.8 cm
Poids
162
ISBN-13
9782358723084
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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