Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00

Comment saboter un pipeline

4.3

(217)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographiqueAndreas Malm est maître de conférences en géographie humaine en Suède. Il est notamment l’auteur de Fossil Capital (Verso, 2016) et de L’Anthropocène contre l’histoire (La fabrique, 2017).,PrésentationLe réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l’économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l’incapacité à faire face à l’écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d’autant plus saisissant que le mouve- ment pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n’ont pas cessé d’augmenter. Comment cesser d’être à ce point inoffensif ?C’est en tant qu’acteur de ces luttes qu’Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et reven- diquent l’héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l’histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en œuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condi- tion de possibilité l’existence d’une aile radicale, laquelle manque aujourd’hui à des organisations telle qu’Extinc- tion Rebellion qui s’en trouvent neutralisées. La question n’est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence – et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n’est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d’occupation ou un État ségrégationniste. C’est à l’infras- tructure fossile qu’il faut s’attaquer en premier lieu, l’occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers – jusqu’à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l’Iowa. La consommation est l’autre versant du problème et Malm invite à faire la diffé- rence entre les émissions de CO2 « de subsistance » – auxquelles Macron a cru bon de s’attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes – et celles « de luxe » des ultra- riches, véritable « étendard idéologique » qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore le mouvement pour le climat doit savoir identi- fier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s’il doit ajouter à son réper- toire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l’esprit les périls d’un extrémisme qui serait contre- productif, du substitionnisme et de la répression étatique.Nous n’avons plus le temps d’attendre, tout ce qui n’a pas été tenté doit l’être, et les militants pour le climat de demain – potentiellement des millions – doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu. Afficher moinsAfficher plus

Comment saboter un pipeline

4.3

(217)

11,95 €
14,00 € -14%
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
11,95 €
14,00 € -14%

Le Pitch

Note biographiqueAndreas Malm est maître de conférences en géographie humaine en Suède. Il est notamment l’auteur de Fossil Capital (Verso, 2016) et de L’Anthropocène contre l’histoire (La fabrique, 2017).,PrésentationLe réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l’économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l’incapacité à faire face à l’écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d’autant plus saisissant que le mouve- ment pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n’ont pas cessé d’augmenter. Comment cesser d’être à ce point inoffensif ?C’est en tant qu’acteur de ces luttes qu’Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et reven- diquent l’héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l’histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en œuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condi- tion de possibilité l’existence d’une aile radicale, laquelle manque aujourd’hui à des organisations telle qu’Extinc- tion Rebellion qui s’en trouvent neutralisées. La question n’est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence – et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n’est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d’occupation ou un État ségrégationniste. C’est à l’infras- tructure fossile qu’il faut s’attaquer en premier lieu, l’occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers – jusqu’à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l’Iowa. La consommation est l’autre versant du problème et Malm invite à faire la diffé- rence entre les émissions de CO2 « de subsistance » – auxquelles Macron a cru bon de s’attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes – et celles « de luxe » des ultra- riches, véritable « étendard idéologique » qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore le mouvement pour le climat doit savoir identi- fier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s’il doit ajouter à son réper- toire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l’esprit les périls d’un extrémisme qui serait contre- productif, du substitionnisme et de la répression étatique.Nous n’avons plus le temps d’attendre, tout ce qui n’a pas été tenté doit l’être, et les militants pour le climat de demain – potentiellement des millions – doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Comment saboter un pipeline
Editeur
Format
Poche
Publication
19 juin 2020
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
210
Taille
16.8 x 11 x 1.8 cm
Poids
170
ISBN-13
9782358721950
Livré entre : 8 février - 11 février
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 29,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés