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Hirak en Algérie

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Audience : Adulte - Grand Public
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SommaireIntroduction (Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui et Salima Mellah)I. AUX ORIGINES DU MOUVEMENT1. Le rôle majeur du traumatisme de la « sale guerre » des années 1990 (Salima Mellah)Dans les manifestations du hirak, l’évocation de l’impunité face à l’extraordinaire violence de la « guerre contre les civils » déchaînée par les chefs de l’armée et de la police politique (DRS) après le coup d’État de janvier 1992 a semblé relativement peu présente (même si les noms et les photos des disparus de cette « sale guerre » sont toujours mis en évidence). Elle a pourtant laissé, jusqu’à ce jour, des traces très profondes au sein de la population algérienne (plus de 200 000 morts, quelque 18 000 disparus, torture généralisée, milices de « patriotes » devenus criminels, déplacements forcés de 1,5 million de personnes…). Et elle est l’un facteurs-clés du rejet radical de tout le régime par les manifestants. Ce chapitre rappelle les événements et leurs suites depuis les années 2000 : lois d’autoamnistie et impunité pour les criminels, militaires comme islamistes ; désinformation persistante ; maintien de l’état d’urgence jusqu’en 2011 ; utilisation récurrente par le pouvoir de la menace d’un retour à la « guerre civile », etc.2. Un régime opaque et corrompu, habité d’un profond mépris du peuple (José Garçon)Introduction. Le hirak du peuple algérien, un tournant historique, par Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui, Salima MellahI. AUX ORIGINES DU MOUVEMENT1. Le rôle majeur du traumatisme de la " sale guerre " des années 1990, par Salima MellahEntre 1992 et le début des années 2000, l'Algérie a connu une guerre contre les civils qui a causé environ 200 000 morts, près de 20 000 disparus, des centaines de milliers de déplacés, des dizaines de milliers de torturés et de déportés. S'il est indéniable qu'une partie de ces violences a été le fait de groupes armés se réclamant de l'islam, les principaux responsables ont été les forces spéciales de l'armée, les services de renseignements, les milices, les escadrons de la mort ou les faux groupes armés. Avec le président Abdelaziz Bouteflika, la " réconciliation nationale " de 2006 a codifié l'impunité pour tous les criminels, militaires ou non. La société algérienne subit encore ce lourd passif de ces années sanglantes, dont la mémoire est présente dans toutes les familles qui se sont mobilisées dans le hirak.2. Un régime opaque et corrompu, habité d'un profond mépris du peuple, par José GarçonLes slogans des manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment parfaitement que, depuis l'indépendance, les chefs de l'armée et de la police politique contrôlent seuls le pouvoir. Et que, depuis les années 1980, ils sont devenus une coupole mafieuse, réunis autour du partage des milliards de dollars de la corruption et d'un profond mépris de la population. Malgré les " luttes de clans " permanentes au sein de la coupole, celle-ci est longtemps restée unie autour de l'essentiel : préserver la captation de la rente. Mais après avoir installé en 1999 Abdelaziz Bouteflika à la tête de la vitrine civile du régime, les " clans " ne sont pas parvenus à s'entendre pour lui trouver un successeur, d'où sa reconduction au fil d'élections truquées, alors même qu'il était devenu aphasique en 2013. L'absurdité de l'élection, prévue le 18 avril 2019, de Bouteflika pour un " cinquième mandat " aura été le déclencheur du hirak.3. Une démocratie de façade, une société verrouillée, par François GèzeAprès la " sale guerre " des années 1990, le régime algérien a mis en place une nouvelle façade politique civile composée de représentants des partis officiels. Mais ces acteurs n'ont aucune autonomie réelle, pas plus que ceux constituant la prétendue " opposition " parlementaire : tous sont cantonnés (comme les médias réputés " indépendants ") par les " décideurs " militaires dans un espace aux " lignes rouges " étroitement définies. Parallèlement, les tentatives de création d'organisations vraiment indépendantes (syndicats autonomes, mouvements de jeunesse, comités de chômeurs, etc.) n'ont pas manqué depuis vingt ans. Mais à chaque fois, les initiateurs de ces groupes ont été sévèrement réprimés par la police ; ou alors, leur organisation a été neutralisée par la technique du " clonage ". Un très étrange paysage politique que les médias internationaux, en particulier français, cible de la désinformation efficace organisée par la police politique du régime, ont trop souvent peiné à décrypter.4. La banqueroute au bout de la dictature, par Omar BenderraLa longue embellie financière des années 2000 a essentiellement bénéficié à une caste d'intermédiaires et d'affairistes parasitaires, le régime Bouteflika s'étant révélé incapable de stimuler la production locale, l'investissement et la création d'emplois. L'économie reste toujours totalement dépendante des hydrocarbures. Mais cette incapacité n'est pas seulement imputable aux errements d'un règne qui a duré vingt ans. Les prodromes de la faillite remontent aux années 1960. La dérive s'est accentuée dans les années 1980, avec la mainmise des réseaux de corruption sur le commerce extérieur. Malgré l'utilisation de la rente pétrolière pour tenter d'" acheter " la population et l'entretien d'une économie informelle favorable à la fois au maintien de la corruption et au contrôle de la société, la menace d'une déroute économique catastrophique est l'un des ingrédients importants de la révolte populaire de 2019.5. Une insurrection qui n'est pas tombée du ciel, par Ahmed SelmaneDepuis les années 2000, les manifestations d'opposition populaire au régime, mal couvertes par les médias algériens et internationaux, se sont multipliées sous des formes très diverses : explosion à partir de 2003-2004 de milliers d'émeutes locales pour l'eau, le logement, la voirie, etc. ; mobilisations de chômeurs en quête d'emplois ; multiplication des conflits sociaux depuis 2010, notamment à l'initiative des syndicats autonomes ; manifestations de rue contre la vie chère en 2011 ; mobilisations à partir de 2014-2015 contre l'exploitation de gaz de schiste dans le Sud ; slogans anti-pouvoir dans les stades de football ; succès croissants des rappeurs et youtubeurs ultracritiques sur le Web… C'est l'accumulation de ces mouvements, conjuguée avec la hogra (le mépris) de plus en plus désinhibée du pouvoir à l'égard de la population qui a créé les conditions du surgissement du hirak.II. UN MOUVEMENT D'UNE PUISSANCE EXTRAORDINAIRE6. À Constantine, le réveil politique de la cité, par Zineb AzouzÀ Constantine, ville marquée par d'insupportables inégalités et où la vie politique était devenue inexistante, le hirak a puissamment revitalisé une population étouffée, qui s'était résignée au désordre urbain et à la répression. La mobilisation y a évolué au fil des mois, permettant notamment aux familles de disparus d'y occuper une place éminente.7. " À Oran, le hirak nous a réveillés de notre torpeur ", par Houari BartiDes acteurs du hirak oranais témoignent ici du bouleversement qu'il a signifié pour la population, qui a reconquis l'espace public et multiplié les initiatives citoyennes.8. Quand les artistes deviennent partie prenante du hirak, par Rafik LebdjaouiFormidable mobilisation populaire, le hirak a été également l'occasion d'une stupéfiante effervescence de créations artistiques de haut vol, en particulier de chanteurs et de graphistes. Grâce à la puissance de leur force émotive, leur audience considérable sur le Web et les réseaux sociaux, en Algérie comme dans le reste du monde, a contribué de façon décisive à souder les " marcheurs " des vendredis et des mardis, ainsi qu'à populariser leur détermination à l'échelle internationale.9. Trois fragments de vie à l'ombre du hirak, par Mohamed MehdiRafik, Amar, Dahmane : trois parcours de vie de fracassés du " système ", représentatifs de millions d'autres qui ont manifesté avec détermination depuis le 22 Février pour dire leur espoir premier : que l'État et son administration cessent enfin de leur " compliquer l'existence " afin qu'ils puissent assurer un avenir serein à leurs enfants.10. La résurgence de la mémoire de la lutte contre le colonialisme français, par Hassina MechaïDès le début du mouvement, la référence à l'histoire de la longue lutte contre le colonialisme français (avant comme pendant la guerre de libération) a été constante, en particulier chez les plus jeunes manifestants : évocation d'une " seconde libération ", présence célébrée d'anciennes moudjahidine, réappropriation de la figure des héros de la Révolution dont la mémoire avait été confisquée par le régime et que le peuple entend se réapproprier pour construire une authentique démocratie.11. Entretien : une répression ciblée, la justice instrumentalisée, par Me Abdelghani BadiMe Abdelghani Badi, avocat à la Courd'Alger et militant des droits de l'homme, a été très impliqué, dès le début du mouvement, dans la défense de manifestants interpellés par la police et souvent incarcérés et condamnés. Dans cet entretien qu'il nous a accordé le 15 octobre 2019, il s'explique sur les formes de répression ciblée mise en œuvre par le pouvoir. Et il dénonce la soumission du pouvoir judiciaire à l'état-major, en particulier dans les multiples procédures engagées contre d'anciens ministres, d'anciens chefs militaires tombés en disgrâce et des oligarques.12. Entretien : " Ce peuple ne rentrera pas chez lui tant qu'il n'aura pas trouvé sa dignité ", par Hadj GhermoulHadj Ghermoul est le premier détenu d'opinion du hirak, avant même qu'il ait commencé. Arrêté le 29 janvier 2019 pour avoir brandi une pancarte rejetant le cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, il a passé six mois en prison. Dans cet entretien qu'il nous a accordé le 26 octobre 2019, il s'explique sur son engagement et ses espoirs.13. La couverture très orientée du hirak par les médias algériens, par Hocine DziriDepuis les années 1... Afficher moinsAfficher plus

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SommaireIntroduction (Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui et Salima Mellah)I. AUX ORIGINES DU MOUVEMENT1. Le rôle majeur du traumatisme de la « sale guerre » des années 1990 (Salima Mellah)Dans les manifestations du hirak, l’évocation de l’impunité face à l’extraordinaire violence de la « guerre contre les civils » déchaînée par les chefs de l’armée et de la police politique (DRS) après le coup d’État de janvier 1992 a semblé relativement peu présente (même si les noms et les photos des disparus de cette « sale guerre » sont toujours mis en évidence). Elle a pourtant laissé, jusqu’à ce jour, des traces très profondes au sein de la population algérienne (plus de 200 000 morts, quelque 18 000 disparus, torture généralisée, milices de « patriotes » devenus criminels, déplacements forcés de 1,5 million de personnes…). Et elle est l’un facteurs-clés du rejet radical de tout le régime par les manifestants. Ce chapitre rappelle les événements et leurs suites depuis les années 2000 : lois d’autoamnistie et impunité pour les criminels, militaires comme islamistes ; désinformation persistante ; maintien de l’état d’urgence jusqu’en 2011 ; utilisation récurrente par le pouvoir de la menace d’un retour à la « guerre civile », etc.2. Un régime opaque et corrompu, habité d’un profond mépris du peuple (José Garçon)Introduction. Le hirak du peuple algérien, un tournant historique, par Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui, Salima MellahI. AUX ORIGINES DU MOUVEMENT1. Le rôle majeur du traumatisme de la " sale guerre " des années 1990, par Salima MellahEntre 1992 et le début des années 2000, l'Algérie a connu une guerre contre les civils qui a causé environ 200 000 morts, près de 20 000 disparus, des centaines de milliers de déplacés, des dizaines de milliers de torturés et de déportés. S'il est indéniable qu'une partie de ces violences a été le fait de groupes armés se réclamant de l'islam, les principaux responsables ont été les forces spéciales de l'armée, les services de renseignements, les milices, les escadrons de la mort ou les faux groupes armés. Avec le président Abdelaziz Bouteflika, la " réconciliation nationale " de 2006 a codifié l'impunité pour tous les criminels, militaires ou non. La société algérienne subit encore ce lourd passif de ces années sanglantes, dont la mémoire est présente dans toutes les familles qui se sont mobilisées dans le hirak.2. Un régime opaque et corrompu, habité d'un profond mépris du peuple, par José GarçonLes slogans des manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment parfaitement que, depuis l'indépendance, les chefs de l'armée et de la police politique contrôlent seuls le pouvoir. Et que, depuis les années 1980, ils sont devenus une coupole mafieuse, réunis autour du partage des milliards de dollars de la corruption et d'un profond mépris de la population. Malgré les " luttes de clans " permanentes au sein de la coupole, celle-ci est longtemps restée unie autour de l'essentiel : préserver la captation de la rente. Mais après avoir installé en 1999 Abdelaziz Bouteflika à la tête de la vitrine civile du régime, les " clans " ne sont pas parvenus à s'entendre pour lui trouver un successeur, d'où sa reconduction au fil d'élections truquées, alors même qu'il était devenu aphasique en 2013. L'absurdité de l'élection, prévue le 18 avril 2019, de Bouteflika pour un " cinquième mandat " aura été le déclencheur du hirak.3. Une démocratie de façade, une société verrouillée, par François GèzeAprès la " sale guerre " des années 1990, le régime algérien a mis en place une nouvelle façade politique civile composée de représentants des partis officiels. Mais ces acteurs n'ont aucune autonomie réelle, pas plus que ceux constituant la prétendue " opposition " parlementaire : tous sont cantonnés (comme les médias réputés " indépendants ") par les " décideurs " militaires dans un espace aux " lignes rouges " étroitement définies. Parallèlement, les tentatives de création d'organisations vraiment indépendantes (syndicats autonomes, mouvements de jeunesse, comités de chômeurs, etc.) n'ont pas manqué depuis vingt ans. Mais à chaque fois, les initiateurs de ces groupes ont été sévèrement réprimés par la police ; ou alors, leur organisation a été neutralisée par la technique du " clonage ". Un très étrange paysage politique que les médias internationaux, en particulier français, cible de la désinformation efficace organisée par la police politique du régime, ont trop souvent peiné à décrypter.4. La banqueroute au bout de la dictature, par Omar BenderraLa longue embellie financière des années 2000 a essentiellement bénéficié à une caste d'intermédiaires et d'affairistes parasitaires, le régime Bouteflika s'étant révélé incapable de stimuler la production locale, l'investissement et la création d'emplois. L'économie reste toujours totalement dépendante des hydrocarbures. Mais cette incapacité n'est pas seulement imputable aux errements d'un règne qui a duré vingt ans. Les prodromes de la faillite remontent aux années 1960. La dérive s'est accentuée dans les années 1980, avec la mainmise des réseaux de corruption sur le commerce extérieur. Malgré l'utilisation de la rente pétrolière pour tenter d'" acheter " la population et l'entretien d'une économie informelle favorable à la fois au maintien de la corruption et au contrôle de la société, la menace d'une déroute économique catastrophique est l'un des ingrédients importants de la révolte populaire de 2019.5. Une insurrection qui n'est pas tombée du ciel, par Ahmed SelmaneDepuis les années 2000, les manifestations d'opposition populaire au régime, mal couvertes par les médias algériens et internationaux, se sont multipliées sous des formes très diverses : explosion à partir de 2003-2004 de milliers d'émeutes locales pour l'eau, le logement, la voirie, etc. ; mobilisations de chômeurs en quête d'emplois ; multiplication des conflits sociaux depuis 2010, notamment à l'initiative des syndicats autonomes ; manifestations de rue contre la vie chère en 2011 ; mobilisations à partir de 2014-2015 contre l'exploitation de gaz de schiste dans le Sud ; slogans anti-pouvoir dans les stades de football ; succès croissants des rappeurs et youtubeurs ultracritiques sur le Web… C'est l'accumulation de ces mouvements, conjuguée avec la hogra (le mépris) de plus en plus désinhibée du pouvoir à l'égard de la population qui a créé les conditions du surgissement du hirak.II. UN MOUVEMENT D'UNE PUISSANCE EXTRAORDINAIRE6. À Constantine, le réveil politique de la cité, par Zineb AzouzÀ Constantine, ville marquée par d'insupportables inégalités et où la vie politique était devenue inexistante, le hirak a puissamment revitalisé une population étouffée, qui s'était résignée au désordre urbain et à la répression. La mobilisation y a évolué au fil des mois, permettant notamment aux familles de disparus d'y occuper une place éminente.7. " À Oran, le hirak nous a réveillés de notre torpeur ", par Houari BartiDes acteurs du hirak oranais témoignent ici du bouleversement qu'il a signifié pour la population, qui a reconquis l'espace public et multiplié les initiatives citoyennes.8. Quand les artistes deviennent partie prenante du hirak, par Rafik LebdjaouiFormidable mobilisation populaire, le hirak a été également l'occasion d'une stupéfiante effervescence de créations artistiques de haut vol, en particulier de chanteurs et de graphistes. Grâce à la puissance de leur force émotive, leur audience considérable sur le Web et les réseaux sociaux, en Algérie comme dans le reste du monde, a contribué de façon décisive à souder les " marcheurs " des vendredis et des mardis, ainsi qu'à populariser leur détermination à l'échelle internationale.9. Trois fragments de vie à l'ombre du hirak, par Mohamed MehdiRafik, Amar, Dahmane : trois parcours de vie de fracassés du " système ", représentatifs de millions d'autres qui ont manifesté avec détermination depuis le 22 Février pour dire leur espoir premier : que l'État et son administration cessent enfin de leur " compliquer l'existence " afin qu'ils puissent assurer un avenir serein à leurs enfants.10. La résurgence de la mémoire de la lutte contre le colonialisme français, par Hassina MechaïDès le début du mouvement, la référence à l'histoire de la longue lutte contre le colonialisme français (avant comme pendant la guerre de libération) a été constante, en particulier chez les plus jeunes manifestants : évocation d'une " seconde libération ", présence célébrée d'anciennes moudjahidine, réappropriation de la figure des héros de la Révolution dont la mémoire avait été confisquée par le régime et que le peuple entend se réapproprier pour construire une authentique démocratie.11. Entretien : une répression ciblée, la justice instrumentalisée, par Me Abdelghani BadiMe Abdelghani Badi, avocat à la Courd'Alger et militant des droits de l'homme, a été très impliqué, dès le début du mouvement, dans la défense de manifestants interpellés par la police et souvent incarcérés et condamnés. Dans cet entretien qu'il nous a accordé le 15 octobre 2019, il s'explique sur les formes de répression ciblée mise en œuvre par le pouvoir. Et il dénonce la soumission du pouvoir judiciaire à l'état-major, en particulier dans les multiples procédures engagées contre d'anciens ministres, d'anciens chefs militaires tombés en disgrâce et des oligarques.12. Entretien : " Ce peuple ne rentrera pas chez lui tant qu'il n'aura pas trouvé sa dignité ", par Hadj GhermoulHadj Ghermoul est le premier détenu d'opinion du hirak, avant même qu'il ait commencé. Arrêté le 29 janvier 2019 pour avoir brandi une pancarte rejetant le cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, il a passé six mois en prison. Dans cet entretien qu'il nous a accordé le 26 octobre 2019, il s'explique sur son engagement et ses espoirs.13. La couverture très orientée du hirak par les médias algériens, par Hocine DziriDepuis les années 1... Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Hirak en Algérie: L'invention d'un soulèvement
Editeur
Format
Grand Format
Publication
21 février 2020
Auteur
Gèze, François
Auteur
Lebdjaoui, Rafik
Auteur
Mellah, Salima
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
290
Taille
20.1 x 13 x 2.4 cm
Poids
330
ISBN-13
9782358721929
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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