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Les Juifs de Tunisie entre 1857 et 1958 - histoire d'une émancipation

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Entre 1857 et 1958, de l'affaire Batou Sfez à l'expropriation du cimetière israélite, de nombreuses et profondes transformations affectèrent la société juive de Tunisie. Le Protectorat français introduisit un mode administratif et économique de type occidental : la minorité juive s'y intégra plus spontanément que la société musulmane, en particulier dans le domaine éducatif. Rattrapée par ailleurs par l'évolution politique du judaïsme mondial, la communauté israélite se trouva divisée entre assimilationnistes et sionistes, ce qui entraînera sa sortie progressive de l'histoire tunisienne. L'auteur Albert-Armand Maarek, professeur d'histoire durant près de quarante années, a soutenu un master d'histoire à Paris I, Les revendications des Israélites de Tunisie, et a publié de nombreux articles sur ce thème. Extrait Mélanges Entre mémoire ancestrale et orientations d'avenir, un siècle décisif pour l'émancipation des Juifs de Tunisie Une présence pluriséculaire dans cette partie du Nord-Est de l'Afrique, tour à tour phénicienne, proconsulaire romaine, province byzantine puis vandale, Ifriqiya puis Tunisie musulmanes et, en finale, protectorat français : tel aura été le destin mouvementé de la communauté juive dans cette contrée durant de longs siècles. Cependant sa mémoire ancestrale et son enracinement n'empêcheront guère sa sortie progressive de l'histoire tunisienne, dans les années précédant et suivant l'indépendance du pays en 1956. Sous le titre rassembleur de «Mélanges», cette présente étude propose aux personnes concernées et authentiquement intéressées, la lecture et la prise de connaissances de faits importants ayant jalonné l'histoire des Juifs de Tunisie de 1857 à 1958. Ceux-ci ont été successivement exposés dans le cadre de conférences effectuées ces dernières années lors de divers colloques et réunions. Cette communauté juive profondément enracinée en effet dans un passé pluriséculaire, vénérait ses grandes figures de Rabbins et notables les plus célèbres, inhumés au cours du temps dans l'ancien cimetière de Tunis ; cette vaste nécropole fut en fait agitée par certaines péripéties sous le protectorat français puis lors de l'avènement de l'indépendance tunisienne : il nous a paru donc nécessaire de décrire et d'analyser ces événements particuliers dont le point d'aboutissement devait être l'expropriation du terrain du cimetière israélite. L'histoire des notables mériterait, à elle seule, toute une recherche spécifique ; à défaut, nous avons présenté deux personnalités communautaires particulièrement marquantes, à des périodes et dans des espaces différents. On peut néanmoins déceler, à travers cette série d'interventions et malgré la variété des sujets exposés, une ligne directrice générale et constater certains recoupements de faits et d'événements. Une nette tendance se dessine et s'affirme, en effet, dans la communauté juive à la période indiquée, pour s'extraire de sa condition juridique initiale et progresser dans diverses autres directions débouchant sur la modernité. Comment parvenir à cet objectif ? Par quels moyens ? Une première tentative d'origine conjoncturelle et exogène se manifeste à l'occasion de l'affaire Batou Sfez en 1857. L'octroi du «Pacte fondamental» par le gouvernement beylical sous pression européenne aboutit à un échec : ce sera la seule ouverture, éphémère, apparue dans une Tunisie encore politiquement autonome. Des questions se posent dès lors, à ce niveau, sur les circonstances ayant permis ces ingérences étrangères dans les affaires de la Régence de Tunis. C'est cette même pression européenne et la présence française en Algérie voisine qui favoriseront l'obtention, par certains Israélites, de «protections» étrangères auprès de consulats complaisants en poste dans la Régence : autant d'atteintes à la souveraineté beylicale dans un pays rongé par la faillite financière et en passe de perdre, en 1881, son indépendance politique. Comment compre Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Entre 1857 et 1958, de l'affaire Batou Sfez à l'expropriation du cimetière israélite, de nombreuses et profondes transformations affectèrent la société juive de Tunisie. Le Protectorat français introduisit un mode administratif et économique de type occidental : la minorité juive s'y intégra plus spontanément que la société musulmane, en particulier dans le domaine éducatif. Rattrapée par ailleurs par l'évolution politique du judaïsme mondial, la communauté israélite se trouva divisée entre assimilationnistes et sionistes, ce qui entraînera sa sortie progressive de l'histoire tunisienne. L'auteur Albert-Armand Maarek, professeur d'histoire durant près de quarante années, a soutenu un master d'histoire à Paris I, Les revendications des Israélites de Tunisie, et a publié de nombreux articles sur ce thème. Extrait Mélanges Entre mémoire ancestrale et orientations d'avenir, un siècle décisif pour l'émancipation des Juifs de Tunisie Une présence pluriséculaire dans cette partie du Nord-Est de l'Afrique, tour à tour phénicienne, proconsulaire romaine, province byzantine puis vandale, Ifriqiya puis Tunisie musulmanes et, en finale, protectorat français : tel aura été le destin mouvementé de la communauté juive dans cette contrée durant de longs siècles. Cependant sa mémoire ancestrale et son enracinement n'empêcheront guère sa sortie progressive de l'histoire tunisienne, dans les années précédant et suivant l'indépendance du pays en 1956. Sous le titre rassembleur de «Mélanges», cette présente étude propose aux personnes concernées et authentiquement intéressées, la lecture et la prise de connaissances de faits importants ayant jalonné l'histoire des Juifs de Tunisie de 1857 à 1958. Ceux-ci ont été successivement exposés dans le cadre de conférences effectuées ces dernières années lors de divers colloques et réunions. Cette communauté juive profondément enracinée en effet dans un passé pluriséculaire, vénérait ses grandes figures de Rabbins et notables les plus célèbres, inhumés au cours du temps dans l'ancien cimetière de Tunis ; cette vaste nécropole fut en fait agitée par certaines péripéties sous le protectorat français puis lors de l'avènement de l'indépendance tunisienne : il nous a paru donc nécessaire de décrire et d'analyser ces événements particuliers dont le point d'aboutissement devait être l'expropriation du terrain du cimetière israélite. L'histoire des notables mériterait, à elle seule, toute une recherche spécifique ; à défaut, nous avons présenté deux personnalités communautaires particulièrement marquantes, à des périodes et dans des espaces différents. On peut néanmoins déceler, à travers cette série d'interventions et malgré la variété des sujets exposés, une ligne directrice générale et constater certains recoupements de faits et d'événements. Une nette tendance se dessine et s'affirme, en effet, dans la communauté juive à la période indiquée, pour s'extraire de sa condition juridique initiale et progresser dans diverses autres directions débouchant sur la modernité. Comment parvenir à cet objectif ? Par quels moyens ? Une première tentative d'origine conjoncturelle et exogène se manifeste à l'occasion de l'affaire Batou Sfez en 1857. L'octroi du «Pacte fondamental» par le gouvernement beylical sous pression européenne aboutit à un échec : ce sera la seule ouverture, éphémère, apparue dans une Tunisie encore politiquement autonome. Des questions se posent dès lors, à ce niveau, sur les circonstances ayant permis ces ingérences étrangères dans les affaires de la Régence de Tunis. C'est cette même pression européenne et la présence française en Algérie voisine qui favoriseront l'obtention, par certains Israélites, de «protections» étrangères auprès de consulats complaisants en poste dans la Régence : autant d'atteintes à la souveraineté beylicale dans un pays rongé par la faillite financière et en passe de perdre, en 1881, son indépendance politique. Comment compre Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les Juifs de Tunisie entre 1857 et 1958. Histoire d'une émancipation
Editeur
Format
Broché
Publication
04 octobre 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
290
Taille
0 x 0 x 0 cm
Poids
475
ISBN-13
9782358150330

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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