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Que celui qui n'a jamais péché : Prêtre auprès des toxicomanes, des prisonniers, des SDF, des prostituées

4.1

(5)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Aumônier de la maison d'arrêt de Nanterre le jour, «confesseur» de prostituées la nuit, le père Jean-Philippe fait partie de ces apôtres de la marge qui consacrent leur vie aux parias de la société. Au bois de Boulogne, tout le monde connaît sa camionnette à la porte toujours ouverte. Le camping-car du «Padre» veut être un havre de paix et d'accueil pour les travestis de la nuit. C'est aussi une chapelle ambulante où l'on parle du bien, du beau, de la vérité. Et où l'on prie ensemble avant de retrouver la dureté du trottoir. Enfant martyrisé et délinquant précoce, le père Jean-Philippe pourrait actuellement être sous les verrous à Nanterre, ou «travelo» dans le Bois, ou toxicomane n'importe où. Grâce à certaines rencontres providentielles, c'est lui qui, aujourd'hui, écoute et conseille les personnes incarcérées, prostituées, droguées... Longtemps privé d'affection, il veut en donner à ceux qui en manquent. Ce résilient converti au Christ affirme qu'un regard de bonté peut sauver une vie. La sienne apporte la preuve qu'il dit vrai. Que celui qui n'a jamais péché... a la force des grands récits qui rendent espoir et remettent en question nos idées toutes faites. Un témoignage exceptionnel. Le père Jean-Philippe est un religieux de la communauté Saint-Jean. Que celui qui n'a jamais péché... est son premier ouvrage publié. Extrait EXPULSION ET PENSION «Vouloir corriger les défauts de caractère d'un homme par des sermons de morale est aussi chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots.» Arthur Schopenhauer Chez nous, l'alcool était partout : dans les bouteilles, les gens, et même dans l'air qu'on respirait. Cela venait de loin. Toute la famille picolait, il en avait toujours été ainsi, depuis toujours. La bibine, cette nappe phréatique qui imbibait des générations de Chauveau et coulait jusqu'à nous. Mon père était un buveur très pratiquant qui appliquait à la lettre l'adage de Pierre Dac : «Je préfère le vin d'ici à l'au-delà.» J'avais 3 ou 4 ans ; j'ai aperçu une bouteille qui traînait sur la table de la cuisine, je l'ai attrapée et je suis allé la vider dans un coin. Ma mère, en rentrant des courses, ne m'a pas trouvé, a commencé à s'affoler. Je m'étais réfugié dans un placard, couché sur une pile de draps. Complètement saoul, je cuvais en ronflotant. Pourtant, contrairement à de nombreux membres de ma famille, je ne suis pas devenu dépendant. C'est énigmatique : le «produit» agrippe certaines personnes et pas d'autres. Je le vérifierai plus tard avec les toxicomanes : certains jeunes fument un pétard, et basta, passent à autre chose. D'autres sont accrochés pour la vie. Ma mère inaccessible La bouteille pour remplacer le bisou ? Tout enfant a besoin d'amour. Chez nous, l'amour ne se disait pas, ne se montrait pas. Il se faisait, pour les adultes, en cachette, en vitesse. Mais aucun signe d'affection, aucun câlin... Alors je serrais la robe de ma mère, cela devenait mon doudou préféré, et je la suivais partout, ce qui l'énervait profondément. Une nuit, je n'en pouvais plus de solitude, le besoin de tendresse me tordait le ventre, alors je me suis glissé dans son lit, entre ses draps, pour être contre elle, avec elle, pour sentir sa peau chaude contre moi, pour quêter une main dans mes cheveux, sur ma joue - même si je n'espérais pas un baiser. Pas de chance, je l'ai réveillée. Elle m'a chassé en gueulant comme si j'étais un moustique en train de la piquer, ou un cancrelat sur le drap. Ce rejet m'a vrillé le coeur pour toujours. Il a ouvert une plaie en moi qui ne s'est jamais refermée et qui me rend proche de tous les rejetés. Le problème, c'est que ça en fait du monde... Aujourd'hui, c'est la robe de la Sainte Vierge que j'agrippe et que je ne veux pas lâcher. Je la suis partout, Marie. Je crois qu'elle aime ça, elle... Je la suis et la laisse me précéder - ce qui m'évite pas mal de bêtises, étant du genre gaffeur expert. Je vous l'assure : je suis petit mais je peux Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Aumônier de la maison d'arrêt de Nanterre le jour, «confesseur» de prostituées la nuit, le père Jean-Philippe fait partie de ces apôtres de la marge qui consacrent leur vie aux parias de la société. Au bois de Boulogne, tout le monde connaît sa camionnette à la porte toujours ouverte. Le camping-car du «Padre» veut être un havre de paix et d'accueil pour les travestis de la nuit. C'est aussi une chapelle ambulante où l'on parle du bien, du beau, de la vérité. Et où l'on prie ensemble avant de retrouver la dureté du trottoir. Enfant martyrisé et délinquant précoce, le père Jean-Philippe pourrait actuellement être sous les verrous à Nanterre, ou «travelo» dans le Bois, ou toxicomane n'importe où. Grâce à certaines rencontres providentielles, c'est lui qui, aujourd'hui, écoute et conseille les personnes incarcérées, prostituées, droguées... Longtemps privé d'affection, il veut en donner à ceux qui en manquent. Ce résilient converti au Christ affirme qu'un regard de bonté peut sauver une vie. La sienne apporte la preuve qu'il dit vrai. Que celui qui n'a jamais péché... a la force des grands récits qui rendent espoir et remettent en question nos idées toutes faites. Un témoignage exceptionnel. Le père Jean-Philippe est un religieux de la communauté Saint-Jean. Que celui qui n'a jamais péché... est son premier ouvrage publié. Extrait EXPULSION ET PENSION «Vouloir corriger les défauts de caractère d'un homme par des sermons de morale est aussi chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots.» Arthur Schopenhauer Chez nous, l'alcool était partout : dans les bouteilles, les gens, et même dans l'air qu'on respirait. Cela venait de loin. Toute la famille picolait, il en avait toujours été ainsi, depuis toujours. La bibine, cette nappe phréatique qui imbibait des générations de Chauveau et coulait jusqu'à nous. Mon père était un buveur très pratiquant qui appliquait à la lettre l'adage de Pierre Dac : «Je préfère le vin d'ici à l'au-delà.» J'avais 3 ou 4 ans ; j'ai aperçu une bouteille qui traînait sur la table de la cuisine, je l'ai attrapée et je suis allé la vider dans un coin. Ma mère, en rentrant des courses, ne m'a pas trouvé, a commencé à s'affoler. Je m'étais réfugié dans un placard, couché sur une pile de draps. Complètement saoul, je cuvais en ronflotant. Pourtant, contrairement à de nombreux membres de ma famille, je ne suis pas devenu dépendant. C'est énigmatique : le «produit» agrippe certaines personnes et pas d'autres. Je le vérifierai plus tard avec les toxicomanes : certains jeunes fument un pétard, et basta, passent à autre chose. D'autres sont accrochés pour la vie. Ma mère inaccessible La bouteille pour remplacer le bisou ? Tout enfant a besoin d'amour. Chez nous, l'amour ne se disait pas, ne se montrait pas. Il se faisait, pour les adultes, en cachette, en vitesse. Mais aucun signe d'affection, aucun câlin... Alors je serrais la robe de ma mère, cela devenait mon doudou préféré, et je la suivais partout, ce qui l'énervait profondément. Une nuit, je n'en pouvais plus de solitude, le besoin de tendresse me tordait le ventre, alors je me suis glissé dans son lit, entre ses draps, pour être contre elle, avec elle, pour sentir sa peau chaude contre moi, pour quêter une main dans mes cheveux, sur ma joue - même si je n'espérais pas un baiser. Pas de chance, je l'ai réveillée. Elle m'a chassé en gueulant comme si j'étais un moustique en train de la piquer, ou un cancrelat sur le drap. Ce rejet m'a vrillé le coeur pour toujours. Il a ouvert une plaie en moi qui ne s'est jamais refermée et qui me rend proche de tous les rejetés. Le problème, c'est que ça en fait du monde... Aujourd'hui, c'est la robe de la Sainte Vierge que j'agrippe et que je ne veux pas lâcher. Je la suis partout, Marie. Je crois qu'elle aime ça, elle... Je la suis et la laisse me précéder - ce qui m'évite pas mal de bêtises, étant du genre gaffeur expert. Je vous l'assure : je suis petit mais je peux Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Que celui qui n'a jamais péché : Prêtre auprès des toxicomanes, des prisonniers, des SDF, des prostituées
Format
Broché
Publication
30 août 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
315
Taille
20.5 x 14.8 x 2.5 cm
Poids
405
ISBN-13
9782356311160
Livré entre : 25 juin - 28 juin
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