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Une mémoire qui désire

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationCe livre est un moderne "spicilège", dans la grandCe livre est un moderne spicilège, dans la grande tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire une moisson (une glane d’épis, dit l’étymologie) de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour filrouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Une scène dans le métro, le souvenir d’un film, une annonce politique, une publicité, une romancière méconnue, tout offre matière à réflexion. Le lecteur apprend beaucoup en flânant, au gré de sa propre humeur, à travers ces fragments souvent passionnants. Il est vite captivé par le naturel d’une pensée en alerte, par l’acuité d’une mémoire désirante qui s’attache à noter et déchiffrer tout ce qui nous entoure. Certains livres sont des compagnons de route, celui-ci en est un parmi les plus stimulants.e tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire un recueil de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour fil rouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Le lecteur est captivé par le naturel d’une pensée en alerte, qui s’attache à noter et déchiffrer le monde qui nous entoure.L'auteur a créé en 2006 un blog littéraire, le Lorgnon mélancolique, qui est très suivi. Ce livre intéressera sans aucun doute un assez large public de fidèles.,4e de couvertureCe livre est un moderne spicilège, dans la grande tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire une moisson (une glane d’épis, dit l’étymologie) de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour fil rouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Une scène dans le métro, le souvenir d’un film, une annonce politique, une publicité, une romancière méconnue, tout offre matière à réflexion. Le lecteur apprend beaucoup en flânant, au gré de sa propre humeur, à travers ces fragments souvent passionnants. Il est vite captivé par le naturel d’une pensée en alerte, par l’acuité d’une mémoire désirante qui s’attache à noter et déchiffrer tout ce qui nous entoure. Certains livres sont des compagnons de route, celui-ci en est un parmi les plus stimulants.,Note biographiquePatrick Corneau a enseigné les sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bretagne Sud. Spécialiste de Jean Grenier, il est l’auteur d’essais et d’articles en littérature, esthétique et critique d’art publiés dans des revues françaises et brésiliennes, et le créateur en 2006 du Lorgnon mélancolique, un blog littéraire très suivi.,Extrait« Et toute lueur de pitié sera éteinte par l’habitude de la cruauté » (discours d’Antoine dans Jules César de Shakespeare).Au théâtre, cette réplique sonne aujourd’hui comme une définition du présent, où le frémissement d’horreur (les cheveux qui se hérissent) s’aplanit dans un enregistrement mécanique du fait horrifiant, qui le désintègre moralement. Les êtres encore capables de frémir véritablement d’horreur, dans un public passé au rouleau compresseur de l’Information, sont des merles blancs.Les téléphages que nous sommes devraient inscrire cette phrase sous l’écran de leur téléviseur. Par ailleurs, rester devant le petit écran plus de quatre heures par jour réduit l’espérance de vie. C’est ce qui ressort d’une étude australienne de six ans portant sur 8 800 téléspectateurs. Ce ne sont pas les programmes en eux-mêmes qui sont nocifs pour la santé, mais le fait de rester longtemps assis. Cette position immobilise les muscles et empêche le corps d’assimiler correctement sucres et graisses. Un conseil aux accros de la télé : en la regardant, faites de la boxe française, de la lutte gréco-romaine, du karaté - sans cruauté, bien sûr !*Jean Levi a donné une formule excellente pour qualifier le touriste : « Il est là pour s’assurer de la conformité de ce qu’il voit avec les cartes postales ». J’ajouterai « et les guides ». Tout en prenant à toute allure des photos sans même avoir jeté un coup d’œil au monument vis(it)é : la photo servant de truchement unique, définitif à son regard ; photo prise, aussitôt numérotée dans le compteur électronique de l’appareil numérique, bientôt rangée, sur le disque dur d’un ordinateur et vite oubliée. Un pas supplémentaire est parfois nécessaire, c’est l’empreinte imparable de la réalité de ce qu’il venait voir : lui-même, sa femme, sa fille, son chien, pris en photo devant le monument : homo narcissus apparaissant au premier plan sur un selfie, et reléguant les vestiges célèbres au rang de simple décor.Comme l’a montré Marin de Viry (mais il n’est pas le premier), le tourisme est concomitant à la démocratisation, puis à la massification ; bref, c’est l’histoire d’une désertification en marche. Plus il y a de touristes dans le monde, moins il y a de monde dans le touriste, être de plus en plus vide et informe dans un monde de plus en plus défiguré et repaysagé à son image. Aujourd’hui, on a passé un cap car c’est moins le départ qui définit le tourisme, que l’arrivée du tourisme qui redéfinit tout le reste. Dans la famille et le travail, mais aussi dans sa vie quotidienne chacun estinvité à vivre sur un « mode touristique », grâce par exemple aux innombrables boutiques world et autres melting shops qui permettent l’acquisition au coin de la rue de souvenirs d’artisanat indien ou africain en vue de dépayser son chez-soi sans le quitter. C’est un « choc de l’étrange » dans votre coin cuisine. On peut donc parler du tourisme comme ontologie, voire comme oncologie générale : à savoir la prolifération métastatique à l’échelle de la planète d’un être-au-monde sans l’être et sans le monde.*Le meilleur moment d’un voyage est le retour : entre l’aéroport et la maison. Les chauffeurs de taxi ignorent cela. Afficher moinsAfficher plus

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PrésentationCe livre est un moderne "spicilège", dans la grandCe livre est un moderne spicilège, dans la grande tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire une moisson (une glane d’épis, dit l’étymologie) de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour filrouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Une scène dans le métro, le souvenir d’un film, une annonce politique, une publicité, une romancière méconnue, tout offre matière à réflexion. Le lecteur apprend beaucoup en flânant, au gré de sa propre humeur, à travers ces fragments souvent passionnants. Il est vite captivé par le naturel d’une pensée en alerte, par l’acuité d’une mémoire désirante qui s’attache à noter et déchiffrer tout ce qui nous entoure. Certains livres sont des compagnons de route, celui-ci en est un parmi les plus stimulants.e tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire un recueil de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour fil rouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Le lecteur est captivé par le naturel d’une pensée en alerte, qui s’attache à noter et déchiffrer le monde qui nous entoure.L'auteur a créé en 2006 un blog littéraire, le Lorgnon mélancolique, qui est très suivi. Ce livre intéressera sans aucun doute un assez large public de fidèles.,4e de couvertureCe livre est un moderne spicilège, dans la grande tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire une moisson (une glane d’épis, dit l’étymologie) de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour fil rouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Une scène dans le métro, le souvenir d’un film, une annonce politique, une publicité, une romancière méconnue, tout offre matière à réflexion. Le lecteur apprend beaucoup en flânant, au gré de sa propre humeur, à travers ces fragments souvent passionnants. Il est vite captivé par le naturel d’une pensée en alerte, par l’acuité d’une mémoire désirante qui s’attache à noter et déchiffrer tout ce qui nous entoure. Certains livres sont des compagnons de route, celui-ci en est un parmi les plus stimulants.,Note biographiquePatrick Corneau a enseigné les sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bretagne Sud. Spécialiste de Jean Grenier, il est l’auteur d’essais et d’articles en littérature, esthétique et critique d’art publiés dans des revues françaises et brésiliennes, et le créateur en 2006 du Lorgnon mélancolique, un blog littéraire très suivi.,Extrait« Et toute lueur de pitié sera éteinte par l’habitude de la cruauté » (discours d’Antoine dans Jules César de Shakespeare).Au théâtre, cette réplique sonne aujourd’hui comme une définition du présent, où le frémissement d’horreur (les cheveux qui se hérissent) s’aplanit dans un enregistrement mécanique du fait horrifiant, qui le désintègre moralement. Les êtres encore capables de frémir véritablement d’horreur, dans un public passé au rouleau compresseur de l’Information, sont des merles blancs.Les téléphages que nous sommes devraient inscrire cette phrase sous l’écran de leur téléviseur. Par ailleurs, rester devant le petit écran plus de quatre heures par jour réduit l’espérance de vie. C’est ce qui ressort d’une étude australienne de six ans portant sur 8 800 téléspectateurs. Ce ne sont pas les programmes en eux-mêmes qui sont nocifs pour la santé, mais le fait de rester longtemps assis. Cette position immobilise les muscles et empêche le corps d’assimiler correctement sucres et graisses. Un conseil aux accros de la télé : en la regardant, faites de la boxe française, de la lutte gréco-romaine, du karaté - sans cruauté, bien sûr !*Jean Levi a donné une formule excellente pour qualifier le touriste : « Il est là pour s’assurer de la conformité de ce qu’il voit avec les cartes postales ». J’ajouterai « et les guides ». Tout en prenant à toute allure des photos sans même avoir jeté un coup d’œil au monument vis(it)é : la photo servant de truchement unique, définitif à son regard ; photo prise, aussitôt numérotée dans le compteur électronique de l’appareil numérique, bientôt rangée, sur le disque dur d’un ordinateur et vite oubliée. Un pas supplémentaire est parfois nécessaire, c’est l’empreinte imparable de la réalité de ce qu’il venait voir : lui-même, sa femme, sa fille, son chien, pris en photo devant le monument : homo narcissus apparaissant au premier plan sur un selfie, et reléguant les vestiges célèbres au rang de simple décor.Comme l’a montré Marin de Viry (mais il n’est pas le premier), le tourisme est concomitant à la démocratisation, puis à la massification ; bref, c’est l’histoire d’une désertification en marche. Plus il y a de touristes dans le monde, moins il y a de monde dans le touriste, être de plus en plus vide et informe dans un monde de plus en plus défiguré et repaysagé à son image. Aujourd’hui, on a passé un cap car c’est moins le départ qui définit le tourisme, que l’arrivée du tourisme qui redéfinit tout le reste. Dans la famille et le travail, mais aussi dans sa vie quotidienne chacun estinvité à vivre sur un « mode touristique », grâce par exemple aux innombrables boutiques world et autres melting shops qui permettent l’acquisition au coin de la rue de souvenirs d’artisanat indien ou africain en vue de dépayser son chez-soi sans le quitter. C’est un « choc de l’étrange » dans votre coin cuisine. On peut donc parler du tourisme comme ontologie, voire comme oncologie générale : à savoir la prolifération métastatique à l’échelle de la planète d’un être-au-monde sans l’être et sans le monde.*Le meilleur moment d’un voyage est le retour : entre l’aéroport et la maison. 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Détails du livre

Titre complet
Une mémoire qui désire: Spicilège 2010-2016
Editeur
Format
Grand Format
Publication
19 octobre 2018
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
164
Taille
21.1 x 14 x 1.3 cm
Poids
215
ISBN-13
9782356080998

Contenu

4ème de couverture

Ce livre est un moderne spicilège, dans la grande tradition de Montesquieu ou de Marcel Schwob, c’est-à-dire une moisson (une glane d’épis, dit l’étymologie) de pensées fugitives ou approfondies, de citations, mouvements d’humeur, considérations sur l’état du monde ou de son propre cœur, avec pour fil rouge le style, qui définit à la fois une écriture et un homme.L’auteur observe notre société sans la pose du moraliste ni l’ambition du chercheur. Une scène dans le métro, le souvenir d’un film, une annonce politique, une publicité, une romancière méconnue, tout offre matière à réflexion. Le lecteur apprend beaucoup en flânant, au gré de sa propre humeur, à travers ces fragments souvent passionnants. Il est vite captivé par le naturel d’une pensée en alerte, par l’acuité d’une mémoire désirante qui s’attache à noter et déchiffrer tout ce qui nous entoure. Certains livres sont des compagnons de route, celui-ci en est un parmi les plus stimulants.

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