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Paroles d'esclavage: Les derniers témoignages

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Serge Bilé et Daniel Sainte-Rose ont accompli un véritable travail de mémoire. Ils ont recueilli les témoignages de vieux Martiniquais, qui disent l'esclavage tel que leurs grands parents et arrière-grands-parents l'ont directement vécu et le leur ont, eux-mêmes, raconté, dans leur enfance. Alain Roman y ajoute l'éclairage de l'historien et nous permet de replacer ces témoignages, uniques et précieux, dans un contexte que nous ignorons trop souvent. Ce livre et son DVD forment ainsi un magnifique outil pédagogique au service de la mémoire et de la connaissance. Ils apportent une pierre indispensable à la compréhension de cette tragédie. Serge Bilé, journaliste à France Télévisions, a publié une demi-douzaine d'ouvrages, dont les best-sellers Et si Dieu n'aimait pas les Noirs et Noirs dans les camps nazis. Daniel Sainte-Rose est caméraman indépendant, auteur de nombreux documentaires. Alain Roman est historien, spécialisé dans l'histoire de l'esclavage.ExtraitL'esclavage est une pratique universelle, de tout temps et de tous lieux. Et les bonnes raisons pour le justifier n'ont jamais manqué : les dettes, les lois de la guerre, la force, les nécessités citoyennes (à Athènes en particulier), les besoins économiques, la prétendue supériorité d'une classe ou d'une race, les motifs idéologiques et même religieux. Aujourd'hui encore, selon l'ONU, 300 millions d'êtres humains vivent en esclavage ou dans des conditions proches de celui-ci. Du monde romain nous avons hérité le mot serf, de l'Europe orientale celui d'esclave mais un continent entier, l'Afrique, tient une place à part à la fois pour la durée de la pratique esclavagiste et pour le nombre des personnes concernées. Loin des polémiques, il existe des faits incontestables. À toutes les époques l'Afrique a connu des modes de servitude, souvent familiaux, liés aux pratiques sociales et guerrières : ils n'entrent pas dans notre propos. C'est l'intrusion du monde extérieur qui a apporté une nouvelle dimension à l'esclavage africain. Pendant un millier d'années, du milieu du Moyen Âge jusqu'à une époque récente, les chefs militaires, les puissants et les négociants du monde musulman ont utilisé l'Afrique comme un réservoir de main-d'oeuvre à destination du Moyen-Orient et des rivages occidentaux de l'Océan Indien. Plus de dix millions de captifs auraient ainsi quitté leur sol natal sous la contrainte. Au XVe siècle, l'arrivée des Européens sur les côtes africaines a favorisé la naissance d'un autre phénomène de grande ampleur : la traite négrière transatlantique. Le souci d'accéder directement aux richesses de l'Inde et de la Chine avait poussé Portugais et Espagnols à chercher de nouvelles routes maritimes. La lente exploration des côtes africaines occidentales amena les premiers à faire le tour du continent noir comme en témoigne l'expédition de Vasco de Gama en 1497. Les contacts avec les populations locales donnèrent naissance aux premières expériences de traite négrière. C'est en 1441 qu'un certain Antao Gonçalvès aurait procédé à un enlèvement de captifs pour les utiliser comme main-d'oeuvre. Par la suite, se mit en place un système d'échange de marchandises contre des êtres humains pour fournir des domestiques au Portugal, des travailleurs pour les mines d'or d'El Mina ou pour la colonisation agricole des îles de l'Atlantique (Sao-Tome, Madère, îles du Cap-Vert). Le commerce négrier restait borné à un territoire restreint et à un petit nombre d'individus. Afficher moinsAfficher plus

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Serge Bilé et Daniel Sainte-Rose ont accompli un véritable travail de mémoire. Ils ont recueilli les témoignages de vieux Martiniquais, qui disent l'esclavage tel que leurs grands parents et arrière-grands-parents l'ont directement vécu et le leur ont, eux-mêmes, raconté, dans leur enfance. Alain Roman y ajoute l'éclairage de l'historien et nous permet de replacer ces témoignages, uniques et précieux, dans un contexte que nous ignorons trop souvent. Ce livre et son DVD forment ainsi un magnifique outil pédagogique au service de la mémoire et de la connaissance. Ils apportent une pierre indispensable à la compréhension de cette tragédie. Serge Bilé, journaliste à France Télévisions, a publié une demi-douzaine d'ouvrages, dont les best-sellers Et si Dieu n'aimait pas les Noirs et Noirs dans les camps nazis. Daniel Sainte-Rose est caméraman indépendant, auteur de nombreux documentaires. Alain Roman est historien, spécialisé dans l'histoire de l'esclavage.ExtraitL'esclavage est une pratique universelle, de tout temps et de tous lieux. Et les bonnes raisons pour le justifier n'ont jamais manqué : les dettes, les lois de la guerre, la force, les nécessités citoyennes (à Athènes en particulier), les besoins économiques, la prétendue supériorité d'une classe ou d'une race, les motifs idéologiques et même religieux. Aujourd'hui encore, selon l'ONU, 300 millions d'êtres humains vivent en esclavage ou dans des conditions proches de celui-ci. Du monde romain nous avons hérité le mot serf, de l'Europe orientale celui d'esclave mais un continent entier, l'Afrique, tient une place à part à la fois pour la durée de la pratique esclavagiste et pour le nombre des personnes concernées. Loin des polémiques, il existe des faits incontestables. À toutes les époques l'Afrique a connu des modes de servitude, souvent familiaux, liés aux pratiques sociales et guerrières : ils n'entrent pas dans notre propos. C'est l'intrusion du monde extérieur qui a apporté une nouvelle dimension à l'esclavage africain. Pendant un millier d'années, du milieu du Moyen Âge jusqu'à une époque récente, les chefs militaires, les puissants et les négociants du monde musulman ont utilisé l'Afrique comme un réservoir de main-d'oeuvre à destination du Moyen-Orient et des rivages occidentaux de l'Océan Indien. Plus de dix millions de captifs auraient ainsi quitté leur sol natal sous la contrainte. Au XVe siècle, l'arrivée des Européens sur les côtes africaines a favorisé la naissance d'un autre phénomène de grande ampleur : la traite négrière transatlantique. Le souci d'accéder directement aux richesses de l'Inde et de la Chine avait poussé Portugais et Espagnols à chercher de nouvelles routes maritimes. La lente exploration des côtes africaines occidentales amena les premiers à faire le tour du continent noir comme en témoigne l'expédition de Vasco de Gama en 1497. Les contacts avec les populations locales donnèrent naissance aux premières expériences de traite négrière. C'est en 1441 qu'un certain Antao Gonçalvès aurait procédé à un enlèvement de captifs pour les utiliser comme main-d'oeuvre. Par la suite, se mit en place un système d'échange de marchandises contre des êtres humains pour fournir des domestiques au Portugal, des travailleurs pour les mines d'or d'El Mina ou pour la colonisation agricole des îles de l'Atlantique (Sao-Tome, Madère, îles du Cap-Vert). Le commerce négrier restait borné à un territoire restreint et à un petit nombre d'individus. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Paroles d'esclavage: Les derniers témoignages
Editeur
Format
Broché
Publication
20 janvier 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
107
Taille
22.4 x 15.2 x 1.5 cm
Poids
220
ISBN-13
9782355931161
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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